Ca y est me voila enfin parti de Darwin, apres quelques peripeties, mais parti.
La vie a Darwin?
C'etait super bon: les gens y sont tres relax, il y fait chaud (un peu trop meme parfois...) ca ne fait pas trop ville.
Pendant 2 mois j'ais travaille a la boulangerie de Fannie Bay, un boulot plus que relax, tres bien paye et avec des gens super sympa...le gros inconvegnent est que je devais dormir le jour vu que je finissais generalement entre 6 et 8h, mais vu que la temperature descend peu en dessous de 30 degres la nuit, le jour je n'arrivais pas souvent a dormir plus tard que midi (et encore, en me reveillant souvent...), ducoup le 2 eme mois je bossais a coup d'energy drink...
L'autre inconvegnent dont je me suis apercus avant hier c'est que je pouvais pas sortir...(je commence en general a 9h) a la base ca me gene pas des tonnes, mais finalement le fait que la ville soit bourree de backpackers a des cotes tres sympa...
En dehors de ca je passais la majorite de mon temps avec des locaux qui m'ont enmene a la peche (y compris en bateau), camper, faire du jet ski (2 fois, avec un 1200 turbo honda flambant neuf... le moins qu'on puisse dire c'est que ca marche!)... la belle vie.
Mine de rien 2 mois se sont passes comme ca sans que j'ais le temp de le voir...avec au milieu la visite d'une copine pendant une semaine et a la fin une dent cassee (au telephone, en souhaitant un bon anniversaire a ma petite soeur!) et le cambriolage de mon 4x4 pendant que je bossais, ca m'aura coute mon ordi tout neuf, mon gps et quelques bricoles...
04/11: me voila donc parti, mes departs sont d'eternels recomencements: je suis parti tard, comme d'habitude, une copine devait venir avec moi mais finalement n'est pas venue et me rejoindra peut etre en route (ca aussi on est habitues...), et habite par cet etrange sentiment qui ne manque pas d'arriver des que je me suis arrete un peu trop longtemp...
Ma premiere etape est Coroboree Billabong, c'est magnifique, aparement bourre de poissons, mais pas seulement: en arrivant j'ais repere un croco d'un bon 3 metres qui nageais juste a une quinzaine de metres de la berge...un peu plus tard je part un plus loin le long du billabong et je derange 2 autres gros crocs qui s'enfuient dans l'eau...Je reviens ducoup a la rampe de mise a l'eau des bateaux pour pecher un peu tranquille... dumoins c'est ce que je pense: je dois pecher depuis un peu plus d'une heure, alors que je suis entrain d'essayer de decrocher mon leurre sans entrer dans l'eau, j'entend des bruits dans les buissons qui bordent la rampe... je casse mon fil et remonte en vitesse: un de ces gros salopards est entrain de me contourner par les buisson esperant peut etre bien que je me retrouve entre lui et l'eau...je sais pas si c'est reelement le cas, mais en tout cas ca fait bizare de ce dire qu'on peut etre literalement chasse...
Ducoup je camperais largement a l'ecart de l'eau.
05/11: je repeche un peu a Coroboree Billabong au reveil, et prend enfin mon premier Barramundi, le poisson emblematique local, rien de bien glorieux il doit faire une trentaine de centimetres...mais bon c'etait le premier.
En milieu de matinee je me mets en route pour shady camp, un autre spot de peche renome dans le Top End, apres une centaine de kilometres de piste j'y arrive, et attaque direct a pecher, sans grand succes, un peu preoccupe par la presence de tres nombreux crocos... je m'arrette pour manger et somnole a moitie du a la chaleur vraiment ecrasante...un pecheur en bateau revient avec 2 gros barras...tout le monde m'a dit qu'en bateau c'est quasiment guaranti d'en attrapper un, mais avec la wet season qui arrive tous les loueurs ont ferme... Tanpis je me remotive, regarde un peu les crocos depuis la plateforme prevue a cet effet, et entreprend d'essayer de trouver un acces relativement sur pour pecher dans le billabong...pas evident, il y a des crocos tous les 20m... je fini quand meme par attrapper un autre petit barra...
En fin d'apres midi je me trouve un endroit pour camper, coupe du bois et me repose un peu, terrasse par la chaleur...c'est incroyable: je bois 4 litres d'eau par jour et ca suffit encore pas!
06/11: je quitte shaddy camp en direction de Kakadu National Park, je m'appercois que malheureusement c'est encore trop sec... mais peu importe je commence par aller a Ubirr, voir les peinture aborigenes et
le coucher de soleil depuis un promontoir de roche donnant sur Arnhemland: grandiose, meme si les nuages sont moins favorables que la veille...
Le soir je dort a Merl Camp ou une douche est plus que bienvenue: la transpiration colle la poussiere c'est impressionnant.
07/11: apres une petite marche que je ne pourrais pas faire en entier car une partie treverse un site sacre aborigene ou traditionnellement seul les femmes peuvent aller, je prend la direction de Jabiru pour y faire quelques provisions.
L'apres midi j'enchaine plusieurs marches dont le principal interret reste les peintures, les wetlands etant encore desesperement secs...
Heureusement en fin de journee, lors de ma derniere marche je fini par un trouver un magnifique.
Le soir je dinerais avec un python olive tres curieux qui fini par s'installer dans une branche en face de moi pendant que je mange...
08/11: je prends la direction de Yellow Watter, je doit rejoindre Celine au camp de Jim Jim Billabong, en route je fait un stop a Muirella Park ou une douche est plus que bienvenue: il fait tellement chaud que je transpire a grosses goutes du matin au soir... Apres ca je peche un peu le long du camp, et quand je me remet en route, je tombe sur un panneau "Sandy Billabong 4wd recomended", ce serait domage de ne pas y faire un tour, la piste fait 5 km, pas vraiment difficile mais sableuse et sinueuse. Quand j'arrive au bout j'ais la surprise de trouver un motor home au camp! qui est, alors que je mange un bout, rejoint par une moto de route! (Le pilote en descend en lancant au couple de retraites qu'il est venu rejoindre "hey,this is a road bike, not a dirt dike!..." et la grand mere de lui repondre en rigolant "And this is a motor home! so take it easy"...ils sont fous ces Australiens)
Je passerais finalement toute mon apres midi a pecher la bas, attrappant un tarpon que je relacherais, le confondant avec un Sarratoga...et ratant un gros Barramundi.
J'arrive a Jim Jim Billabong Camp en debut de soiree, alors qu'un bel orage se prepare, Celine me rejoint et juste apres il commence a pleuvoir...ca nous donne le temps de discuter avant de faire le feu, et au moins ca rafraichis.
09/11: Apres un petit dej relax on se met en route pour Jim Jim falls: 40 kms de dirt road avant une belle piste 4x4... qui nous mene a un parking pas mal remplis de camions 4WD d"adventure tours" une sympathique Quebecoise nous dit que la marche est un peu raide...on prend finalement en premier un autre sentier qui lui commence, avouont le bien raide, dans une poche de foret tropicale...super joli, mais il faut bien le reconnaitre un peu crevant avec la chaleur ambiante (heureusement il reste quelques nuages de la veille) puis il se prolonge par une marche sur un plateau mi rocheux, mi sableux (on ne sait ni ou on va ni la longueur, le panneau ne l'indiquait pas...), pas grand monde n'a du passer par la depuis un moment, ce qui rend le balisage parfois un peu difficile a trouver.
Apres de longues heures de marche pour seulement 3 kms et une centaine de metres de denivele on arrive au sommet des chutes (enfin presque, je davrrais quand meme continuer un peu apres le panneau d'interdiction pour avoir un beau point de vue)
Apres une redescente plus rapide que la montee on s'arrete a la voiture boire et manger un bout, puis on repart, cette fois en direction des chutes, en rigolant un peu en pensant a ce qu'avait dit la Quebecoise...
L'endroit est magnifique meme si la chute ne coule pas...domage, le wet est en retard cette annee d'apres mes potes de Darwin.
Celine hesite longuement a se baigner, inspecte le piege a crocos...
Finalement on aurra pas eu le remps d'aller a Twin Falls, qui de toute facon est cense etre ferme depuis la veille, mais on aurra fait Jim Jim comme il faut.
10/11: On se leve tard (je crois que je recupere encore un peu de ma vie a Darwin), passe une matinee de faigneant a discuter en dejeunant et finalement part en debut d'apres midi pour une petite marche a Yellow Watter...c'est vraiment joli, enfin un endroit bien vert...en je repere un bon coin de peche le long de la marche...on y revient juste apres, effectivement il est bon: j'attrappe quasiment tout de suite un Barra, qui ne fait pas la taille, puis un Sarratoga (tres amusant, mais pas vraiment bon a manger), quelques temps apres je finit par prendre un Barramundi de 55cm: notre diner! Celine est bien contente, elle n'en a jamais goute.
11/11: reveil a 6h pour aller faire une "croisiere" en bateau sur Yellow Watter, y voir les oiseaux et les crocos... ca vallait vraiment le coup, on en a vu des magnifiques; apres ca on retourne a notre camp pour dejeuner en trainant un peu jusqu'en debut d'apres midi.
Celine reprened sa route vers Jabiru et Darwin, et moi je retourne a la peche avant de reprendre la mienne en direction de Katherine, J'avais bien fait de lui dire de garder le reste du poisson de la veille, parceque finalement apres d'autres prises, un barramundi de 62 cm vient garnir mon grill a Mardugal camp.
12/11: je comptais me aller a Red Lilly Billabong, mais apres avoir fait la premiere partie de la piste je suis tombe sur un panneau disant que je ne pouvais pas aller plus loin accause d'une batue pour controler les animaux introduits; j'ais ducoup peche un bon moment avant de rebrousser chemin en direction de Barramundi Gorge...peche interdite, mais l'endroit est magnifique: l'eau y est d'une clarete impressionnante.
Je campe un peu plus loin sur la route de Pine Creek.
13/11: je roule vers Katherine, je suis partit tot, un petit detour par Edith Falls (qui n'en vallais pas vraiment la peine) et me voila en ville, peu avant midi, tant mieux car j'ais pas mal de choses a regler (y compris trouver un informaticien genial qui ne mettra que 10 minutes a convertir mon precedent post!), tout ca fait je monte a Katherine Gorge pour y camper je profite d'arriver tot pour utiliser l'electricite et faire connaissance avec mes voisines qui sont pour une foi Australiennes (hormis des retraites dans les camps il y a surtout des Europeens).
14/11: je traine lamentablement au camping et ne me met en route pour une marche que vers midi...j'en enchainerais finalement 3, dont la derniere vraiment superbe finissant dans une gorge remplie de foret quasi tropicale appellee a juste titre Butterfly Creek, donnant sur Katherine Gorge...
Au retour j'y croiserais un drole de serpent jaune vif, super rapide en particulier pour grimper aux arbres...on aurais dit un green tree snake version jaune, surement ca d'ailleurs; j'arrive au 4x4 bien creve vu qu'en bon touriste qui ecoute pas ce qu'on lui dit j'avais pas enmene asse d'eau...plus d'un litre quand meme (mais sur le panneau ils prevoyaient que la temperature monte jusqu'a 50 degres sur les sentiers (la je pense qu'ils en rajoutent un peu quand meme...))
Quoiqu'il en soit je bois plus d'1 litre et demi en arrivant et part me balader un peu au bord de l'eau...quelquechose tombe sur le ponton desert juste devant mes pieds...c'est un oisillon, tellement jeune qu'il n'a pas encore de plumes...il est vivant mais des fourmis vertes sont accrochees a lui, plus haut dans l'arbre, les parents (des King fishers) font des allers retours incessant depuis la branche la plus proche du nid pour essayer d'eliminer l'envahisseur, le petit a du tomber en voulant echapper aux fourmis ou en voulant chercher refuge vers ses parents...je ressent un sentiment d'impuissance devant cet oiseau entrain de mourir et ces parents, la nature me parrait d'un coup bien cruelle...le va et vien des King Fishers continue et je retourne vers le camp.
Ce soir la je finit a un bon 3h du mat, un peu rond a discuter avec une Quebecois dans le meme etat que moi...ca fait du bien de temps en temps de vivre la vie de Bacpacker.
15/11: 3 heures de someil et me voila debout, je suis arrive apres la fermeture du bureau la veille, et la gars qui fait payer arrive a ce moment la, on a un peu discute la veille et ducoup ce matin il me dit "bof, tu as paye hier, laisse tomber pour aujourd'hui...et prend le temps d'aller nager un coup dans la piscine avant de partir..." cool.
Je passe a Katherine pour faire mes courses et me voila parti en direction de la Savannah Way, au bout d'un bon 80 kms de piste je ralentis, je trouve que ma boite de vitesse chauffe plus qu'anormalement...je finis par raccourcir un peu mon etape du jour et m'arreter a Tomato Islande Camp, bien m'en a pris: il y a la un couple qui vit a l'anne au bord de la riviere, le conducteur du road plant qui est entrain d'entretenir la piste, un couple d'instit de la comunaute aborigene voivine et une de leur collegue nouvellement de Melbourne...on passe la soiree ensemble a discuter en buvant quelques bierres. Apres mange Mandy me dit qu'il y a une source a 5 minutes en 4x4 ou on peu se baigner...nous voila partis et on finit a boire du genepi frais dans une source tropicale! Comme quoi desfois les choses sont vraiment imprevisibles.
16/11: Je prends conge de mes hotes de la veille et me remets en route. Apres une centaine de kilometres je m'arrete dans un camp d'exploration de mine pour m'y faire depaner en huile de boite, elle me tracasse vraiment...finalement surement pour rien: elle a l'air d'etre pleine, je reprend dons ma route, pas pour bien longtemps: les mineurs m'ont indique un super coin de peche.
Je repart en debut d'apres midi, il faut bien avancer un peu...et apres une petite centaine de kilometres ce qui devait arriver arriva: la panne sur une piste au milieu de nulpart! Pas la boite, a priori rien a voir: mes roulements de pompe a eau ont pete, les rouleaux sont eparpilles un peu partout dans le moteur..., ducoup je me retrouve sans alternateur, ventilo, pompe a eau, direction assistee...bel et bien coince la...c'est arrive a 2h et demi, ducoup je campe la au bord de la piste en attendant le passage d'un vehicule, je laisse mon capot ouvert en signe de probleme et me suis mis a collecter des cailloux blancs (pas si facile que ca a trouver en Australie) pour tracer une ligne en travers de la piste...ca va, je suis relax, la radio n'a rien donne, le telephone ne passe pas et je suis a plus de 200 kms de la "ville" la plus proche, mais je sais que j'ais environ 25 litre d'eau potable, plus d'autres boissons et plein de provisions, en plus je ne suis qu'a 700 metres d'une petite riviere et d'apres ma carte il y aurais une station de rangers a une quinzaine de kilometres...(je prefere juste ne pas m'aventurer a marcher jusque la tant que c'est pas vraiment necessaire au cas ou elle serait fermee ou ma carte serait fausse, meme si il n'y a pas de raison et si 30 kms dans la journee reste envisageable malgre la chaleur locale...ah oui, j'avais oublie de l'ecrire: ca va en surperendre quelques uns: j'ais vendu mon velo a Darwin! Il va m'encombrer pour la suite, alors voila c'est fait.)
Il est 20h30, je vais bientot me coucher (pas grand chose d'autre a faire) et demain je recommencerais a attendre un enventuel vehicule en tachant de rester le plus possible a l'ombre...
17/11: Le probleme c'est qu'il y a meme pas de suspense, vous savez que si vous lisez ca c'est que je suis plus entrain de secher au bord de ma piste...
Coup de chance ce matin un 4x4 est passe, il m'a remorque jusqu'a la station de rangers, m'a gare sous un arbre et a continue sa route.
Le ranger (qui m'a paru un peu froid au premier abord: grand, costaud, le crane raze, uniforme der ranger avec des lunettes de soleil, me demandant comment je veu faire reparer ca... il m'a surement pris pour le Nieme touriste idiot qui fait n'importe quoi dans le bush...) a appelle par telephone satellite le casseur de la petite ville la plus proche pour savoir si ils avaient de quoi me depanner...une foi de plus je suis heureux d'avoir achette la meme voiture que les locaux (dans ce genre de petites villes un quart des vehicules sont des Land Cruisers...): ils ont meme une pompe neuve.
Le temp de prendre une douche et le ranger m'enmene a Boroloola avec sont 4x4 (je vous dit pas ce que c'est...): 200 kms de piste, si si nous voila partis pour un bon bout de route, enfin meme pas 2 heures...on avance plus vite que sur une route Francaise, sa facon normale de conduire ressemble ertangement a quand je m'amuse un peu: 100-120 km/h, on derive genereusement dans les courbes, deleste copieusement en sortant des compressions et freine parfois un peu tard en approchant des creeks...
Ca nous donnera le temps de discuter un peu plus, j'apprendrais ducoup un paquet de trucs interressants et utiles (entre autre quoi faire en cas de morsure de serpent hautement mortel, radicalement different de ce qui est ecrit dans les pseudo guides...pour la petite histoire: les serpent Australiens ont tous en commun une caracteristique: le fait que leur venim soit compose de grosses molecules incapables de passer dans le sang (contrairement a ce qu'on croit) ce qui fait qu'il circule par le systeme lymphatique, la chose a faire est donc de bander entierrement le membre touche, l'immobiliser comme si il etait casse, s'assoir et attendre que quelqu'un passe, ne surtout pas bouger et lui demander d'aller chercher du secours, la raison est que la circulation du systeme lymphatique est activee par le mouvement, donc en cas d'immobolite le venim mettra beaucoup de temps a arriver a l'organisme et par tres petites quantites qui pourront ainsi etre "digerees" rendant la personne malade mais toujours vivante...je vous passe les details sur la facon exacte dont les 2 types de venim agissent sur notre organisme dans le cas contraire... )
Revenons en a nos moutons,ou plutot a nos chevaux, sauvages plus precisement, dans le bush le long de la piste ou on roule a un bon 100 km/h quand celui qui n'est pas du meme cote que les autres prend peur et traverse devant nous pour aller les rejoindre, le Ranger nous fait un freinage qui lui aurait bien vallu 3 macarons au guide Joe Bar Team si il y avait eu une edition Australienne, laissant echapper au passage un "shhhit...", j'aurais pas mis ma main entre le bullbar et la croupe du cheval!... avant de nous faire sont petit passage habituel de 5eme en 3 eme histoire que le 4.2l relance bien...
En ville la piece nous attend sur le comptoir, le temps de faire le plein (que je propose de payer, m'entendant repondre avec le sourire "no no, that's governement's...").
A 2/3 du chemin de retour on creve un pneu ( l'occasion de me sentir moins con: je suis pas le seul a ne les sentir sur les pistes qu'une fois qu'ils sont en lambeaux...), qu'il ne nous faudra vraiment pas longtemps pour changer; a peine plus de 4h apres notre depart on est de retour...le temps d'avaller un paquet d'instant noodles et je me met au boulot.
Ce soir tout est demonte et j'ais a disposition une cuisine (avec frigo!) et des sanitaires dans les "guests quarters"...le bonheur.
18/11: Apres avoir dejeune je me remet au boulot, les choses avancent bien... Stuart (le ranger) passe de temps en temps voir... A midi tout est remonte, je decide de manger, prendre une douche et ranger tout ce que je peu avant de remettre de l'eau dans le circuit (histoire que le silicone qui remplace le joint que je n'avais pas ait le plus de temps possible pour secher...)
Vers 1h je finit les dernieres verifications, m'appercevant que ma tete de delco est quasiment naze, j'en achetterais une en ville... une fois ca suffit.
Je prends conge de Stuart, demandant si il y a quelquechose que je peu faire, le remerciant encore pour tout ce que lui a fait: il a ete genial, vous imaginez ca en France? je suis con, vous etes bien mieux places que moi pour vous rendre compte...quoi qu'il en soit ca restera dans ma memoire comme mon experience la plus australienne, quelquechose de vraiment enorme...quand c'est arrive j'etait resigne a payer 200 kms de remorquage sur la piste (en allant en ville on a double un camion qui etait venu chercher une remorque avec le bateau dessus...) ou un mecano qui viendrais sur place, et dans les 2 cas attendre la piece...me disant qu'apres tout c'est que de l'argent et un peu de temps perdu...et finalement il m'a tire de la en 2 temps 3 mouvements...(alors qu'il aurait simplement faire venir la piece par l'avion qui passait 24h plus tard...) et tout ce que j'ais paye c'est la pompe!
En reprennant la route j'arrive pas a atterrir: c'est comme si on venait de m'offrir mon road trip en Australie...un truc incroyable...meme pas 48h apres je repart...il m'arrive la meme chose a 200 bornes de chez moi ca sera pas regle aussi vite, et la, a l'autre bout de la planete, a 200 kms de la civilation, un ranger que je connais meme pas me tire d'affaire en un temps record, comme si le fait que j'ais un trip a essayer de finir avant la fin de mon visa etait une cause prioritaire...j'ais pas vraiment les mots pour decrire...si apres ca il y en a encore qui croient que l'Australie hors des sentiers battus c'est de l'aventure...c'est juste une experience geniale, ceux qui s'en tienne a la highway one et autres itineraires de backapcker archi courus ne savent vraiment pas ce qu'ils ratent.
Bref, je vais arreter la a propos de cet episode, de toute facon je pourrais faire exploser le site j'arriverais toujours pas a decrire les choses comme elles sont, c'est a la fois simple et extraordinaire, le genre d'experience qui ne raconte pas vraiment, elle se vit...
En route je m'arrete a lost city (sur les conseils de Stuart), et il avait raison: celle que j'ais vu a Litchfield n'est rien a cote de ca.
Un peu plus tard je detruit un pneu de plus...l'occasion de m'appercevoir que la roue de secours d'occase que j'ais achette a Darwin fuit...je regonfle 2 fois en route avant d'atteindre la ville pour y camper et achetter des pneus, une tete de delco et des vis platinees demain.
19/11: Je suis alle au garage quasiment a l'ouverture pour trouver un pneu d'occase, reparer un autre et achetter quelques pieces...tout ca a ete regle rapidement, faut voir a quelle vitesse les mecanos de ces petites villes de bush penvent reparer un pneu de 4x4, en meme temps qu'ils vidangent les ponts d'un autre...
1h et demi et quelques dollars apres je reprend la route, a 90km/h, j'ais gonfle a 50psi sur les conseils de Stuart, ca devrait bien se passer...premiere section bien rocailleuse, les pierres sont asse tranchantes...crevaison! J'ais fait que 80 kms! Visiblement mes pneus sont trop uses pour jouer a ca (en dessous de 50% d'usure on ne peu pas se permettre de rouler vite avec un vehicule charge, ils ne resistent plus assse aux crevaisons)
Changement de strategie: je roule maintenant a 70 km/h et meme desfois en dessous de 60 quand les roches ont l'air coupantes; les 500 kms prevus pour aujourd'hui risquent d'etre plutot longs.
A mis chemin je traverse la fumee d'un bushfire plutot costaud (rien a voir avec ceux que j'avais vu dans le Kimberley, anodins et innofensifs), puis il se rapproche de la piste, si bien qu'a un moment donne je fais demi tour, impressionne par les flames poussees en travers par le vent...puis je me ravise apres m'etre arrete et avoir reflechis que je sais comment traverser un Bushfire et qu'il n'y a pas de raison que ca se passe mal...en effet, de plus le vent a un peu baisse, ce qui me rend la tache presque facile.
Je passe la frontiere du Queensland, ca me fait quelque chose, pas autant qu'en quittant le WA, mais quand meme j'aimais bien le Northern Territories...ces 2 etats sont un peu a part des autres, plus brutes;
Quelques kilometres plus loin j'ais la chance de voir et photographier un goana qui doit faire un bon metre voir 1m20...
Une petite surprise m'attend a Hell's Gate Roadhouse: elle n'existe plus depuis 2 ans! je comptais y faire le plein...heureusement que j'ais un jerrycan.
Ca soir je campe pres de la Gregory River, a 1 ou 2 kms de la roadhouse ou je ferais le plein demain matin.
20/11: ce matin je suis passe a Burketown, ou il n'y a pas grand chose excepte une source chaude aux couleurs magnifiques...puis vers midi Normanton, une petite ville ou j'ais ete visiter le marchand de pneu (je vais bientot connaitre tous ceux d'Australie), fait le plein et quelques courses.
En debut d'apres midi j'ais repris ma route, toujours en direction de Cape York, preocupe par le fait que mon grand pere a un coup de fatigue...
En route j'ais vu une troupe de grues enorme autour d'un point d'eau, surement une trentaine... a part ca journee pas tres excitente, une belle pluie tropicale en route, 500 kms quasiment que de piste, de emeus et c'est a peu pres tout.
21/11: un ptit reglage de vis platinees et je reprend la route, ca roule pas mal, apres 70 kms je prend une piste plus petite qui me mener a celle de Cape York...mais au bout de 5 ou 6 kms je rebrousse chemin: une traversee de riviere a eu raison de moi...enfin j'ais prefere ne pas la tenter, c'etait meme pas physiquement dangereux, elle etait juste large et faite de gravier fin et sableux archi mou...j'avais mes chances de reussir, j'etait meme pas loin d'une station d'elevage, c'est justement la le truc: le fermier qui doit en avoir un peu mare a mis un panneau "traversez a vos risques et perils, je prend 500$ pour venir vous decoincer"...alors voila, c'etais un pari a 500$, je devais avoir un petit 50/50, peut etre un peu moins...j'etais vraiment tente, mais je l'ais pas fait, j'ais deja laisse quelques centaines de dollars en reparations cette semaine...P*&%* quesque je deteste rennoncer comme ca, sans meme tenter, en sachant que j'avais une chance...
Je fait donc route a l'Est, pensant traverser en amont et rejoindre la piste du cape un peu plus bas que prevu, mais au bout de 100 kms un de mes pneus avant eclate, comme ca d'un coup: une detonnation, la voiture part en sucette et mon pneu est eventre sur 40 cm de long, au moins celui la la question du reparable ou non ne se pose pas...c'est celui que j'avais monte a la sortie de Borroloola, j'ais du faire 700 kms avec! Re changement d'itineraire: je peu pas attaquer le Cape, en plus par une petite piste pas frequentee avec une seule roue de secours, sachant en plus que le pneu que je vient de mettre a l'avant a deja ete repare; je vais ducoup devoir passer par Cairns.
Le reste de ma journee se passe a rouler et je campe a 100 kms de mon but.
Voila, depuis 2 jours je suis a Cairns, le temps de regler 2 3 bricoles avant de continuer ma route.
Et non je suis pas perdu dans un coin de Bush entrain de sécher… rêvez pas vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ca!
Retard, retard et reretard…desole d’avoir ete aussi long, mais en fait apres avoir ete un bon moment sans ordinateur a Darwin, Olivier ayant ramene l’epave de l’ancien en France il a fallu le temps que j’en commande un autre, que j’ecrive ce qui suis, que je prepare les photos (et je doit avouer qu’il y a eu une dizaine de journee au milieu ou je m’en suis pas des masses occupe…), et quand enfin tout commencait a etre pret, alors que je trainais a tout mettre en ligne mon ordi tout neuf, mon gps et quelques bricoles ont casse une vitre du 4x4 une nuit pendant que je bossais et ce sont mysterieusement evades …heureusement mon appareil photo et le 2eme disque dur contenant une copie de mes photos restent avec moi dans mon sac a dos.
J’ais donc reperdu du temps a rachetter encore un autre ordinateur et repreparer pas mal de choses…
Par la même occasion j’en profite pour vous prévenir: il y a certaines fautes qui seront récurrentes, le clavier anglais ne me donnant pas la possibilité de les corriger.
Sa y est il est arrivé ! Accrochez vous ! (et prévoyez du temps!)
Samedi 2 aout comme prévu il a atterri a Broome, mais je n'étais pas la pour l'accueillir (tu parle d'un pote !) : je bossais a Matso's de 6h du mat' à 23h, et j'ais pas pu décaler ma pause.
Mais en fait pour que tout cela ait du sens il faut reprendre depuis le début :
En arrivant a Broome suite a quelques mésaventures et "miscomptages" il ne me restait que 12$50 (au lieu de 4 ou 5 000 que je prévoyais… léger trou), et 15 jours pour gagner suffisament d'argent pour payer le voyage jusqu'a Darwin.
En arrivant je suis donc allé directement dans les agences de recrutement pour trouver un boulot pour le lendemain...lesquelles se sont montrées d'une inéficacité impressionnante : me promettant une réponse pour le lundi (a défaut de sur le champ, comme j'éspérais) et finalement ils m'ont rappellé juste avant que je quitte la ville.
Après ça j'ais donc pris la liste des restos de la ville et suis allé les faire un par un : résultat un éssai à Warf le dimanche et pas mal à repasser voir le lendemain (samedi).
Le samedi je repasse voir ceux que je devais et obtient une autre proposition d'éssai (au Black pearl, qui ne m'inspire pas) et un cuisinier de Matso's me dit que le chef sera surement très intéressé de me rencontrer.
Le lundi mon éssai a Warf se passe pas mal, même si la journée est longue et que le boulot est pas palpitant, c'est assé particulier: a part un gars les chefs sont des nanas qui ont commencé dans la boite comme "kitchen hand" (manoeuvre de cuisine, chez nous) et ont étées formées sur le tas; on a les boissons a volonté (bière comprise...) a priori ca a l‘air d‘être la manière locale de garder le staff, a la fin de la journée on me demande si je veux de l‘herbe ou de l‘exta, a priori ca aussi le patron fournis…ca a l’air d’être une “tradition” sur la cote ouest… un peu saoulant a mon gout.
Le lundi je rencontre le patron qui était absent et on n'ouvre pas le resto pour cause de vent pas possible (personne ne viendra sur le port aujourd'hui), j'en profite pour discuter avec lui des conditions avant qu'il n'invite tout le monde en remerciement pour quelques bricoles qu'on a fait.
Le mardi, deuxième jours de travail a Wharf… au fil de la journée et au vu de la proposition de salaire misérable, mon état d’esprit évolue petit a petit de “faut que je trouve autre chose au plus vite” a “J’ais plus une tune, pas d’autre boulot, mais tan pis si c’est con je me barre”; aussitôt dit aussitôt fait: a la fin du service je leur demande de me payer et je part.
Le lendemain je me remets donc en quête d’un boulot, mais j’en ais raz le bol de la restauration made in Broome, alors du coup j’essaye le poissonnier, le boucher, le loueur de 4x4...un peu tout a part les restos ; et quand même le soir je me décide à retourner a Matso’s qui avait eu l’air intéressé et proposait un salaire décent, je relaisse donc mon numéro au manager.
Le lendemain le second demande à me rencontrer, et m’accueille comme un sauveur ! Il faut dire qu’il a pas la vie belle : le chef est parti en Angleterre pour raisons de famille, lui se marie dans une semaine et un autre gars finit dans 3 semaines… (On est au milieu de la saison)
Du coup me voila relance dans la restauration…et on peu dire qu’il y a du boulot, mine de rien sa fait 9 ans que j’ais pas bosse comme cuisinier !
Heureusement le chef est quelqu’un de très calme et sa se passe super bien avec lui et Laura, une anglaise super sympa et marrante qui bosse en cuisine.
Voila en gros a quoi se résumera ma vie a Broome, au début ils ne me donneront que 7h par jour, mais a la fin j’aurais des journées de 14h, beaucoup plus intéressant, c’est la raison pour laquelle j’accepterais de bosser le samedi et dimanche ou Olivier arrive.
Nous disions donc que j’ais pas pu aller a l’aéroport, il faut dire que la journée a été un peu rude (pour ceux qui se souviennent de “4 mariages et 1 enterrement” sa commence un peu comme sa): la veille après avoir bu quelques verres (d’ailleurs, si vous passez par la, Matso’s est une brasserie artisanale qui a remporte pas mal de concours et leurs bières sont sublimes…) on rentre du boulot et, au moment de me coucher, problème: pas moyen de retrouver mon téléphone, après avoir fouille tout le 4x4 j’emprunte celui d’un pote (en me disant que je suis un peu naze et que j’ais du l’oublier au boulot), sa me permettra au moins de me réveiller. Le samedi matin, 6h, je me lève donc pour aller bosser, pas très frais, mais je me retrouve vite dans le bain: le 4x4 refuse de démarrer, après avoir vide la batterie je n’ais donc d’autre choix que de marcher jusqu’au boulot (c’est pas vraiment le terme exacte, en fait, histoire de compléter le tableau, sa fait 3 jours que je boite comme un malade après que je me soit plante une branche sous le pied dans les mudflats (vous imaginez comme c’est propre, en plus enferme a longueur de journée dans une chaussure pas moyen que sa cicatrise…même après avoir désinfecte avec un truc que du coup j’ais découvert a mes dépends que c’était de l’alcool a 90%!), pas pratique de ne pas arriver a garder le pied constamment parterre quand on se tape des 14h dans une cuisine… bref.)
J’arrive finalement au boulot un peu en retard (pas top vu que c’est moi qui ouvre), fais ma journée clopin clopant, le hasard faisant que ce jour la on ait le double de petits déjeuners de la veille… et il n’y a pas moyen de retrouver mon téléphone…
14h30, ma pause (que j‘ais pas pu décaler), début de la suite de la course: épreuve de plein air… Je retourne au plus vite au camping (heureusement ma collègue m’a prépare un super casse croute a emporter), en arrivant je refouille le 4x4, réessaye de le démarrer avec un jumpstarter… tout sa n’est que peine et temps perdu…j’arrive heureusement a retrouver le numéro d’Olivier dans mon ordi (il ne sait pas comment me joindre ormis le téléphone que j‘ais perdu), et après avoir retourne tout le camp sans succès pour trouver quelqu’un qui puisse aller le chercher a l’aéroport, je sort mon vélo du coffre, il a bien sur les 2 roues a plat, et pédale aussi fort que j’ais la poisse pour aller en ville acheter un autre téléphone… vous allez dire que j’en rajoute mais je vous promets que non, on est samedi: dans le Western Australia sa veut dire qu’il n’y a rien d’ouvert l’après midi…je suis bon pour pédaler jusqu’au gros centre commercial un peu a l’extérieur, qui lui est ouvert. J’y trouve finalement un téléphone, ils n’ont bien sur plus le model le moins cher en stock…Un petit coup de pompe a vélo sur le parking du supermarché, et j’ais juste le temps de passer au camp pour récupérer mes affaires et repartir au boulot; enfin une chose qui va dans le bon sens: je trouve 2 gars entrain de jouer a la pétanque qui acceptent d’aller récupérer Olivier (a pied, mais au moins il aura quelqu’un…(désole vieux j’ais pas trouve de super blonde, mais quoiqu’il en soit si j’en avais trouve une tu crois quand même pas que je te l’aurais envoyé!) )Je leur fait un portrait détaille du genre “c’est un grand type avec des lunettes, il aura surement l’air a l’ouest après 2 jours d’avion et il s’appelle Olivier, vous me le ramenez au boulot”.
Une fois arrive je prends 5 minutes pour brancher mon téléphone et envoyer un message a Olive, histoire qu’il sache un peu ce qu’il en est; seulement dans ma précipitation (qui dure depuis 6h du mat’) j’ais pris le téléphone, le chargeur…et j’ais oublie la batterie dans la boite! aaAAAARGH!!
2 minutes après je croise mon manager qui a trouve un beau téléphone chrome sous les escaliers de la terrasse… j’ais dépense 100$ pour rien, mais je peu enfin envoyer un message a Olivier; il ne me reste plus qu’a espérer que les 2 autres iront bien a l’aéroport.
Le service s’annonce tendu, mais je commence a être dans le coup, c’est comme le vélo, sa s’oublie pas… 5 minutes avant l’envoi des premiers bons Olivier arrive avec son escorte d’élite, il a l’air complètement a cote de ces pompes, mais me voila rassure, il est pas entrain d’errer en ville a se demander quelle sorte de pote je suis pour le laisser a l’autre bout de la planète sans nouvelle ou adresse ou me joindre.
Il me rejoint au Bar de Matso’s après le service et on peu enfin boire un coup peinard.
Le dimanche j’ais encore une longue journée qui m’attend, finalement elle est plutôt facile, hormis le fait que j’ais de plus en plus de mal a garder le pied parterre et que forcement sa me fatigue; pendant ma pause j’attend Olivier a l’extérieur du 4x4: c’est lui qui a la clef et a priori on s’est pas des masses compris: il a cru que je rentrais pas et moi je m’étais arrange avec un gars qui a un Hi Lux pour essayer de câbler la voiture… heureusement que Laura m’avais encore prépare un casse croute, sinon il m’aurais laisse mourir de faim l’animal!
Le soir je le retrouve au camp, assis sur un carton de bière
Lundi, enfin le jour de quitter Broome! Enfin si on arrive à démarrer…Le temps de tout ranger, charger…il se fait bien tard, en plus nos tentatives de câblage sont restées infructueuses, la batterie principale est trop plate… Heureusement j’ais eu une petite illumination: en la démontant, et la branchant au jumpstarter, lui-même mis en charge, elle se recharge…sa fait pas riche, mais sa nous permettra de partir en milieu d’après midi.
Apres une séance shopping costaud on se met enfin en route, pas pour bien longtemps, bien sur, mais au moins on quitte la ville…sa y est on attaque notre trip!
On trouve un endroit paradisiaque pour camper, a même pas 100 kms de Broome…
La marrée basse forme des piscines de roche ou on va s’évertuer à essayer d’attraper quelques poissons, avant de s’ouvrir une petite bière au coin du feu, et je dois bien reconnaitre qu’elle avait ce petit gout particulier des vacances entre pote attendues depuis longtemps !
05/08: on quitte notre camp de rêve pour faire le tour de Cape Leveque , un peu décevant: le moindre truc qu’on veuille aller voir (y compris le cape lui-même) fait partie d’une communauté ou d’un resort et dans les 2 cas il faut payer… du coup on fait le tour de la péninsule sans trop voir grand-chose, a part quelques bushfires (incendie)… a la tombée de la nuit on sera oblige de changer un peu d’itinéraire par manque de carburant et d’endroits pour camper…un peu déçus par la péninsule on décide de continuer jusqu’à un camp sur la route de Derby; Olive aura conduit quasiment toute la journée: mon pied a cicatrise grâce au Teatree (c‘est un truc génial), mais la douleur s’étend.
06/08 : on arrive a Derby en début d’après midi, après que j’ais loupe la route de Prison Tree, dommage, et je dois dire que soit j’ais pas tout compris dans le Lonely Planet, soit son auteur en tenais une bonne quand il a écris la page de Derby, parce que la jetty qui est censée faire 1 mile est en fait est en fait plus petite que celle de Broome…
On continue donc notre route et trouve un coin sympa pour camper, dans le lit d’une rivière…
Ce soir la Olivier m’apprendra le boulot à la Mobalpa: pourquoi rester debout a coupé le bois pour le feu alors qu’on peu le faire assis dans une chaise?
07/08: notre route nous mène à Windijana gorge: c’est super beau et bourre de crocos: nos premiers! Il y en a partout, de toutes les tailles (enfin pas des trop gros quand même vu que c’est des d’eau douce…
Du coup un peu s’approcher un peu (ils ont l’avantage de ne pas être top territoriaux)
Ca sera aussi notre première occasion de voire une bonne colonie de chauve-souris, elles sont en plus vachement grosses…si j’écris qu’elles étaient super belles il y en a qui vont faire des bonds, mais personnellement elles ne m’ont pas inspire de crainte ou de dégout, c’est plutôt un animal qui a l’air fragile et victime de son image…
Apres une petite rando on continue en direction de Tunnel Creek National Park pour y passer la nuit, mais en fait il n’y a pas d’aire de camping; vu que celle de Windjana gorge est loin et chère on se trouve un petit coin a l’écart dans le bush.
08/08:on arrive tôt a Tunnel Creek, mais pas asse apparemment: une bétaillère a touriste arrive déjà (si je vous jure, c’est vraiment le terme qui convient: des genre de 12 tonnes 4 roues motrices, aménages en bus climatise et placarde “véritables aventures dans l’outback” en énorme, qui vont d’entrée de parc en entrée de parc par les dirtroads…) heureusement le temps qu’ils se préparent on a fini notre petit dej et on rentre dans la “grotte”, en fait je sais pas si on peu appeler ca une grotte: la rivière s’enfonce dans la roche par une galerie qu’elle a creuse, qui doit faire de 3 a plus de 10 mètres de haut, suivant les endroits et 5 a 8 mètres de large… et ce tunnel sinueux (je m’attendais a ce que ce soit plus ou moins droit) dure quelque chose comme 750 mètres.
C’est vraiment impressionnant de se balader la dedans, il y fait vraiment noir, et d’un coup ma fidele lampe frontale me parait bien faible…
On aura quand même réussi à faire notre tour avant qu’il n’y ait trop de monde, rencontre sur le parking un gars qui voyage depuis pas mal de semaines avec une vieille 600XT a peu prés en sens inverse de notre itinéraire…il dit que ce n’est pas aussi dur que ca…moi je dis que ca inspire.
Apres ca on se met en route pour Fitzroy Crossing ou on trouve un petit camping dont le gérant est d’une gentillesse impressionnante: on discute, il nous emmène choisir un emplacement (il nous en donnera un prés de la cuisine ( ou il y a du the, café, cappuccino, sucre…gratos), ombrage et prés du frigo/congel commun, histoire qu’on puisse gouter le génépi qu’Olivier a amène a bonne température)
Depuis 3 jours Olive essaye de téléphoner avec des cartes prépayées, mais il y a toujours quelque chose qui va pas, si bien qu’il finit par prendre mon portable…ce qu’il ne m’avais pas dit c’est que le 6 c’était son anniversaire (la il y en a qui vont dire “ wa l’autre eh, il sait même pas l’anniversaire de son pote…”, c’est vrai que je sais très peu d’anniversaires…), remarque pour quelqu’un qui aime pas trop le fêter au moins celui la il pourra dire qu’il a pas été fête!
En fin d’après midi on va faire un tour a Geikie Gorge National Park, qui doit être sympa, mais dont on ne voit quasiment rien si on ne prend pas un de leurs tours en bateau.
09/08: le programme n’est pas des plus intéressant: il faut qu’on roule sur la hwy 1 pour s’approcher le plus possible de Bungle Bungle, en plus pendant 100 kms on ne fait que s’arrêter pour essayer de régler le gaz: le 4x4 refuse obstinément de passer les 90 km/h… finalement une partie de la solution apparaitra a Halls Creek: le fait de remettre du nouveau gaz nous redonne déjà un peu de puissance et réduit un peu notre conso qui était devenue colossale, le plein qu’on avait fait a Fitzroy ne devait pas être top.
Il faut dire que le moteur donne un peu de signes de faiblesse : il me manque pas mal de puissance, je consomme beaucoup, le carter d’huile refuit, il faut débrancher la batterie quand on s’arrête plus une demie heure… il faudra que je m’occupe un peu de tout ca quand je m’arrêterais longtemps a quelque part.
Quoi qu’il en soit notre journée n’est pas des plus passionnantes, mais il n’y a rien à y faire…
Le soir on campe juste avant le début de la piste de Bungle Bungle, on commence à être pas mal rodes pour ce qui est du montage du camp : je donne guère plus de ¾ d’heure avant qu’on soit assis avec une bière et tout de prêt pour faire le feu…
Ce soir la, on essayera aussi d’approcher une troupe de Red Tailled Cockatoo et un Great White Cockatoo (je crois), puis on aura une longue (enfin tout est relatif) et sérieuse (la aussi…) discutions sur le sujet de The Tableland Track, une piste qui traverse le Kimberley par le milieu: sur la carte (misérablement imprécise) de mon guide 4x4 elle est indiquée comme fermée, impossible a suivre et donc interdite d’accès, le service d’état des routes n’a aucune information a son sujet et le Visitors Center dit qu’on ne peu pas y aller… après avoir soigneusement pèse le pour et le contre on en conclu que c’est surement une idée a la con et qu’il serait bien dommage de passer a cote.
10/08: début de Bungle Bungle, très attendu avouons le, on attaque la piste qui pour une fois est étroite et joueuse, donc on se prive pas… D’autant que je ne m’étais pas rendu compte, mais 60 kms de conduite agressive sur une petite piste bien sinueuse et vallonnée, avec quelques petites rivières, ca fait pas mal!
Apres ces gamineries (agrémentées de vues magnifiques) on arrive à Minipalm Gorge ou une petite marche dans une gorge plantée de palmiers nous attend.
L’étape suivante est Echidna Chasm, une autre gorge, asse impressionnante celle la: elle ne doit faire que quelques mètres de large (par moments on peu en toucher les 2 paroies en écartant les bras) pour une centaine de profond a certains endroits… saisissant, d’autant plus que la roche n’a l’air d’être qu’un amas de galets et de sable agglomère (Sandstone).
En fin d’après midi on traverse le parc et attaque la marche de Cathédral Gorge, la fin ne failli pas a son nom: le roc y prend vraiment des airs de cathédrale par l’immensité de la “salle” qui termine la rando, d’autant plus avec le silence auquel on a droit (on est probablement les derniers à marcher, les Australiens ont tendance à arrêter tôt et la lumière commence à baisser)
Tous ces endroits sont asse difficiles a décrire : il n’y a pas vraiment de mots pour matérialiser l’immensité et la particularité de ces gorges: tout ce que je pourrais écrire vous décrira une belle gorge, profonde, sèche, aux teintes orangées mais c’est a peu prés tout…
La vérité c’est Bungle Bungle mérite amplement sa réputation de par sa singularité, son immensité, ces couleurs : ici pas besoin de peintures primitives ou de plantes colorées, le roc se suffit a lui-même: gigantesque composition de rayures oranges et noires plantées de gisements blanc immaculé et de variations ocres aux airs de vieilles cartes.
Il faut bien reconnaitre aussi que cet endroit a un cote frustrant: on a l’impressionnant de ne voir qu’un minuscule pourcent de la bordure de ce que renferme ce champ de dômes.
11/08: l’idée c’était de se lever tôt pour faire Piccaninny Gorge Walk en un jour (il se fait normalement en 2...); pour ce qui est du départ on est pas trop mal: a peine une petite demi heure de retard sur ce que j’avais prévu, premier virage je met généreusement le 4x4 en crabe, juste histoire de m’assurer qu’Olivier est réveille et en forme; mais une fois arrives au départ de la rando on se met en tète de faire le Dômes Walk vite fait avant, et une fois devant on est rattrapes par un vieux coup d’instinct: il n’y a personne pour nous voir alors on attaque a essayer d’escalader les dômes…après avoir renonce sur un énorme (c’est pas trop dur, mais un peu instable et mine de rien le vide dessous est bien réel) on arrive au sommet d’un autre de taille plus raisonnable.
C’est super sympa mais ca nous fait partir pour notre marche a 10h ( pour se taper une marche de 2 jours c’est quand même asse short…)
On part d’un bon train, conscients qu’on n’arrivera surement pas à tout faire; ce qui est bien c’est qu’alors que je m’attendais à une longue marche d’approche vers un beau site c’est en fait beau tout le long…
On en aura fait finalement un bon ¾ (24 kms) en finissant a la nuit bien tombante (limite tombée) reste encore a faire les 60 kms de piste 4x4 pour rejoindre un camp gratuit a l’extérieur du parc… j’avouerais que l’heure et la fatigue aidant le diner a été vite fait.
12/08: on retourne a Halls Creek pour faire le plein encore une fois (eh oui, a faire les cons dans Purnululu il y est passe) puis on attaque la piste qui mène a la station d’élevage de Bedford Downs, jusque la c’est relax, mais après il va falloir trouver notre direction: pas très évident avec une carte au 1/1 000 000eme de trouver une piste disparue… du coup on navigue un peu au pif vérifiant juste notre cap par rapport a ce que la carte semble indiquer… tout ca prend une tournure intéressante a mesure qu’on s’éloigne de la station: la piste est de moins en moins visible, jusqu’à devenir difficile a deviner; après une quarantaine de kilomètres on arrive a l’entrée d’une gorge ( a priori Teronis Gorge) ou la piste semble s’enfiler par une sorte de trace rocheuse entre la paroie et l’eau…on progresse doucement mais tout se passe bien, y compris les divers franchissements de la rivière elle-même (il n’y a pas beaucoup d’eau mais c’est rocheux et non aménage, ormis par les crues…) Mine de rien le propos se corse petit a petit: en descendant vérifier avant de franchir une grosse marche je m’aperçois que pour suivre on a droit a une longue étendue de sable sec et mou…. Ca sera pas ma première, mais disons qu’ici il est asse déconseille de rester coince… La encore c’est finalement sans encombres mais histoire de finir en beauté on se retrouve face a une traversée qui cette fois est vraiment pas gagnée d’avance: le lit doit y faire un bon 25m avec un peu d’eau, mais surtout il est constitue de vraiment gros rochers…après qu’on l’aie longuement regarde j’y engage doucement le 4x4, les 15 premiers mètres se passent bien, mais pour le faire sortir de l’autre cote il va falloir bien placer les roues pour ne pas faire toucher les ponts et arriver a tourner a l’équerre. Olivier, qui est reste dehors m’arrête a plusieurs reprises pour qu’on enlève une pierre qui gène ou qu’on aménage une montée sur une trop grosse pour être bougée (le problème dans ce cas est que si le 4x4 ne porte pas droit sur le rocher il se met a glisser de travers et risque de se poser sur les lames de ressort ou pire…(c’est asse désemparant de sentir cette grosse masse glisser dans une dimension ou on a aucun contrôle)) La difficulté pour sortir du lit résidera dans le fait qu’il faut lui faire donner de la puissance mais en même temps être capable de le rattraper instantanément si il part; a ce stade la je n’ais plus la possibilité de voir asse précisément ou je pose mes roues je m’en remet donc complètement a Olivier qui me guide a la voix: un instant qui me reste comme une sensation vraiment étrange: les derniers mètres, je doit donner une bonne accélération pour le faire monter sur la berge en tournant a l’équerre et faisant passer les roues entre des gros rochers, mais je ne vois rien de tout ca: je ressent juste cette grosse masse puissante et me fie a Olivier qui me dit d’accélérer en gardant les roues braquées…
Au final l’exercice était génial, même si mon Toyota n’a pas vraiment le gabarit d’un trialiste, et il faut bien reconnaitre que l’isolement ajoute une bonne dose de pression…Il nous aura fallu une heure pour faire 3 kilomètres et on y aura laisse un pneu ( a la prochaine road house on apprendra qu‘il est bon pour la poubelle), mais c’était vraiment une bonne expérience, enfin un petit arrière gout d”aventure”… en fait le premier depuis que je suis en Australie, je m’attendais un peu a ce que ce soit mon pain quotidien, espérant des tonnes de spots désaffectes comme celui la… finalement mon voyage est différent (et c’est peut etre mieux ainsi: qui sait si j’aurais tenu la distance…)
Follow the dog…
Again…
La piste…
On campe sur le plateau quelques kilomètres plus loin; l’endroit est joli: une savane courte et dorée, plantée de quelques baobabs, la lumière baisse doucement pendant que je construit un barbecue en petites pierres sèches carrées.
Pour ceux qui pourraient avoir envie de jeter un petit coup d’œil sur Google Earth voila les coordonnées GPS du camp: 17*17 557 S 127*13970 Et si vous partez un peu a l’Est ou Est Est Sud vous devriez aussi voir notre fameuse gorge, mais ne vous attendez pas à voir une piste (peut être un peu a l’endroit ou on a relevé les coordonnées, mais c’est tout)
13/08: les dégâts de la veille ne se limitent hélas pas a un pneu: après avoir déjeune Olivier s’occupe de réparer le bac batterie (qui n’a pas résiste) et le joint de carter d’huile, pendant que je vide l’arrière pour reconstruire le placard: on a du un peu trop le secouer, toutes les étagères ont dégringolées dans le fond et il s’est décroché du mur…je lui ajoute donc une bonne charge d’équerres, plaques, vis et autres supplémentaires, je vais pas recommencer tous les 2 jours!
Vers 10h et demi on reprend notre route, la piste est toujours aussi difficile a suivre et agrémentée de quelques franchissements (ou j’arrive de mieux en mieux a ne pas faire toucher le dessous du 4x4...)
A un moment donne j’ais du louper la piste “principale” tant et si bien qu’on se retrouve sur une autre que je ne comptais pas prendre parcequ’en plus d’être interdite elle n’a pas été vérifiée par Hema Maps…ce qui n’est pas forcement bon signe vu l’état de celle qu’ils ont vérifié!
En fait ca se passe bien, avec quand même un peu de pression toujours due a l’isolement et au carburant qui baisse ( je ne peu pas savoir a l’avance si j’aurais d’autres sections a négocier a la boite courte, ce qui change considérablement les choses).
Finalement on arrive a la station de Marion, et a partir de la la piste devient beaucoup plus roulante, on se prendra d’ailleurs au jeu, commençant a accélérer, jouant avec les compressions jusqu’à ce que sur l’une d’entre elles le 4x4 décolle un peu (pas 3 mètres non plus, on est ni au Paris Dakar, ni a Marseille!), ca fait un peu bizarre de sentir cette énorme masse délester, heureusement contrairement a ce que j’aurais cru on a presque pas senti la reprise de contact… et on est la dedans a se marrer comme 2 cons…
Le paysage est encore différent: il se donne des airs de grandes plaines Américaines ( c’est pas que je considère ce pays comme une référence comme chacun sait, mais c’était l’illustration la plus facile) avec d’immenses plateaux rectilignes et parfaitement plats se dressant devant nous dans un soleil un peu paresseux ce jour la.
Apres un généreux 150 kms a respirer une poussière inimaginable (( les portes arrières ne joignent pas bien) par moments je tousse comme un gars qui sort de la mine, incapable de reprendre mon souffle, une sensation d’inefficacité dans les poumons) on rejoint le mythique Gibb River Road, qui n’a rien de si extraordinaire, a part que peu de temps après avoir attaque on crève a nouveau, je prend donc la résolution de rouler doucement jusqu’à la prochaine road house (on a plus de roues de secours…).
A Mt Barnett Road house ils ne font pas les réparations, mais ont un camp qui sera le bien venu pour la nuit, on est crasseux comme jamais, la poussière a transforme mes cheveux en une espèce de dreadlock géante.
Petite anecdote qui aurais mérité une photo: vu qu’il est interdit de couper les arbres aux environs du camp on en coupe un petit avant sur la piste et fait les derniers kilomètres avec le tronc en travers du bull bar et les branches sur le toit…
Le truc moins marrant c’est que alors que la perspective d’une douche prend des airs salvatrice la réalité est plutôt déroutante: il n’y a pas de lumière, peu importe…, mais surtout l’eau coule comme mon petit doigt ( si, si sérieux, j’exagère pas) et froide! Je décide donc que le lavage de cheveux, même si je les supporte plus, attendra le lendemain matin.
14/08: Au réveil la douche coule plus généreusement, mais toujours aussi obstinément froide… déjà que je déteste me mettre dessous le matin…
En milieu de matinée on reprend la route, notre conso continuant d’augmenter au fil du temps alors qu’on manque un peu de puissance, c’est asse préoccupant; après 170 kms de piste dénuée d’intérêt on atteint la Drysdale River Road house pour y faire réparer nos pneu (un seul du coup, vu qu’en définitive on apprendra que celui qu’on a crève dans la gorge est détruit), puis on repart en direction de Mitchell plateau, mais on s’arrêtera en fin d’après midi au bord de la King Edward’s River.
Petit camp peinard, après une jolie traversée, pour pêcher un peu.
15/08: Apres qu’on ait fait une trentaine de kilomètres un rapide calcul me force à me rendre a l’évidence: j’ais mal prévu la conso gargantuesque de l’engin sur la piste un peu abimée et on est forces de faire demi tour, on aura pas asse pour aller a Mitchell falls et revenir…
Au moment de retraverser la rivière Olivier monte avec des Pêcheurs locaux pour pouvoir me prendre en photo pendant ce temps.
Nos réserves de carburant diminuent a vue d’œil, tant et si bien qu’on fini par tomber en rade a 3 kms de la road house (si si, plus une goute dans le réservoir, ni le jerry can et plus de gaz…) Olivier a la bonne idée de vouloir arrêter un 4x4 qui arrive en face pour lui acheter quelques litres de son Jerry Can, mais voila, le gars est au gasoil!, il nous propose alors de retourner remplir le notre, et pendant que je le désangle sa copine saute de la voiture pour nous sortir une bière du frigo! Olivier n’en revient pas, ces Australiens sont vraiment incroyables!
Le soir, alors qu’on cherche un coin en retrait de la piste pour camper on retombe sur notre troupe de pêcheurs.
16/08: On continue notre route sur la Gibb River Road, qui devient plus jolie, avec un peu de relief, et alors qu’on cherche une bifurcation vers une petite piste on a droit a notre troisième crevaison… cette fois la question de la réparation ne se pose pas: le pneu est complètement déchire.
On est bon pour aller au plus Direct à Kununurra, quitte a louper quelques bons spots.
Une fois en ville, et après avoir trouve un camping on décide d’aller faire un petit tour sur une piste a l’extérieur, tranquille vu qu’on a plus de roue de secours, le début est sympa,
avec un joli bushfire qui vient jusqu’à la route, puis quelques paysages sympa… alors qu’on vient juste de faire demi tour, quatrième crevaison… heureusement Olivier avait eu le bonne idée d’acheter une bombe anti crevaison a la station service, après l’avoir utilise on arrivera a rejoindre la ville en regonflant tous les 10 kilomètres (j’ais un compresseur dans la voiture…)
On sera bons pour rester un jour a Kununurra, on est samedi soir, il sera donc impossible de faire réparer le lendemain.
17/08: On se tape une petite journée en touriste en ville,
a faire des photos au bord du marais, chercher désespérément un bottleshop ouvert (peine perdue) et le soir on pêche au bord du camping.
18/08: lundi matin on se lève tôt, pack notre campement et file chez le marchand de pneus, je les ais tous appelles avant pour savoir qui a des occases, au cas ou… mais personne n’en a, tous les gens sortant de la Gibb River Road étant plus ou moins dans le même cas.
Le mécano garde la voiture 1 heure, temps qu’on va mettre a profit pour recompletter notre provision de bière…enfin essayer, les bottleshops sont encore fermes, problème de réglementation locale!
Quand on retourne au garage on apprend que le pneu est mort… troisième à la poubelle! Et dire qu’en partant de Perth j’en avais achète des archi renforces pensant être a l’abri des crevaisons…Heureusement le gars nous a trouve une occase pas chère, on en profite aussi pour changer un tuyau de dépression coupe, pensant qu’il est peut être a l’origine de notre surconsommation.
Quelques minutes après nous revoilà sur la route, tout droit direction Katherine, on est obliges de supprimer certains stops vu qu’on a perdu un jour et que le vol d’Olive approche, la frontière de l’état ne pose pas de problèmes, et vers 2h on décide de s’arrêter pour manger un bout au bord de la rivière.
Une petite heure après je tire sur le démarreur, en vain…je serais incapable de dire la combientième fois c’est que je grimpe sur le toit chercher un peu d’essence pendant qu’Olivier ouvre le carbu…on procède donc a notre petite cérémonie: Olive vidant une bonne gorgée d’essence directement dans le papillon ouvert, mais cette fois rien ne se passe… deuxième tentative et pas plus de succès… on attaque a démonter les bougies; on a pas d’allumage… on démonte alors la tète de delco, la bobine, vérifie les câbles et autres connections… rien n’y fait et le niveau de la batterie baisse. Apres une bonne paire d’heures passées a tout vérifier avec un Australien qui a l’air de bien connaitre la musique en ce qui concerne les allumages rien n’y fait… Un couple d’Aussie m’emmène donc à Timber Creek trouver un mécano pour venir me remorquer, plus trop le choix, le temps commence à presser. Quand j’arrive a l’unique garage le gars me répond qu’il ne fait pas le remorquage et que je dois aller a Katherine ou Kununurra…respectivement 200 et 300 kms, alors que je suis a 7 kms de son garage…ca va me couter une fortune! Apres négociation il accepte de me remorquer avec son 4x4 tôt le lendemain matin… les Aussie me ramènent vers Olive a qui j’annonce qu’on va aller a la pêche…
Chose faite, le problème c’est qu’avec leurs histoires de réglementations on même pas une bière! Malgré tout on prend quelques poissons chats en profitant d‘un lever de lune absolument magnifique. La nuit tombée un road train vient se garer pour passer lui aussi la nuit la, on commence à discuter avec le chauffeur, il s’appelle Steeve, il est de la cote sud du Western Australia, en “vacances” après une livraison a Darwin; apprenant qu’on est en panne il nous propose de jeter un coup d’œil avec nous… on redémontre tout une fois de plus et au bout d’un moment il s’aperçoit que les p*!#*.. de vis platinées n’ouvrent pas comme il faut, il règle le problème, et comme notre batterie est complètement a plat il entreprend de nous câbler a son camion, sans suces mes câbles étant trop petits et vieux, puis de me tirer au tour du parking en prise pour essayer de me faire démarrer… en vain, il me câble ensuite a son camion au ralenti pour me faire charger pendant qu’il nous offre quelques bières fraiches ( sacrement bienvenues malgré le froid plus que surprenant) et qu’on tape la discute; après quoi il retente de me tirer, toujours sans succès.
On abandonne finalement pour manger un bout et lui offrir un coup de génépi…dont il aurait bien commande une caisse! Avec tout ca il est passe 1h du mat’ quand on va se coucher… ces Australiens sont vraiment excellents!
19/08: on se lève tôt et a 8h pile tout est emballé quand le garagiste arrive avec un Toyota comme le mien et nous remorque jusqu’à Timber Creek, je lui explique ce qu’on a fait, il vérifie qu’on a de nouveau de l’allumage et câble une batterie de camion… 2 tours de démarreur et c’est parti! Steeve avait vu juste.
Je donne 20$ au mécano, on fait le plein et va au bottleshop attenant pour acheter un pack de bonne bière et retourner le déposer au pied du camion de Steeve qui doit encore dormir, mais une fois encore on est coupes dans notre élan par les réglementations locales…
On reprend donc la route, vraiment contraries de ne pas pouvoir remercier ce gars qui a été si gentil avec nous… tout ca pour des histoires de lois a la c*#&*, les bières étaient juste la, dans le frigo a cote du comptoir, mais on a pas le droit de les acheter!
D’un coup on a miraculeusement plus de puissance, c’est étrange comme le fait d’enflammer correctement les quantités colossales d’essence absorbées par le moteur peu changer les choses!
On fait route vers Katherine, ou on s’arrêtera pour acheter à manger et se faire jeter une fois de plus a l’entrée du bottleshop…
On mange au bord d’une rivière ombragée ou une jolie fille en jupe blanche se baigne les pieds dans un rayon de soleil… une photo type servie sur un plateau, mais j’ais pas ose…
Notre recherche désespérée d’un bottleshop ouvert nous pousse a nous arrêter a Pine Creek, ou on fera la connaissance d’Anna, une Australienne qui voyage en vélo, train, stop… la temps de charger sa monture sur le toit, de démarrer avec un Goblet d’essence dans le carbu et nous voila repartis (avec enfin des bières qu’elle nous a offert après qu’on aie du donner nos numéros de pièce d’identité! Ah si seulement c’était aussi difficile d’acheter un uzi aux USA…bref.)
Sur la route de Darwin on prend a gauche, direction l’arrière de Lichfield National Park puis une petite piste a travers le parc, elle est jolie, étroite, sinueuse… et après quelques kilomètres on prend une bifurcation qui nous mène a Surprise Creek; une petite marche d’approche et nous voila au bord d’une jolie piscine… pendant que je fais quelques photos Anna nous appelle d’un peu plus haut…2 autres surplombent la première, et celle du sommet est tout simplement incroyable: de l’eau super chaude dans un creux de rocher impeccablement lisse d’environ 4 ou 5 mètres de diamètre et 2 ou 3 de profond avec une face ouverte qui fait qu’on s’y baigne comme dans une piscine de milliardaire: avec une vue imprenable sur la mini vallée verdoyante, inondée du soleil dore de la fin de journée, dans laquelle coule un filet d’eau…magique.
Apres ca on reprend la piste dont les paysages deviennent vraiment superbes: d’immenses plaines verdoyantes mises en valeur par la lumière dorée, plantées de termitières grises, plates et effilées, a mi chemin entre des lames et des feuilles… tout ca prend des airs de Carnac tropical… J’ais pas fait de photos… j’étais pas dans l’esprit et c’est qu’a 100kms de Darwin.
On tente tous les sites de camping du parc sans succès (comme d’habitude on est les derniers a chercher et c’est déjà plein partout…) du coup on continue notre chemin, traversant plusieurs rivières dont une ou il faudra reculer (un peu technique pour ne pas faire avaler d’eau a l’échappement…) et une dont le niveau attend presque celui des portes malgré le surélevèrent de la voiture (quelques jours après je rencontrais un pote qui me dira l’avoir fait avec un trooper de location (donc non surélevé) et avoir eu les pieds qui baignent), précédée d’un panneau indiquant la présence potentielle de crocodiles… ca dissuade de noyer le moteur au milieu, Anna me dira être impressionnée par mon calme et la souplesse de ma conduite sur piste abimée… le moins qu‘on puisse dire c‘est qu‘elle est tombée le bon jour!.
Finalement tard dans la soirée on trouve un petit bout de place dans le dernier camp.
20/08: On se lève tôt, dit au revoir a Anna et prend la piste pour Darwin, il doit être 10h quand on arrive en ville, commençant par aller confirmer le vol d’Olive a l’aéroport, puis on se met en quête d’un camping le plus prés possible: il faut qu’il soit a l’enregistrement a 4h et demi du mat le lendemain!
Apres avoir mange un bout on se met en route pour le centre ville afin qu’Olivier puisse accomplir son devoir de touriste: la traditionnelle provision de souvenirs.
La ville est agréable et relax… Olive trouve facilement son bonheur et j’en profite pour lui faire ramener quelques bricoles puis on passe dans un magasin de didgeridoos ou le patron insiste pour me faire essayer… et a force de persévérance (autant de sa part que de la mienne) je fini par en tirer quelques sons! C’est super sympa.
Pour la dernière soirée d’Olivier en Australie, après avoir fait ses bagages, je nous prépare la salade d’encornets et de mangues style asiatique de Matso’s alors qu’il ouvre la bouteille d’ “ Oyster Bay Chardonnay” de Marlborough en Nouvelle Zélande (et comme on me l’avait dit c’est un régal).
21/08: 3h45 le réveil sonne, on s’est couche a minuit et demi, pas des plus frais…
Le temps de plier la tente et on se met on route pour l’aéroport… on y arrive un peu en avance, on discute un moment sur les fauteuils et ca y est, il disparait P*%^#*.. C’est déjà fini, il est partit…je suis pris par un drôle de sentiment… depuis le temps que je l’attendais, et je savais tellement que ca passerait en un claquement de doigt…
C’était tellement énorme: mon meilleur pote ici, a l’autre bout du monde, pour un road trip…il n’y a personne avec qui j’aurais plus voulu partager ca que lui. C’etait vraiment trop bon.
Je retourne au camping dormir un peu.
Fin de ce post plutôt long, et finalement pas tant que ca … je pourrais radoter sur ce trip pendant des heures au coin du feu, une tasse de camomille tremblant au bout de mon bras fatigue…. Mais il est encore un peu tôt pour ca.
Mon installation a Darwin fera l’objet d’un autre post, qui contiendra peut être bien aussi quelques états d’âme et autres réflexions sur la condition de voyageur… je me sens l’envie d’écrire ce genre de trucs… attendez vous au pire et surtout ne prenez pas tout au pied de la lettre.( ca c’etait en tres bonne voie, j’avais ecris des trucs plutot censes, mais tout etait dans l’ordinatuer porte disparu, je sais c’est un peu facile dans ce genre de situation de dire qu’on avais ecris une reflex ion digne de l’accademie Francaise, mais il faut bien tirer quelques avantages de la situation…)
Olivier etait cense m'envoyer un petit mot a mettre en ligne, mais il a reussi a etre encore plus en retard que moi!!!...mention speciale a Mr Olive!
Et non je suis pas perdu dans un coin de Bush entrain de sécher… rêvez pas vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ca!
Retard, retard et reretard…desole d’avoir ete aussi long, mais en fait apres avoir ete un bon moment sans ordinateur a Darwin, Olivier ayant ramene l’epave de l’ancien en France il a fallu le temps que j’en commande un autre, que j’ecrive ce qui suis, que je prepare les photos (et je doit avouer qu’il y a eu une dizaine de journee au milieu ou je m’en suis pas des masses occupe…), et quand enfin tout commencait a etre pret, alors que je trainais a tout mettre en ligne mon ordi tout neuf, mon gps et quelques bricoles ont casse une vitre du 4x4 une nuit pendant que je bossais et ce sont mysterieusement evades …heureusement mon appareil photo et le 2eme disque dur contenant une copie de mes photos restent avec moi dans mon sac a dos.
J’ais donc reperdu du temps a rachetter encore un autre ordinateur et repreparer pas mal de choses…
Par la même occasion j’en profite pour vous prévenir: il y a certaines fautes qui seront récurrentes, le clavier anglais ne me donnant pas la possibilité de les corriger.
Sa y est il est arrivé ! Accrochez vous ! (et prévoyez du temps!)
Samedi 2 aout comme prévu il a atterri a Broome, mais je n'étais pas la pour l'accueillir (tu parle d'un pote !) : je bossais a Matso's de 6h du mat' à 23h, et j'ais pas pu décaler ma pause.
Mais en fait pour que tout cela ait du sens il faut reprendre depuis le début :
En arrivant a Broome suite a quelques mésaventures et "miscomptages" il ne me restait que 12$50 (au lieu de 4 ou 5 000 que je prévoyais… léger trou), et 15 jours pour gagner suffisament d'argent pour payer le voyage jusqu'a Darwin.
En arrivant je suis donc allé directement dans les agences de recrutement pour trouver un boulot pour le lendemain...lesquelles se sont montrées d'une inéficacité impressionnante : me promettant une réponse pour le lundi (a défaut de sur le champ, comme j'éspérais) et finalement ils m'ont rappellé juste avant que je quitte la ville.
Après ça j'ais donc pris la liste des restos de la ville et suis allé les faire un par un : résultat un éssai à Warf le dimanche et pas mal à repasser voir le lendemain (samedi).
Le samedi je repasse voir ceux que je devais et obtient une autre proposition d'éssai (au Black pearl, qui ne m'inspire pas) et un cuisinier de Matso's me dit que le chef sera surement très intéressé de me rencontrer.
Le lundi mon éssai a Warf se passe pas mal, même si la journée est longue et que le boulot est pas palpitant, c'est assé particulier: a part un gars les chefs sont des nanas qui ont commencé dans la boite comme "kitchen hand" (manoeuvre de cuisine, chez nous) et ont étées formées sur le tas; on a les boissons a volonté (bière comprise...) a priori ca a l‘air d‘être la manière locale de garder le staff, a la fin de la journée on me demande si je veux de l‘herbe ou de l‘exta, a priori ca aussi le patron fournis…ca a l’air d’être une “tradition” sur la cote ouest… un peu saoulant a mon gout.
Le lundi je rencontre le patron qui était absent et on n'ouvre pas le resto pour cause de vent pas possible (personne ne viendra sur le port aujourd'hui), j'en profite pour discuter avec lui des conditions avant qu'il n'invite tout le monde en remerciement pour quelques bricoles qu'on a fait.
Le mardi, deuxième jours de travail a Wharf… au fil de la journée et au vu de la proposition de salaire misérable, mon état d’esprit évolue petit a petit de “faut que je trouve autre chose au plus vite” a “J’ais plus une tune, pas d’autre boulot, mais tan pis si c’est con je me barre”; aussitôt dit aussitôt fait: a la fin du service je leur demande de me payer et je part.
Le lendemain je me remets donc en quête d’un boulot, mais j’en ais raz le bol de la restauration made in Broome, alors du coup j’essaye le poissonnier, le boucher, le loueur de 4x4...un peu tout a part les restos ; et quand même le soir je me décide à retourner a Matso’s qui avait eu l’air intéressé et proposait un salaire décent, je relaisse donc mon numéro au manager.
Le lendemain le second demande à me rencontrer, et m’accueille comme un sauveur ! Il faut dire qu’il a pas la vie belle : le chef est parti en Angleterre pour raisons de famille, lui se marie dans une semaine et un autre gars finit dans 3 semaines… (On est au milieu de la saison)
Du coup me voila relance dans la restauration…et on peu dire qu’il y a du boulot, mine de rien sa fait 9 ans que j’ais pas bosse comme cuisinier !
Heureusement le chef est quelqu’un de très calme et sa se passe super bien avec lui et Laura, une anglaise super sympa et marrante qui bosse en cuisine.
Voila en gros a quoi se résumera ma vie a Broome, au début ils ne me donneront que 7h par jour, mais a la fin j’aurais des journées de 14h, beaucoup plus intéressant, c’est la raison pour laquelle j’accepterais de bosser le samedi et dimanche ou Olivier arrive.
Nous disions donc que j’ais pas pu aller a l’aéroport, il faut dire que la journée a été un peu rude (pour ceux qui se souviennent de “4 mariages et 1 enterrement” sa commence un peu comme sa): la veille après avoir bu quelques verres (d’ailleurs, si vous passez par la, Matso’s est une brasserie artisanale qui a remporte pas mal de concours et leurs bières sont sublimes…) on rentre du boulot et, au moment de me coucher, problème: pas moyen de retrouver mon téléphone, après avoir fouille tout le 4x4 j’emprunte celui d’un pote (en me disant que je suis un peu naze et que j’ais du l’oublier au boulot), sa me permettra au moins de me réveiller. Le samedi matin, 6h, je me lève donc pour aller bosser, pas très frais, mais je me retrouve vite dans le bain: le 4x4 refuse de démarrer, après avoir vide la batterie je n’ais donc d’autre choix que de marcher jusqu’au boulot (c’est pas vraiment le terme exacte, en fait, histoire de compléter le tableau, sa fait 3 jours que je boite comme un malade après que je me soit plante une branche sous le pied dans les mudflats (vous imaginez comme c’est propre, en plus enferme a longueur de journée dans une chaussure pas moyen que sa cicatrise…même après avoir désinfecte avec un truc que du coup j’ais découvert a mes dépends que c’était de l’alcool a 90%!), pas pratique de ne pas arriver a garder le pied constamment parterre quand on se tape des 14h dans une cuisine… bref.)
J’arrive finalement au boulot un peu en retard (pas top vu que c’est moi qui ouvre), fais ma journée clopin clopant, le hasard faisant que ce jour la on ait le double de petits déjeuners de la veille… et il n’y a pas moyen de retrouver mon téléphone…
14h30, ma pause (que j‘ais pas pu décaler), début de la suite de la course: épreuve de plein air… Je retourne au plus vite au camping (heureusement ma collègue m’a prépare un super casse croute a emporter), en arrivant je refouille le 4x4, réessaye de le démarrer avec un jumpstarter… tout sa n’est que peine et temps perdu…j’arrive heureusement a retrouver le numéro d’Olivier dans mon ordi (il ne sait pas comment me joindre ormis le téléphone que j‘ais perdu), et après avoir retourne tout le camp sans succès pour trouver quelqu’un qui puisse aller le chercher a l’aéroport, je sort mon vélo du coffre, il a bien sur les 2 roues a plat, et pédale aussi fort que j’ais la poisse pour aller en ville acheter un autre téléphone… vous allez dire que j’en rajoute mais je vous promets que non, on est samedi: dans le Western Australia sa veut dire qu’il n’y a rien d’ouvert l’après midi…je suis bon pour pédaler jusqu’au gros centre commercial un peu a l’extérieur, qui lui est ouvert. J’y trouve finalement un téléphone, ils n’ont bien sur plus le model le moins cher en stock…Un petit coup de pompe a vélo sur le parking du supermarché, et j’ais juste le temps de passer au camp pour récupérer mes affaires et repartir au boulot; enfin une chose qui va dans le bon sens: je trouve 2 gars entrain de jouer a la pétanque qui acceptent d’aller récupérer Olivier (a pied, mais au moins il aura quelqu’un…(désole vieux j’ais pas trouve de super blonde, mais quoiqu’il en soit si j’en avais trouve une tu crois quand même pas que je te l’aurais envoyé!) )Je leur fait un portrait détaille du genre “c’est un grand type avec des lunettes, il aura surement l’air a l’ouest après 2 jours d’avion et il s’appelle Olivier, vous me le ramenez au boulot”.
Une fois arrive je prends 5 minutes pour brancher mon téléphone et envoyer un message a Olive, histoire qu’il sache un peu ce qu’il en est; seulement dans ma précipitation (qui dure depuis 6h du mat’) j’ais pris le téléphone, le chargeur…et j’ais oublie la batterie dans la boite! aaAAAARGH!!
2 minutes après je croise mon manager qui a trouve un beau téléphone chrome sous les escaliers de la terrasse… j’ais dépense 100$ pour rien, mais je peu enfin envoyer un message a Olivier; il ne me reste plus qu’a espérer que les 2 autres iront bien a l’aéroport.
Le service s’annonce tendu, mais je commence a être dans le coup, c’est comme le vélo, sa s’oublie pas… 5 minutes avant l’envoi des premiers bons Olivier arrive avec son escorte d’élite, il a l’air complètement a cote de ces pompes, mais me voila rassure, il est pas entrain d’errer en ville a se demander quelle sorte de pote je suis pour le laisser a l’autre bout de la planète sans nouvelle ou adresse ou me joindre.
Il me rejoint au Bar de Matso’s après le service et on peu enfin boire un coup peinard.
Le dimanche j’ais encore une longue journée qui m’attend, finalement elle est plutôt facile, hormis le fait que j’ais de plus en plus de mal a garder le pied parterre et que forcement sa me fatigue; pendant ma pause j’attend Olivier a l’extérieur du 4x4: c’est lui qui a la clef et a priori on s’est pas des masses compris: il a cru que je rentrais pas et moi je m’étais arrange avec un gars qui a un Hi Lux pour essayer de câbler la voiture… heureusement que Laura m’avais encore prépare un casse croute, sinon il m’aurais laisse mourir de faim l’animal!
Le soir je le retrouve au camp, assis sur un carton de bière
Lundi, enfin le jour de quitter Broome! Enfin si on arrive à démarrer…Le temps de tout ranger, charger…il se fait bien tard, en plus nos tentatives de câblage sont restées infructueuses, la batterie principale est trop plate… Heureusement j’ais eu une petite illumination: en la démontant, et la branchant au jumpstarter, lui-même mis en charge, elle se recharge…sa fait pas riche, mais sa nous permettra de partir en milieu d’après midi.
Apres une séance shopping costaud on se met enfin en route, pas pour bien longtemps, bien sur, mais au moins on quitte la ville…sa y est on attaque notre trip!
On trouve un endroit paradisiaque pour camper, a même pas 100 kms de Broome…
La marrée basse forme des piscines de roche ou on va s’évertuer à essayer d’attraper quelques poissons, avant de s’ouvrir une petite bière au coin du feu, et je dois bien reconnaitre qu’elle avait ce petit gout particulier des vacances entre pote attendues depuis longtemps !
05/08: on quitte notre camp de rêve pour faire le tour de Cape Leveque , un peu décevant: le moindre truc qu’on veuille aller voir (y compris le cape lui-même) fait partie d’une communauté ou d’un resort et dans les 2 cas il faut payer… du coup on fait le tour de la péninsule sans trop voir grand-chose, a part quelques bushfires (incendie)… a la tombée de la nuit on sera oblige de changer un peu d’itinéraire par manque de carburant et d’endroits pour camper…un peu déçus par la péninsule on décide de continuer jusqu’à un camp sur la route de Derby; Olive aura conduit quasiment toute la journée: mon pied a cicatrise grâce au Teatree (c‘est un truc génial), mais la douleur s’étend.
06/08 : on arrive a Derby en début d’après midi, après que j’ais loupe la route de Prison Tree, dommage, et je dois dire que soit j’ais pas tout compris dans le Lonely Planet, soit son auteur en tenais une bonne quand il a écris la page de Derby, parce que la jetty qui est censée faire 1 mile est en fait est en fait plus petite que celle de Broome…
On continue donc notre route et trouve un coin sympa pour camper, dans le lit d’une rivière…
Ce soir la Olivier m’apprendra le boulot à la Mobalpa: pourquoi rester debout a coupé le bois pour le feu alors qu’on peu le faire assis dans une chaise?
07/08: notre route nous mène à Windijana gorge: c’est super beau et bourre de crocos: nos premiers! Il y en a partout, de toutes les tailles (enfin pas des trop gros quand même vu que c’est des d’eau douce…
Du coup un peu s’approcher un peu (ils ont l’avantage de ne pas être top territoriaux)
Ca sera aussi notre première occasion de voire une bonne colonie de chauve-souris, elles sont en plus vachement grosses…si j’écris qu’elles étaient super belles il y en a qui vont faire des bonds, mais personnellement elles ne m’ont pas inspire de crainte ou de dégout, c’est plutôt un animal qui a l’air fragile et victime de son image…
Apres une petite rando on continue en direction de Tunnel Creek National Park pour y passer la nuit, mais en fait il n’y a pas d’aire de camping; vu que celle de Windjana gorge est loin et chère on se trouve un petit coin a l’écart dans le bush.
08/08:on arrive tôt a Tunnel Creek, mais pas asse apparemment: une bétaillère a touriste arrive déjà (si je vous jure, c’est vraiment le terme qui convient: des genre de 12 tonnes 4 roues motrices, aménages en bus climatise et placarde “véritables aventures dans l’outback” en énorme, qui vont d’entrée de parc en entrée de parc par les dirtroads…) heureusement le temps qu’ils se préparent on a fini notre petit dej et on rentre dans la “grotte”, en fait je sais pas si on peu appeler ca une grotte: la rivière s’enfonce dans la roche par une galerie qu’elle a creuse, qui doit faire de 3 a plus de 10 mètres de haut, suivant les endroits et 5 a 8 mètres de large… et ce tunnel sinueux (je m’attendais a ce que ce soit plus ou moins droit) dure quelque chose comme 750 mètres.
C’est vraiment impressionnant de se balader la dedans, il y fait vraiment noir, et d’un coup ma fidele lampe frontale me parait bien faible…
On aura quand même réussi à faire notre tour avant qu’il n’y ait trop de monde, rencontre sur le parking un gars qui voyage depuis pas mal de semaines avec une vieille 600XT a peu prés en sens inverse de notre itinéraire…il dit que ce n’est pas aussi dur que ca…moi je dis que ca inspire.
Apres ca on se met en route pour Fitzroy Crossing ou on trouve un petit camping dont le gérant est d’une gentillesse impressionnante: on discute, il nous emmène choisir un emplacement (il nous en donnera un prés de la cuisine ( ou il y a du the, café, cappuccino, sucre…gratos), ombrage et prés du frigo/congel commun, histoire qu’on puisse gouter le génépi qu’Olivier a amène a bonne température)
Depuis 3 jours Olive essaye de téléphoner avec des cartes prépayées, mais il y a toujours quelque chose qui va pas, si bien qu’il finit par prendre mon portable…ce qu’il ne m’avais pas dit c’est que le 6 c’était son anniversaire (la il y en a qui vont dire “ wa l’autre eh, il sait même pas l’anniversaire de son pote…”, c’est vrai que je sais très peu d’anniversaires…), remarque pour quelqu’un qui aime pas trop le fêter au moins celui la il pourra dire qu’il a pas été fête!
En fin d’après midi on va faire un tour a Geikie Gorge National Park, qui doit être sympa, mais dont on ne voit quasiment rien si on ne prend pas un de leurs tours en bateau.
09/08: le programme n’est pas des plus intéressant: il faut qu’on roule sur la hwy 1 pour s’approcher le plus possible de Bungle Bungle, en plus pendant 100 kms on ne fait que s’arrêter pour essayer de régler le gaz: le 4x4 refuse obstinément de passer les 90 km/h… finalement une partie de la solution apparaitra a Halls Creek: le fait de remettre du nouveau gaz nous redonne déjà un peu de puissance et réduit un peu notre conso qui était devenue colossale, le plein qu’on avait fait a Fitzroy ne devait pas être top.
Il faut dire que le moteur donne un peu de signes de faiblesse : il me manque pas mal de puissance, je consomme beaucoup, le carter d’huile refuit, il faut débrancher la batterie quand on s’arrête plus une demie heure… il faudra que je m’occupe un peu de tout ca quand je m’arrêterais longtemps a quelque part.
Quoi qu’il en soit notre journée n’est pas des plus passionnantes, mais il n’y a rien à y faire…
Le soir on campe juste avant le début de la piste de Bungle Bungle, on commence à être pas mal rodes pour ce qui est du montage du camp : je donne guère plus de ¾ d’heure avant qu’on soit assis avec une bière et tout de prêt pour faire le feu…
Ce soir la, on essayera aussi d’approcher une troupe de Red Tailled Cockatoo et un Great White Cockatoo (je crois), puis on aura une longue (enfin tout est relatif) et sérieuse (la aussi…) discutions sur le sujet de The Tableland Track, une piste qui traverse le Kimberley par le milieu: sur la carte (misérablement imprécise) de mon guide 4x4 elle est indiquée comme fermée, impossible a suivre et donc interdite d’accès, le service d’état des routes n’a aucune information a son sujet et le Visitors Center dit qu’on ne peu pas y aller… après avoir soigneusement pèse le pour et le contre on en conclu que c’est surement une idée a la con et qu’il serait bien dommage de passer a cote.
10/08: début de Bungle Bungle, très attendu avouons le, on attaque la piste qui pour une fois est étroite et joueuse, donc on se prive pas… D’autant que je ne m’étais pas rendu compte, mais 60 kms de conduite agressive sur une petite piste bien sinueuse et vallonnée, avec quelques petites rivières, ca fait pas mal!
Apres ces gamineries (agrémentées de vues magnifiques) on arrive à Minipalm Gorge ou une petite marche dans une gorge plantée de palmiers nous attend.
L’étape suivante est Echidna Chasm, une autre gorge, asse impressionnante celle la: elle ne doit faire que quelques mètres de large (par moments on peu en toucher les 2 paroies en écartant les bras) pour une centaine de profond a certains endroits… saisissant, d’autant plus que la roche n’a l’air d’être qu’un amas de galets et de sable agglomère (Sandstone).
En fin d’après midi on traverse le parc et attaque la marche de Cathédral Gorge, la fin ne failli pas a son nom: le roc y prend vraiment des airs de cathédrale par l’immensité de la “salle” qui termine la rando, d’autant plus avec le silence auquel on a droit (on est probablement les derniers à marcher, les Australiens ont tendance à arrêter tôt et la lumière commence à baisser)
Tous ces endroits sont asse difficiles a décrire : il n’y a pas vraiment de mots pour matérialiser l’immensité et la particularité de ces gorges: tout ce que je pourrais écrire vous décrira une belle gorge, profonde, sèche, aux teintes orangées mais c’est a peu prés tout…
La vérité c’est Bungle Bungle mérite amplement sa réputation de par sa singularité, son immensité, ces couleurs : ici pas besoin de peintures primitives ou de plantes colorées, le roc se suffit a lui-même: gigantesque composition de rayures oranges et noires plantées de gisements blanc immaculé et de variations ocres aux airs de vieilles cartes.
Il faut bien reconnaitre aussi que cet endroit a un cote frustrant: on a l’impressionnant de ne voir qu’un minuscule pourcent de la bordure de ce que renferme ce champ de dômes.
11/08: l’idée c’était de se lever tôt pour faire Piccaninny Gorge Walk en un jour (il se fait normalement en 2...); pour ce qui est du départ on est pas trop mal: a peine une petite demi heure de retard sur ce que j’avais prévu, premier virage je met généreusement le 4x4 en crabe, juste histoire de m’assurer qu’Olivier est réveille et en forme; mais une fois arrives au départ de la rando on se met en tète de faire le Dômes Walk vite fait avant, et une fois devant on est rattrapes par un vieux coup d’instinct: il n’y a personne pour nous voir alors on attaque a essayer d’escalader les dômes…après avoir renonce sur un énorme (c’est pas trop dur, mais un peu instable et mine de rien le vide dessous est bien réel) on arrive au sommet d’un autre de taille plus raisonnable.
C’est super sympa mais ca nous fait partir pour notre marche a 10h ( pour se taper une marche de 2 jours c’est quand même asse short…)
On part d’un bon train, conscients qu’on n’arrivera surement pas à tout faire; ce qui est bien c’est qu’alors que je m’attendais à une longue marche d’approche vers un beau site c’est en fait beau tout le long…
On en aura fait finalement un bon ¾ (24 kms) en finissant a la nuit bien tombante (limite tombée) reste encore a faire les 60 kms de piste 4x4 pour rejoindre un camp gratuit a l’extérieur du parc… j’avouerais que l’heure et la fatigue aidant le diner a été vite fait.
12/08: on retourne a Halls Creek pour faire le plein encore une fois (eh oui, a faire les cons dans Purnululu il y est passe) puis on attaque la piste qui mène a la station d’élevage de Bedford Downs, jusque la c’est relax, mais après il va falloir trouver notre direction: pas très évident avec une carte au 1/1 000 000eme de trouver une piste disparue… du coup on navigue un peu au pif vérifiant juste notre cap par rapport a ce que la carte semble indiquer… tout ca prend une tournure intéressante a mesure qu’on s’éloigne de la station: la piste est de moins en moins visible, jusqu’à devenir difficile a deviner; après une quarantaine de kilomètres on arrive a l’entrée d’une gorge ( a priori Teronis Gorge) ou la piste semble s’enfiler par une sorte de trace rocheuse entre la paroie et l’eau…on progresse doucement mais tout se passe bien, y compris les divers franchissements de la rivière elle-même (il n’y a pas beaucoup d’eau mais c’est rocheux et non aménage, ormis par les crues…) Mine de rien le propos se corse petit a petit: en descendant vérifier avant de franchir une grosse marche je m’aperçois que pour suivre on a droit a une longue étendue de sable sec et mou…. Ca sera pas ma première, mais disons qu’ici il est asse déconseille de rester coince… La encore c’est finalement sans encombres mais histoire de finir en beauté on se retrouve face a une traversée qui cette fois est vraiment pas gagnée d’avance: le lit doit y faire un bon 25m avec un peu d’eau, mais surtout il est constitue de vraiment gros rochers…après qu’on l’aie longuement regarde j’y engage doucement le 4x4, les 15 premiers mètres se passent bien, mais pour le faire sortir de l’autre cote il va falloir bien placer les roues pour ne pas faire toucher les ponts et arriver a tourner a l’équerre. Olivier, qui est reste dehors m’arrête a plusieurs reprises pour qu’on enlève une pierre qui gène ou qu’on aménage une montée sur une trop grosse pour être bougée (le problème dans ce cas est que si le 4x4 ne porte pas droit sur le rocher il se met a glisser de travers et risque de se poser sur les lames de ressort ou pire…(c’est asse désemparant de sentir cette grosse masse glisser dans une dimension ou on a aucun contrôle)) La difficulté pour sortir du lit résidera dans le fait qu’il faut lui faire donner de la puissance mais en même temps être capable de le rattraper instantanément si il part; a ce stade la je n’ais plus la possibilité de voir asse précisément ou je pose mes roues je m’en remet donc complètement a Olivier qui me guide a la voix: un instant qui me reste comme une sensation vraiment étrange: les derniers mètres, je doit donner une bonne accélération pour le faire monter sur la berge en tournant a l’équerre et faisant passer les roues entre des gros rochers, mais je ne vois rien de tout ca: je ressent juste cette grosse masse puissante et me fie a Olivier qui me dit d’accélérer en gardant les roues braquées…
Au final l’exercice était génial, même si mon Toyota n’a pas vraiment le gabarit d’un trialiste, et il faut bien reconnaitre que l’isolement ajoute une bonne dose de pression…Il nous aura fallu une heure pour faire 3 kilomètres et on y aura laisse un pneu ( a la prochaine road house on apprendra qu‘il est bon pour la poubelle), mais c’était vraiment une bonne expérience, enfin un petit arrière gout d”aventure”… en fait le premier depuis que je suis en Australie, je m’attendais un peu a ce que ce soit mon pain quotidien, espérant des tonnes de spots désaffectes comme celui la… finalement mon voyage est différent (et c’est peut etre mieux ainsi: qui sait si j’aurais tenu la distance…)
Follow the dog…
Again…
La piste…
On campe sur le plateau quelques kilomètres plus loin; l’endroit est joli: une savane courte et dorée, plantée de quelques baobabs, la lumière baisse doucement pendant que je construit un barbecue en petites pierres sèches carrées.
Pour ceux qui pourraient avoir envie de jeter un petit coup d’œil sur Google Earth voila les coordonnées GPS du camp: 17*17 557 S 127*13970 Et si vous partez un peu a l’Est ou Est Est Sud vous devriez aussi voir notre fameuse gorge, mais ne vous attendez pas à voir une piste (peut être un peu a l’endroit ou on a relevé les coordonnées, mais c’est tout)
13/08: les dégâts de la veille ne se limitent hélas pas a un pneu: après avoir déjeune Olivier s’occupe de réparer le bac batterie (qui n’a pas résiste) et le joint de carter d’huile, pendant que je vide l’arrière pour reconstruire le placard: on a du un peu trop le secouer, toutes les étagères ont dégringolées dans le fond et il s’est décroché du mur…je lui ajoute donc une bonne charge d’équerres, plaques, vis et autres supplémentaires, je vais pas recommencer tous les 2 jours!
Vers 10h et demi on reprend notre route, la piste est toujours aussi difficile a suivre et agrémentée de quelques franchissements (ou j’arrive de mieux en mieux a ne pas faire toucher le dessous du 4x4...)
A un moment donne j’ais du louper la piste “principale” tant et si bien qu’on se retrouve sur une autre que je ne comptais pas prendre parcequ’en plus d’être interdite elle n’a pas été vérifiée par Hema Maps…ce qui n’est pas forcement bon signe vu l’état de celle qu’ils ont vérifié!
En fait ca se passe bien, avec quand même un peu de pression toujours due a l’isolement et au carburant qui baisse ( je ne peu pas savoir a l’avance si j’aurais d’autres sections a négocier a la boite courte, ce qui change considérablement les choses).
Finalement on arrive a la station de Marion, et a partir de la la piste devient beaucoup plus roulante, on se prendra d’ailleurs au jeu, commençant a accélérer, jouant avec les compressions jusqu’à ce que sur l’une d’entre elles le 4x4 décolle un peu (pas 3 mètres non plus, on est ni au Paris Dakar, ni a Marseille!), ca fait un peu bizarre de sentir cette énorme masse délester, heureusement contrairement a ce que j’aurais cru on a presque pas senti la reprise de contact… et on est la dedans a se marrer comme 2 cons…
Le paysage est encore différent: il se donne des airs de grandes plaines Américaines ( c’est pas que je considère ce pays comme une référence comme chacun sait, mais c’était l’illustration la plus facile) avec d’immenses plateaux rectilignes et parfaitement plats se dressant devant nous dans un soleil un peu paresseux ce jour la.
Apres un généreux 150 kms a respirer une poussière inimaginable (( les portes arrières ne joignent pas bien) par moments je tousse comme un gars qui sort de la mine, incapable de reprendre mon souffle, une sensation d’inefficacité dans les poumons) on rejoint le mythique Gibb River Road, qui n’a rien de si extraordinaire, a part que peu de temps après avoir attaque on crève a nouveau, je prend donc la résolution de rouler doucement jusqu’à la prochaine road house (on a plus de roues de secours…).
A Mt Barnett Road house ils ne font pas les réparations, mais ont un camp qui sera le bien venu pour la nuit, on est crasseux comme jamais, la poussière a transforme mes cheveux en une espèce de dreadlock géante.
Petite anecdote qui aurais mérité une photo: vu qu’il est interdit de couper les arbres aux environs du camp on en coupe un petit avant sur la piste et fait les derniers kilomètres avec le tronc en travers du bull bar et les branches sur le toit…
Le truc moins marrant c’est que alors que la perspective d’une douche prend des airs salvatrice la réalité est plutôt déroutante: il n’y a pas de lumière, peu importe…, mais surtout l’eau coule comme mon petit doigt ( si, si sérieux, j’exagère pas) et froide! Je décide donc que le lavage de cheveux, même si je les supporte plus, attendra le lendemain matin.
14/08: Au réveil la douche coule plus généreusement, mais toujours aussi obstinément froide… déjà que je déteste me mettre dessous le matin…
En milieu de matinée on reprend la route, notre conso continuant d’augmenter au fil du temps alors qu’on manque un peu de puissance, c’est asse préoccupant; après 170 kms de piste dénuée d’intérêt on atteint la Drysdale River Road house pour y faire réparer nos pneu (un seul du coup, vu qu’en définitive on apprendra que celui qu’on a crève dans la gorge est détruit), puis on repart en direction de Mitchell plateau, mais on s’arrêtera en fin d’après midi au bord de la King Edward’s River.
Petit camp peinard, après une jolie traversée, pour pêcher un peu.
15/08: Apres qu’on ait fait une trentaine de kilomètres un rapide calcul me force à me rendre a l’évidence: j’ais mal prévu la conso gargantuesque de l’engin sur la piste un peu abimée et on est forces de faire demi tour, on aura pas asse pour aller a Mitchell falls et revenir…
Au moment de retraverser la rivière Olivier monte avec des Pêcheurs locaux pour pouvoir me prendre en photo pendant ce temps.
Nos réserves de carburant diminuent a vue d’œil, tant et si bien qu’on fini par tomber en rade a 3 kms de la road house (si si, plus une goute dans le réservoir, ni le jerry can et plus de gaz…) Olivier a la bonne idée de vouloir arrêter un 4x4 qui arrive en face pour lui acheter quelques litres de son Jerry Can, mais voila, le gars est au gasoil!, il nous propose alors de retourner remplir le notre, et pendant que je le désangle sa copine saute de la voiture pour nous sortir une bière du frigo! Olivier n’en revient pas, ces Australiens sont vraiment incroyables!
Le soir, alors qu’on cherche un coin en retrait de la piste pour camper on retombe sur notre troupe de pêcheurs.
16/08: On continue notre route sur la Gibb River Road, qui devient plus jolie, avec un peu de relief, et alors qu’on cherche une bifurcation vers une petite piste on a droit a notre troisième crevaison… cette fois la question de la réparation ne se pose pas: le pneu est complètement déchire.
On est bon pour aller au plus Direct à Kununurra, quitte a louper quelques bons spots.
Une fois en ville, et après avoir trouve un camping on décide d’aller faire un petit tour sur une piste a l’extérieur, tranquille vu qu’on a plus de roue de secours, le début est sympa,
avec un joli bushfire qui vient jusqu’à la route, puis quelques paysages sympa… alors qu’on vient juste de faire demi tour, quatrième crevaison… heureusement Olivier avait eu le bonne idée d’acheter une bombe anti crevaison a la station service, après l’avoir utilise on arrivera a rejoindre la ville en regonflant tous les 10 kilomètres (j’ais un compresseur dans la voiture…)
On sera bons pour rester un jour a Kununurra, on est samedi soir, il sera donc impossible de faire réparer le lendemain.
17/08: On se tape une petite journée en touriste en ville,
a faire des photos au bord du marais, chercher désespérément un bottleshop ouvert (peine perdue) et le soir on pêche au bord du camping.
18/08: lundi matin on se lève tôt, pack notre campement et file chez le marchand de pneus, je les ais tous appelles avant pour savoir qui a des occases, au cas ou… mais personne n’en a, tous les gens sortant de la Gibb River Road étant plus ou moins dans le même cas.
Le mécano garde la voiture 1 heure, temps qu’on va mettre a profit pour recompletter notre provision de bière…enfin essayer, les bottleshops sont encore fermes, problème de réglementation locale!
Quand on retourne au garage on apprend que le pneu est mort… troisième à la poubelle! Et dire qu’en partant de Perth j’en avais achète des archi renforces pensant être a l’abri des crevaisons…Heureusement le gars nous a trouve une occase pas chère, on en profite aussi pour changer un tuyau de dépression coupe, pensant qu’il est peut être a l’origine de notre surconsommation.
Quelques minutes après nous revoilà sur la route, tout droit direction Katherine, on est obliges de supprimer certains stops vu qu’on a perdu un jour et que le vol d’Olive approche, la frontière de l’état ne pose pas de problèmes, et vers 2h on décide de s’arrêter pour manger un bout au bord de la rivière.
Une petite heure après je tire sur le démarreur, en vain…je serais incapable de dire la combientième fois c’est que je grimpe sur le toit chercher un peu d’essence pendant qu’Olivier ouvre le carbu…on procède donc a notre petite cérémonie: Olive vidant une bonne gorgée d’essence directement dans le papillon ouvert, mais cette fois rien ne se passe… deuxième tentative et pas plus de succès… on attaque a démonter les bougies; on a pas d’allumage… on démonte alors la tète de delco, la bobine, vérifie les câbles et autres connections… rien n’y fait et le niveau de la batterie baisse. Apres une bonne paire d’heures passées a tout vérifier avec un Australien qui a l’air de bien connaitre la musique en ce qui concerne les allumages rien n’y fait… Un couple d’Aussie m’emmène donc à Timber Creek trouver un mécano pour venir me remorquer, plus trop le choix, le temps commence à presser. Quand j’arrive a l’unique garage le gars me répond qu’il ne fait pas le remorquage et que je dois aller a Katherine ou Kununurra…respectivement 200 et 300 kms, alors que je suis a 7 kms de son garage…ca va me couter une fortune! Apres négociation il accepte de me remorquer avec son 4x4 tôt le lendemain matin… les Aussie me ramènent vers Olive a qui j’annonce qu’on va aller a la pêche…
Chose faite, le problème c’est qu’avec leurs histoires de réglementations on même pas une bière! Malgré tout on prend quelques poissons chats en profitant d‘un lever de lune absolument magnifique. La nuit tombée un road train vient se garer pour passer lui aussi la nuit la, on commence à discuter avec le chauffeur, il s’appelle Steeve, il est de la cote sud du Western Australia, en “vacances” après une livraison a Darwin; apprenant qu’on est en panne il nous propose de jeter un coup d’œil avec nous… on redémontre tout une fois de plus et au bout d’un moment il s’aperçoit que les p*!#*.. de vis platinées n’ouvrent pas comme il faut, il règle le problème, et comme notre batterie est complètement a plat il entreprend de nous câbler a son camion, sans suces mes câbles étant trop petits et vieux, puis de me tirer au tour du parking en prise pour essayer de me faire démarrer… en vain, il me câble ensuite a son camion au ralenti pour me faire charger pendant qu’il nous offre quelques bières fraiches ( sacrement bienvenues malgré le froid plus que surprenant) et qu’on tape la discute; après quoi il retente de me tirer, toujours sans succès.
On abandonne finalement pour manger un bout et lui offrir un coup de génépi…dont il aurait bien commande une caisse! Avec tout ca il est passe 1h du mat’ quand on va se coucher… ces Australiens sont vraiment excellents!
19/08: on se lève tôt et a 8h pile tout est emballé quand le garagiste arrive avec un Toyota comme le mien et nous remorque jusqu’à Timber Creek, je lui explique ce qu’on a fait, il vérifie qu’on a de nouveau de l’allumage et câble une batterie de camion… 2 tours de démarreur et c’est parti! Steeve avait vu juste.
Je donne 20$ au mécano, on fait le plein et va au bottleshop attenant pour acheter un pack de bonne bière et retourner le déposer au pied du camion de Steeve qui doit encore dormir, mais une fois encore on est coupes dans notre élan par les réglementations locales…
On reprend donc la route, vraiment contraries de ne pas pouvoir remercier ce gars qui a été si gentil avec nous… tout ca pour des histoires de lois a la c*#&*, les bières étaient juste la, dans le frigo a cote du comptoir, mais on a pas le droit de les acheter!
D’un coup on a miraculeusement plus de puissance, c’est étrange comme le fait d’enflammer correctement les quantités colossales d’essence absorbées par le moteur peu changer les choses!
On fait route vers Katherine, ou on s’arrêtera pour acheter à manger et se faire jeter une fois de plus a l’entrée du bottleshop…
On mange au bord d’une rivière ombragée ou une jolie fille en jupe blanche se baigne les pieds dans un rayon de soleil… une photo type servie sur un plateau, mais j’ais pas ose…
Notre recherche désespérée d’un bottleshop ouvert nous pousse a nous arrêter a Pine Creek, ou on fera la connaissance d’Anna, une Australienne qui voyage en vélo, train, stop… la temps de charger sa monture sur le toit, de démarrer avec un Goblet d’essence dans le carbu et nous voila repartis (avec enfin des bières qu’elle nous a offert après qu’on aie du donner nos numéros de pièce d’identité! Ah si seulement c’était aussi difficile d’acheter un uzi aux USA…bref.)
Sur la route de Darwin on prend a gauche, direction l’arrière de Lichfield National Park puis une petite piste a travers le parc, elle est jolie, étroite, sinueuse… et après quelques kilomètres on prend une bifurcation qui nous mène a Surprise Creek; une petite marche d’approche et nous voila au bord d’une jolie piscine… pendant que je fais quelques photos Anna nous appelle d’un peu plus haut…2 autres surplombent la première, et celle du sommet est tout simplement incroyable: de l’eau super chaude dans un creux de rocher impeccablement lisse d’environ 4 ou 5 mètres de diamètre et 2 ou 3 de profond avec une face ouverte qui fait qu’on s’y baigne comme dans une piscine de milliardaire: avec une vue imprenable sur la mini vallée verdoyante, inondée du soleil dore de la fin de journée, dans laquelle coule un filet d’eau…magique.
Apres ca on reprend la piste dont les paysages deviennent vraiment superbes: d’immenses plaines verdoyantes mises en valeur par la lumière dorée, plantées de termitières grises, plates et effilées, a mi chemin entre des lames et des feuilles… tout ca prend des airs de Carnac tropical… J’ais pas fait de photos… j’étais pas dans l’esprit et c’est qu’a 100kms de Darwin.
On tente tous les sites de camping du parc sans succès (comme d’habitude on est les derniers a chercher et c’est déjà plein partout…) du coup on continue notre chemin, traversant plusieurs rivières dont une ou il faudra reculer (un peu technique pour ne pas faire avaler d’eau a l’échappement…) et une dont le niveau attend presque celui des portes malgré le surélevèrent de la voiture (quelques jours après je rencontrais un pote qui me dira l’avoir fait avec un trooper de location (donc non surélevé) et avoir eu les pieds qui baignent), précédée d’un panneau indiquant la présence potentielle de crocodiles… ca dissuade de noyer le moteur au milieu, Anna me dira être impressionnée par mon calme et la souplesse de ma conduite sur piste abimée… le moins qu‘on puisse dire c‘est qu‘elle est tombée le bon jour!.
Finalement tard dans la soirée on trouve un petit bout de place dans le dernier camp.
20/08: On se lève tôt, dit au revoir a Anna et prend la piste pour Darwin, il doit être 10h quand on arrive en ville, commençant par aller confirmer le vol d’Olive a l’aéroport, puis on se met en quête d’un camping le plus prés possible: il faut qu’il soit a l’enregistrement a 4h et demi du mat le lendemain!
Apres avoir mange un bout on se met en route pour le centre ville afin qu’Olivier puisse accomplir son devoir de touriste: la traditionnelle provision de souvenirs.
La ville est agréable et relax… Olive trouve facilement son bonheur et j’en profite pour lui faire ramener quelques bricoles puis on passe dans un magasin de didgeridoos ou le patron insiste pour me faire essayer… et a force de persévérance (autant de sa part que de la mienne) je fini par en tirer quelques sons! C’est super sympa.
Pour la dernière soirée d’Olivier en Australie, après avoir fait ses bagages, je nous prépare la salade d’encornets et de mangues style asiatique de Matso’s alors qu’il ouvre la bouteille d’ “ Oyster Bay Chardonnay” de Marlborough en Nouvelle Zélande (et comme on me l’avait dit c’est un régal).
21/08: 3h45 le réveil sonne, on s’est couche a minuit et demi, pas des plus frais…
Le temps de plier la tente et on se met on route pour l’aéroport… on y arrive un peu en avance, on discute un moment sur les fauteuils et ca y est, il disparait P*%^#*.. C’est déjà fini, il est partit…je suis pris par un drôle de sentiment… depuis le temps que je l’attendais, et je savais tellement que ca passerait en un claquement de doigt…
C’était tellement énorme: mon meilleur pote ici, a l’autre bout du monde, pour un road trip…il n’y a personne avec qui j’aurais plus voulu partager ca que lui. C’etait vraiment trop bon.
Je retourne au camping dormir un peu.
Fin de ce post plutôt long, et finalement pas tant que ca … je pourrais radoter sur ce trip pendant des heures au coin du feu, une tasse de camomille tremblant au bout de mon bras fatigue…. Mais il est encore un peu tôt pour ca.
Mon installation a Darwin fera l’objet d’un autre post, qui contiendra peut être bien aussi quelques états d’âme et autres réflexions sur la condition de voyageur… je me sens l’envie d’écrire ce genre de trucs… attendez vous au pire et surtout ne prenez pas tout au pied de la lettre.( ca c’etait en tres bonne voie, j’avais ecris des trucs plutot censes, mais tout etait dans l’ordinatuer porte disparu, je sais c’est un peu facile dans ce genre de situation de dire qu’on avais ecris une reflex ion digne de l’accademie Francaise, mais il faut bien tirer quelques avantages de la situation…)
Olivier etait cense m'envoyer un petit mot a mettre en ligne, mais il a reussi a etre encore plus en retard que moi!!!...mention speciale a Mr Olive!
Je suis sur le point de quitter Darwin...
Pour faire simple, j'etais enfin sur le point de mettre en ligne mon post sur le road trip avec Olivier, apres de nombreux retards dus en particulier au fait que je me soit fait cambrioler me 4x4 et que mon ordinateur ait disparu...
J'ais mis les photos, mais les textes etaient faits avec la dreniere version de word... je vais donc devoir les retaper, faute de conversion, et vous allez devoir attendre un peu plus! Ca fait partie de aleas du voyage...
HI, is there still some persons who come and read the english version? let me know (here or by email) if it's still usefull that i do it, cause you never leave any comments!
Petite photo particulière avant de commencer.
08/07, je suis partis comme prévu, après être passé dire au revoir a Lisa, j'ais pris la piste qui rejoint Cape Range national park. C'était magnifique: encore et toujours des baies magnifiques avec le reef pour fond, une petite piste sableuse et sinueuse...que du bonheur (un peu mitigé quand même pendant les premières heures: le perpétuel départ de la vie de backpacker... on passe son temps à quitter des gens et des lieux...)
Cape Range est probablement le plus beau park que j'ais vu depuis mon arrivée: il y a tout: le reef séparé de la terre par une eau bleu turquoise, la végétation qui ne ressemble à aucune autre, on croirais qu'elle est peinte, un peu de relief (un barre rocheuse rouge le long de laquelle passe la piste), la faune archi abondante...
Je me retrouve à attendre la marée basse pour franchir Yardie Creek (par chance pour moi je n'attend qu'une heure...), le passage ne pose pas de problème, puis je retrouve Anaïs et Anita à Exmouth.
09/07, Je passe la journée avec Anaïs à flâner en ville et le soir je me redirige vers le park dans l'idée d'y passer la nuit...impossible: vacances oblige c'est bourré de monde et le ranger me répond que je doit revenir tôt le lendemain matin pour avoir une place. Je vais donc dormir au camping le plus proche.
Je vais direct à l'entrée du park, et prend la dernière place disponible! Puis attaque ma journée à me balader un peu partout:
Mangrove Bay,
Turquoise Bay, Oysterstack, North Mandu...que des endroits magnifiques...
puis mon chemin finit à Yardie Creek, où je part faire une petite rando,
l'occasion de voir des "black footed rock walabies", et pas mal d'autres bestioles.
La marée redescendant plus tard que la veille, après avoir pêché un peu je repart vers North Mandu pour y camper, et comme le soleil n'est pas encore couché j'en profite pour aller snorkeller un peu... bonne idée: environ 10 minutes après j'aperçois les antennes d'une langouste qui dépassent de la roche, il me faudra bien 10 minutes de plus pour l'en déloger,
mais ça en valais la peine, elle doit bien faire un kilo et demi!
Une heure après elle est dans le wok; au menu de ce soir: gnocchis à la langouste (archi) fraiche.
Une petite soirée bien agréable je doit dire, même si c'est exactement le genre de moments qu'on apprécierais de partager.
10/07, le matin, alors que je m'apprête a retourner snorkeller, la ranger qui passe faire payer le camp me fait remarquer que j'avais pas vraiment le droit de pêcher la langouste à cet endroit... heureusement après quelques discutions elle laisse filer...
En début d'après midi je retourne a Exmouth voir si finalement Anaïs à du boulot, où si on se fait un week end ensemble dans le parc avant que je reparte, et comme finalement elle a un entretient je décide de camper dans le bush un peu avant le parc et de raprtir le lendemain.
Sauf que le lendemain je m'accorde un jour de plus pour snorkeller... l'endroit est plein de tortues.
12/07, je me lève tôt et me mets en route après un petit ravitaillement pour Karijini National Park, je décide d'essayer d'avancer pas mal parce qu’il faut que j'arrive a bosser un peu avant qu'Olivier arrive (c'est bien beau, je gagnais pas mal à Perth, mais comme on dit ici: "easy come, easy go", d'autant plus que la vie en dehors de la capitale est horriblement chère, par exemple le litre de gaz est à 1$20 au lieu de 58 cents... ça se ressent un peu sur le budget), du coup je passe ma journée a rouler, parce que quand je dis rouler un peu pour que ça aie du sens et que je me déplace un petit peu sur la carte je fais 700kms (je sais avec ça on traverse presque la France, mais ici ça représente pas grand chose...), et aussi parce que je me retrouve rapidement à 80 kmh, un peu inquiété par une fuite d'huile; du coup tout ça fait que je traverse le Pilbara un peu plus vite qu'il ne le mériterais( a seulement 80, mais sans détours ni arrèts).
13/07, J'ais dormi juste avant Karijiini, je m'y rend donc directement et attaque ma visite en ménageant mon moteur. (enfin ça veut dire que je le fais pas trop monter dans les tours, pas que je me traine...)
Ca fait du bien, enfin de la roche ( à défaut de montagnes, comme je l'espérais) en fait c'est un genre de haut plateau, 700 et quelques mètres d'altitude, creusés de canyons magnifiques...et quand je dis magnifiques je pèse mes mots: l'eau (pas très abondante d'accord) parfaitement transparente est surplombée par d'immenses parois rouges et grises, créant des jeux de lumières difficiles à photographier correctement tant les contrastes sont importants.
Du coup je commence à faire un peu toutes les randos du parc, avec la même impression qu'a Kalbarri: ils plaisantent pas sur la difficulté (faudrait pas qu'on fasse ça a nos bons vieux Parisiens...) je les prenais pas au sérieux quand ils disaient que les "grade 6" étaient interdits d'accès à moins d'avoir une licence d'alpinisme et du matos...j'en ais été pour mes frais: même avec de bonnes chaussures j'en ais fini aucun!
Ici il y aurais du y avoir une photo que j'ais oublie de preparer... je la mets dans la bibliotheque des que possible.
Si, si c'est là le "sentier", à droite! Et encore je sais même pas si il était classé "grade 5" celui là (avec un sac remplis d'appareils photos relativement cher ça tire vers l'arrière et vous pousse à éliminer l'éventualité de tomber dans l'eau!), d'autant qu'il y en avais bien 200m, GO HARD, OR GO HOME!
En essayant une voie agrippé au rocher hors sentier je suis tombée sur celle que j'avais envie de voir depuis longtemps, mais que je n'arrivais pas à trouver:
miss "cross spider": avouez qu'elle a une esthétique vraiment singulière, ici la croix sur la toile s'est pas très nette, mais regardez la position de ces pattes...magnifique.
A la mi-journée, après un passage de rivière où j'ais un peu oublié de ralentir, et donc noyé mon moteur, je commence vraiment à m'inquiéter pour lui: en plus de la fuite d'huile j'ais maintenant une perte de puissance colossale...ça sent le joint de culasse qui fout le camp ça... où pas que le joint d'ailleurs...
Je continue mes randos, de toute façon il n'y a ni mécano ni garage et le soir je jette un coup d'œil sous le capot...quand je disais GO HARD, GO HOME!: un léger excès de vibrations sur les pistes aidé par la vague d'eau a arraché 2 antiparasites sur 6: forcément qu'il me manquais de la puissance!
Du coup je me serais fait quasiment tous les treks du parc en 2 jours!
15/07, après avoir dormis dans le bush à la sortie du parc je passe à Tom Price pour essayer de trouver des pièces pour mon moteur... c'est là que je suis content d'avoir acheté un trooper: c'est une petite ville minière à 450 kms de tout, il y a pas de mécano, mais ils ont des joints de troopy en stock! (c'est surement le véhicule le plus courant dans le coin)
Je me ré arête à l'endroit où j'avais campé, pas trop inquiet après que ma fuite ait pris des proportions
démesurées...c'est pas bien grave: je vais démonter mon carter dans le bush,
changer le joint, et avec un peu de pot à midi je repart direction Port Hedland
Ainsi fut dit, ainsi fut fait, l'avantage du 4x4 surélevé
c'est qu'il n'y a même pas besoin de le lever, justement, l'inconvénient c'est
que le carter est lourd comme un cheval mort (c'est une version renforcée, avec
une grosse double épaisseur de tôle (et c'est pas du luxe vu l'état); le temps
que la pâte sèche et que je mange un bout il est midi quand je redémarre...
pour quelques secondes! Il perd toujours autant d'huile.
Après un petit tours du propriétaire je me rend compte que j'ais un trou sur le coté de la culasse par lequel sort maintenant un jet d'huile!
Après un petit coup de fil en France pour un avis avisé je me mets à faire une jolie pièce en alu, à la scie et à la lime, pour boucher (heureusement en partant de Perth je m'étais fait une caisse à outils comme à la maison: avec perceuse, limes, scie à métaux et des tonnes de cochonneries genre vieilles vis, tôles d'alu, d'acier...ça fait pas riche mais ça dépanne) le temps d'ajuster tout ça, de le monter à la soudure à froid et de faire une pate en acier qui appuie derrière pour renforcer le soleil se couche; après un petit essai je me prépare donc à passer la nuit ici.
16/07, je déjeune rapidement, comme si une dure journée se préparait et je démarre... ma culasse fuit toujours, mais je part doucement en misant sur le fait que la dilatation va combler le jeu et que ça ira...nouvel arrêt après 10kms: la fuite ne réduit pas.
Je redémontre, et pour cause: malgré de multiples dégraissage la soudure à froid n' a pas collé correctement... je nettoie tout bien comme il faut et décide cette fois de tailler une vieille vis en cône à la lime et de l'enfoncer en force dans le trou au marteau, au passage je casse une bougie en lui tapant dessus mais pas de panique, j'en ais une série de rechange...
Il doit être midi quand je redémarre...et miracle ça a l'air de tenir...il ne me reste plus qu'a faire 470 kilomètres en surveillant la jauge de pression d'huile et en m'arrêtant régulièrement vérifier ma réparation!
Après une longue route (pas trop vite pour ne pas trop faire monter la pression d'huile...j'ais pas envie de la voir redescendre d'un coup) à travers le nord Pilbara, où il n'y a rien, à un point que vous n'imaginez même pas, qui mettra sur ma route pas mal de "oversize load" (convoi exceptionnel)
Le camion qui fait tout petit devant c'est un Kenworth qui paraitrais gigantesque en France ( sais pas combien peuvent peser ces camions de mine dont les roues doivent faire 2,5 mètres de diamètre, pour qu'ils en mettent qu'un par road train... ça fait jusqu'a 160 tonnes un road train, reposant sur 80 a 110 pneus...le camion mis à la mesure du pays...)
Là c'est le paysagiste qu'ils ont du mettre à la mesure du pays... C'est un Baobab de plus de 700 ans et 120 tonnes qui va être replanté au botanical garden de King's Park (moi qui trouvais dommage que tous les baobabs y soient jeunes!)
J'arrive à Port Hedland, où le port (gigantesque, servant principalement a expédier la production des mines) est quasiment la seul activité de la ville, mais heureusement il y a un concessionnaire Toyota, et un camping (hors de prix) avec des douches! (archi ultra nécessaire après 2 jour de mécanique dans le bush... je dirais même salutaire)
Si on rajoute à ça le fait que j'arrive pas avoir toutes les infos nécessaires pour faire mon taxback (dont j'aurais bien besoin), que j'ais toujours pas eu le fin de mon remboursement d'installation de gaz, que la batterie de 4x4 se vide la nuit si je la débranche pas et que celle de l'ordinateur ne tient plus que 13 minutes par charge (il doit m'en falloir 8 chaque jour pour transférer les photos...ce qui me laisse peu de temps pour écrire mon récit au jour le jour...) on doit pouvoir dire que j'ais eu une semaine un peu difficile depuis mon départ de Coral Bay...
Mais peu importe: GO HARD, OR GO HOME!
2 ème jour à Port Hedland, le mécano de chez Toyota a regardé mon moteur et a dit que ma réparation était fiable et que c'était pas la peine qu'il le refasse autrement...bonne nouvelle, du coup il ne me prend pas trop cher, heureusement, parcequ'après avoir lutté pour obtenir de quoi faire mon taxback et essayé tous les moyens possibles de le faire moi même je suis finalement obligé de faire appel à un tax accounter, et là légère douche froide: alors que je pensait pouvoir toucher dans les 4000$ (dont j'aurais bien besoin avant qu'Olivier arrive) il m'annonce que j'ais pas été taxé correctement et que je doit en fait 1200$ à l'état Australien! (heureusement ça ne prendra réellement effet qu'une fois que j'aurais envoyé ma déclaration...), et en plus il m'allège (sur le champ lui par contre) de 150$ au titre de service rendu (pour la bonne nouvelle...)
Du coup le choix est vite fait: le temps de pêcher mon diner du soir et je sort de Port Hedland pour trouver un endroit pour camper gratos, et le lendemain direction Broome one shot.
18/07, le matin je me lève tôt, motivé par la journée palpitante qui m'attend: 600 et quelques kilomètres de route droite au milieu du Bush et pas trop le temps de prendre les petites pistes qui mènent à 80 mile beach (et aussi pas trop les moyens: à la 2ème road house je m'aperçois que contrairement à ce que je croyais il ne restait pas sur mon compte Australien de quoi payer le carburant pour le trajet...) le seul accès à moins de 20 bornes de la plage passe par un territoire aborigène où il est strictement interdit de transporter de l'alcool (vous vous doutez bien que j'ais ma petite provision de vin et de bière).
J'arrive finalement en milieu d'après-midi à Broome, direction le visitors center pour savoir où sont les agences de recrutement.
La ville est plutôt petite, hyper active et je fais le tour des quelques restaurants... j'arrive rapidement à décrocher un essai pour le surlendemain.
, je continue mon tour des restos, au cas où; je dort un peu partout où je peu histoire de ne pas payer le camping, donc du coup le matin je me lève super tôt pour bouger avant que les rangers ne commencent à tourner.
Le soir j'ais la chance que ce soir le jour du staircase to the moon (en clair la réflexion du lever de lune sur la plage donne l'impression qu'un escalier monte à la lune, ça n'arrive que quand la marée basse coïncide avec le lever de lune, un jour où elle est pleine...).
Le lendemain, bêtement, je traine alors que je suis levé et vois donc arriver les rangers qui me préviennent que le camping est interdit dans Broome et qu'ils ont noté mon immatriculation (donc la prochaine fois c'est amande).
A 10h je commence mon essai, qui se passe pas mal, mais les jours suivants pas la même: je m'aperçois que c'est pas du tout fait pour moi: déjà le "fish'n chips" ça me gonfle, et en plus pour une journée de 12h à fond ils ne donnent que 120$... je veux bien qu'on peu picoler gratos et à volonté, mais bon ça fait pas avancer le schmilblck; résultat: après le service je leur annonce que je ne reviendrais pas le lendemain, pas des plus malin quand on sait que j'ais plus un rond, pas d'autre boulot et que 10 jours pour refaire de l'argent avant qu'Olivier arrive (faut bien mettre de l'essence jusqu'à Darwin (environ 4000kms pas les pistes sympa)); mais bon peu importe, celui là me saoulais trop...faut aussi dire que se faire commander par une nana (c'est pas ça le problème) hyper territoriale, qui à appris le boulot en 2 ans dans cette boite et qui s'imagine que j'ais pas d'expérience en cuisine, ça aide pas forcément; sans préciser que comme tout le long de la cote ouest une des premières choses qu'on m'a proposé c'est de l'exta, acides et autres...je veux bien que j'ais la tête de l'emploi, je suis habitué à ce qu'on me propose de la beu et autres à tous les coins de rue, mais bon quand dans chaque boite au bout de peu de temps c'est "si tu veux des pils le patron fournis le staff..." ça devient enmerdant. Faut croire que sorti de Perth les seuls moyens qu'ils ont de se changer les idées c'est l'exta et la pêche...même si c'est pas forcément faut, la pêche c'est quand même vachement bien!
voila, tout ça pour dire que ma période difficile se prolonge et que j'en ais déja copieusement mare de Broome; je vais donc faire un peu tous les petits boulots que je peu en attendant Olivier, un peu de mécanique au black pour des backpackers... et foutre le camp!
I finally left Coral Bay, alone... by the track to Cape Range national park, a great way: a nice sandy and funny track finished by the Yardie Creek crossing (at low tide, of course).
In Exmouth I joined Anaîs and Anita and stayed one day there, after what I left to go back in the park for a serie of amazing walks and snorkeling trails, ended by catching a huge Cray for dinner.
After one more day in Exmouth and an other close to the park, I left for Karijini one shot, but a bit slowly 'cause I was worried by an oil leak.
Karijini is an amazing place, as everybody knows here, I spent 2 days doing all the trails and then 2 others fixing my car in the bush!
When I finally managed to let it go I went straight to Port Hedland where I asked the Toyota dealer to check my job, which was good!
I had a few bad surprises concerning my tax back (instead of earning I due some money to the government...) and a few other things that made me leave the city to try to make a bit of money in Broome before the 2nd of august, (when my best mate arrive for a few holidays).
So when I arrived in Broome if applied directly in the
restaurants and job agencies of the city.
After 2 days I started at Warf, a kind of high level fish'n chips, but after 2
other days i decided to quit, this job was so boring and so busy during 12
hours for only 120 box that even without any money and other job I didn't wana
stay anymore.
Altogether I can say that I had a couple of hard days since Coral bay and that I’m fed up with Broome, now try to make a bit af money and looking forward to leave the city.
DONT DRIVE FASTER
THAN WHAT
YOUR GUARDIAN ANGEL
CAN FLY
Avec une pensée particulière...
5ans déjà...
11/06, je
suis toujours à Perth...je davais m'arrèter un seul jour, mais voila quelques
problèmes sur le 4x4 m'ont forcé a rester un peu plus, et finalement j'ais fini
à réparer le van de Anita et Anaïs.
Au départ je devais juste leur montrer comment faire les niveaux et améliorer leur circuit éléctrique...finalement j'ais fait une révision plutôt complète et passé une bonne partie de ces 2 derniers jours à changer leur pompe à eau (je sais ça fait long, mais quand il pleut et qu'on a pas de matos, meme pas le bouquin pour caler la distribution...)
Ducoup voila 5 jours que je suis là, ils sont passés plutôt vite: pas mal de trucs à faire , de gens à voir et j'avais oublié combien ça peut prendre du temps de faire du shopping avec 2 nanas!
Heureusement demain on part enfin pour le nord...je suis vraiment impatient, j'aime Perth mais maintenant j'ais l'impression de perdre du temps: les choses sont lancées, je suis censé voyager.
12/06, on est enfin partis! avec du retard, biensûr, mais on est partis; c'est pas qu'on soit allés loin (Pinacles desert) mais au moins on est en route.
On est arrivés un peu tard au desert et il y avait des nuages... Puis on a trouvé un site pour camper; on a passé une soirée sympa, pas très palpitant comme début, mais on va y travailler...
C'est marrant, j'avais tellement envie de voyager avec d'autres gens, mais voilà ça a aussi ces contraintes: on doit faire avec les envies et actions des autres...pas toujours évident.
13/06, l'idée de voir le soleil se lever sur Pinacles Desert est bien loin quand on quitte le camp: il doit être un bon 10h! Cap au nord, direction Jurien Bay, début d'un parcours semé de petites baies turquoises magnifiques...
Jurien Bay.
Sandy cape, magnifique, une petite piste nous mène d'endroit paradisiaque en endroit paradisiaque...
Green head
Notre petite route cotière rejoint la Highway plus tôt qu'on ne le pense...ce qui ne facilite pas notre recherche d'un endroit pour dormir, on finira par trouver un spot de surf (où d'ailleur on ensablera le 4x4 en éssayant de trouver un endroit pour pêcher (on aprend, petit à petit...)
Ce soir là on se couchera un peu plus tôt, avec la ferme intention de ne pas trainer le matin.
14/06, réveil avec le lever du jour, on se met en route rapidement direction Greenough et Geraldton, occasion de faire quelques courses et de trouver un magasin d'informatique: nouvelle panne pour mon ordinateur (la prise d'alimentation tient avec du scotch depuis mon trip dans le sud, dans un sursis qui, je l'éspère, devrais durer jusqu'a Broome), cette foi c'est le pad qui est mort...heureusent je m'en tirerais en achettant une souris. Autre problème: Anita a un coup de moins bien, elle veut rentrer en France...pas évident d'éssayer de résoudre (ou au moins faire passer) la crise...
A midi on mange à Sunset beach, puis repart en direction de Kalbarri, avec un arrèt à Corronation Beach. Pour le peu qu'on en voit Kalbarri National Park est magnifique:
De belles falaises le long de la cote...(Eagle Bay)
Le soir on est obligés d'aller au camping parcequ'il est interdit de camper dans le park où la ville en dehors des espaces aménagés, ça nous donnera l'occasion d'avoir un peu de confort et d'aller à la pêche sur la jettée.
15/06, au reveil le temps est mitigé, mais peu importe, on part voir le parc avant de quitter la ville: une bonne trentaine de kilomètres de pistes pour accéder à quelques bons points de vue sur des gorges qui ressemblent un peu à l'Ardèche. Depuis le 2ème point de vue part un sentier de rando indiqué pour 8kms, où il est recomandé d'être équipé comme il faut et d'avoir un peu de condition physique...on décide de le faire, inventaire des troupes: un Belge en tongs, 2 Bretonnes: une en bottes de ville blanches ultra lisses, l'autre en micro chaussures genre Puma, et votre serviteur en vans...le début est super joli, il manque juste un peu de soleil, on met bien 2 heures pour faire le premier tiers...(on arrète pas de faire des photos) et , juste au moment où un panneau nous indique enfin notre avance misérable le ciel qui devanais menaçant commence à se déverser sur nous: une jolie pluie qui monte progressivement en intensitée, le genre venue de nuages uniformes qui va pas décramponner avant au moins 4heures... Etrangement ça nous motive à forcer un peu le pas! Mais c'est justement là que le sentier devient plus technique: comprenez par là qu'on marche maintenant sur un petit rebord en pierre à raz de la rivière et et que par moments un autre forme un éspèce de toit très bas où je ne passe pas à 4 pattes aves mon sac sur le dos (il se retrouve donc sur mon coté (il contient biensur mes appareils photo)), puis ça devient vraiment glissant, Anaïs en fera les frais. Je vais pas dire que c'était dur mais plutôt que ça surprend venant d'un sentier qui est indiqué dans tous les guides pour touristes. Après 5 kms sous la pluie on arrive enfin au 4x4 et se met immédiatement en route, la piste est devenue une vraie patinoire, j'avais entendu dire que les pistes Australiennes étaient imprtiquables après les périodes de mauvais temps, je me rend maintenant compte de ce que ça peu vouloir dire, au vu du résultat après 3 heures (un petit arrière gout d'une certaine piste à Flaine au mois de Décembre, pour celui qui voit ce que je veux dire). Le temps de faire le tour des points où on pense trouver des rangers pour les prévenir qu'il reste un van làbas qui n'arrivera vraisemblablement pas à revenir par ces propres moyens et on décide de retourner au même camping où la douche bouillante est plus que bienvenue.
La célébre window over the nature.
16/06, on quitte Kalbarri après un dernier petit tour, direction de Shark Bay; on passera la majorité de la journée à rouler car il n'y a pas des tonnes de choses à voir en route...Le soir on trouve un site gratuit pour camper à Whalebone Point:
A raz d'une baie magnifique, à 1 kilomètre de la route...le rève. On ne se couche pas bien tard car les filles veulent être a 7h45 a Monkeymia pour voir la fameuse attraction avec les dauphins.
17/06, je crois bien que Anaïs et Anita se sont levées à 6h...pour ma part je n'y voit pas grand intéret, j'attend donc 7h moins 10, et arrive quand même à 8h sur place pour voir les dauphins, après avoir payé une entrée...C'est la pure attraction touristique, mais bon c'est vrai que c'est sympa de voir des dauphins devant ces pieds, même si on doit être une quarantaine de personnes les pieds dans l'eau, à écouter le ranger parler dans son micro.
Après ça le choix de la panoplie de snorkelling des filles nous prendra pas mal de temps et finalement on se mettra en route pour François Perron Nationel Park, où après environ 30 kms de piste très sableuse et turbulente on atteindra Big Lagoon pour une première tentative de snorkeling où la température de l'eau se chargera de nous rappeller que malgré les apparences on est pas encore sous les tropiques.
On ne vera d'ailleurs pas grand chose, pour ma part j'étais tout content de la vitesse à la quelle j'évoluais avec mes palmes, jusqu'a ce que je fasse demi tour dans l'entrée du lagon... la marée était décendente...je me suis donc retrouvé à palmer comme un malade en faisant du surplace... mon seul moyen d'avancer a été de me rapprocher du bord pour pouvoir m'aider avec les mains sur le sable du fond...Après ça on à fini de se balader dans le parc et on est allé passer la nuit à Fowlers Camp... soirée un peu spé...pas toujours facile de voyager à plusieurs...
18/06, Antoine et moi éssayons de rejoindre Steep Point, point le plus à l'ouest de l'Australie, mais on renonce à la fin en voyant qu'il faut payer 20$ pour y accéder (sachant qu'on ne pourra y passer que très peu de temps vu la distance). Je retenterais le snorkeling dans une autre baie à l'eau d'un turquoise magnifique, le fond blanc marbré par les reflets du soleil... mais encore plus froide que la veille (Antoine n'y rentrera pas), à un moment alors que je doit être a 30m du bord et qu'il y a toujours qu'1 m d'eau je reviendrais même en arrière tellement le courant que je traverse me glace...avant d'y retourner, mais je doit avouer que c'était vraiment froid. Ironie du sort: alors que j'ais rien vu je trouve une tête de langouste énorme échouée sur la plage à quelques mètres de là. Au final on aura fait plus de 300 kilomètres de pistes plus un peu de route. Le soir quand on retrouve les filles elles nous disent qu'elles vont manger chez des pêcheurs qu'elles ont rencontré et qu'on est invités aussi si on veux; au final c'est un groupe d'une quinzaine d'Aussies qui sont là pour ce qui doit être un genre de semaine annuelle de pêche entre potes de longue date. Ils sont à terre juste pour la nuit et ensuite ils repartent 3 jours sur le bateau qu'ils ont loué. La soirée est super sympa, ainsi que le barbecue (occasion de manger du red emperor fraichement pêché)
19/06, on quitte Shark Bay, il n'y a pas grand chose d'intéressant à voir en route et on s'arrète à Bush Bay, juste avant Carnarvon; en fait avant de m'y arrèter j'ais commencé par coincer le 4x4, assé généreusement je doit dire, dans une éspèce de boue compacte et argileuse, ça a d'ailleurs été l'occasion de m'apercevoir que j'avais perdu ma pelle. Heureusement après un bon nombre de tentatives infructueuse avec des branches et autres, un couple d'Australiens arrive et me tire ( c'est là que je me rend compte que seul j'avais aucune chance). Au final eux aussi campent à Bush Bay, bonne occasion de boire l'apero ensemble.
20/06, la journée commence par une étape assé longue à Carnavron pour des courses, laverie et autres; puis notre route nous mène à Blow Holes.
C'est vraiment impressionnant le bruit que ça peut faire... On réalise mieux la puissance qu'en photo.
On passe la nuit à quelques kilomètres de là, dans un camp de pêcheurs où on fera, entre autres, la connaissance de Goshie, journaliste d'un magazine de pêche qui, le lendemain matin reviendra, alors que je prépare le petit déjeuner, avec un spanish mackerel de 15,5 kg en disant que si je le découpe je peu garder ce que je veux. Ducoup, en plus des provisions, quelques belles tranches finiront sur le barbecue qui brule juste à coté... mémorable, il doit être hors de l'eau depuis à peine 2 heures, j'ais jamais eu un tel petit dej: juste sel, poivre du moulin et huile d'olive, le bonheur a l'état pur...
21/06, on arrive tardivement à Coral Bay et j'y retrouve Céline, après quoi je vais demander à la boulangerie si ils n'ont pas besoin de quelqu'un... J'avais plutôt prévu de bosser à Broome, mais finalement quelques semqines ici ça peu être sympa. L'affaire est rapidement bouclée, ça paye pas des tonnes, mais je peu faire 65h par semaine et je suis logé pour pas cher (contrairement au camping qui est super cher).
22/06, les filles cherchent aussi un boulot puis on va snorkeller, juste au bout de la rue, à la plage... et pourtant à une quinzaine de mètres du bord le fond est tapissé de corail brun et de poissons multicolores: des jaunes, des pleins bancs de petits bleus un peu turquoise, des snapers, des raies, un rayé mauve et jaune, des chirurgiens, des bénitiers (un coquillage gigantesque pour ceux qui connaissent pas)... Alucinant, qu'est ce que ça doit être en s'éloignant un peu.
Le soir je prend possession de mon logement de fonction... c'est super sympa, en fait c'est comme un bidon ville où les gens parleraient anglais: c'est un amas de caravanes reliées, pour ma part j'ais une éxtention sur le coté d'une d'entre elles comme chambre, il n'y a que 3 murs et des caisses à bouteilles de lait en guise de sommier, mais j'ais de beaux stores vénitiens en canis...
Habitat typiquement tropical, ici tout le monde vis comme ça, et en fait on y est plutôt bien. C'est aussi l'occasion de faire la connaissance de Lisa: une Allemande on ne peu plus mignione, avec un grain de folie, au Français déroutant... elle parle aussi bien que moi, y compris les éxpressions bien "populaires", desfois au bout d'un moment qu'on parle ensemble je m'apperçois que j'ais complètement oublié qu'elle est pas française et qu'elle continue de répondre sans le moindre temps mort. Allez je vous vois venir, rangez les conclusions hatives, vous savez comme moi que ce genre de filles à toujours un copain.
23/06, je commence le boulot, 1 heure du mat!... Jusqu'a midi... c'est super chiant, même déprimant: tout est fait à l'arache, c'est que du prémix... Je vous passe les détails, finalement je vais rester juste le temps de profiter du reef et je fout le camp.
24/06, faute de travail Antoine et les filles sont partis pour Exmouth, pour ma part je continue un peu ici.
25/06, Aujourd'hui Lisa m'a enmené faire un tour en canoé sur le reef qu'elle connait super bien vu qu'elle bosse sur les bateaux pour les touristes, j'y ais vu des tas de poissons de toutes sortes: des bleus, des verts, des gros des petits, des plats, des longs... et ensuite elle m'a enmené voir les requins, on en a trouvé 3, plutôt gros... eux aussi super beaux, puis il a fallu reprendre la direction du canoé ( et repasser The Gap, une ouverture dans le reef, seul passage, animé par un courant plus que puissant...) qui était à une certaine distance vu qu'on commençait à être fatigués (surtout moi en fait, parcequ'elle est vachement sportive...) et qu'il faut pagayer un bon moment contre le courant pour rejoindre la rive.
En fait j'ais juste eu un tour privé sur le reef avec la guide la plus craquante de Coral Bay... y a pire comme journée...
Et le soir on s'est fait une petite séance coucher de soleil...
Les jours suivants on a refait quelques photos, snorkelé et , elle et Brice, m'ont enmené voir les raies manta... plus le vie normale de backpacker: boulot, quelques rencontres...
Jeudi 3 je suis allé pêcher avec Céline à Four Fingers, il y avais pas mal de poissons perroquet, mais les vagues m'enpèchaient de viser comme il faut au speargun, et a la ligne ça n'a rien donné, mais peu importe on a passé une bonne après midi.
Ducoup le lendemain j'y suis retourné et cette fois j'ais eu une raie qui servira à faire un barbecue avant le départ de Céline; en même temps j'ais vu en même temps j'ais vu ma première tortue, pas très grosse et très éffrayée, mais c'est super beau.
Lundi 7 juillet je vais reprendre ma route, seul: Lisa a refusé ma proposition... pour dire les choses simplement j'ais vraiment les boules: j'aurais vraiment aimé faire un road trip avec elle: ça aurais vraiment été un truc de fou, elle l'est un peu et vachement sportive, le genre de fille capable d'aller vraiment au bout des choses sans se poser de questions; bref je vais vous passer les détails qui vous feraient croire que j'aurais pu facilement être "addicted to her".
D'un sens c'est une bonne chose (même si j'éspère qu'un jour on aura l'occasion...) que je parte seul, il faut que je le fasse, sinon je reviendrais probablement d'Australie avec un sentiment de ne pas complément avoir fait ce pourquoi je suis venu...
Voila le petit résumé de ma montée et étape à Coral Bay, j'ais fait un peu plus court que la précédente, parcequ'il y en a qui ont trouvé ça un peu long, et aussi parceque ça a été un voyage différent.
After a stop in Perth a lot longer than what i expected, i finaly restarted my trip with the 2 French girls that i met in Wave Rock and a Belgian guy witch they Gave a lift. Traveling with some other esples is not always easy, but we had good moments, we folowed the coast and stoped in Pinacles desert, Jurien bay, Sandy Cape (magnificent, a little track bring your from praradise bays to aradise bays...), Green Head...and we stoped 2 days in Kalbarry, wonderfull place where we did a little trek, finished by 3 hours of walk under the rain...
Then we 've been in Monkey Mia to see the traditional tourist atraction, and spent a couple of days in shark bay, where the water was cold and i didn't see lots of fishes, we finally finished this stop by a barbecue with some local fishermen.
After a stop in Carnarvon we 've been at the Blow Holes: very impresive, specially the sound, and then we slept in Point Quobba, where we met a fishing journalist witch brought a 15,5 kg spanish mackerel for break fast the day after... i prepared it and kept whetever i wanted, including a few pieces directly on the barbecue for breakie.
The day after we arrived in Coral bay, where i am actually. I found a job, but i'm not gona stay: defintly too boring, otherway the Bay is amazing for snorkeling and a girl that i met brought me to the reef to see sharks, manta rays and every things...but she refused my proposition to come, so i'm gona keep going alone.
11/06, je
suis toujours à Perth...je davais m'arrèter un seul jour, mais voila quelques
problèmes sur le 4x4 m'ont forcé a rester un peu plus, et finalement j'ais fini
à réparer le van de Anita et Anaïs.
Au départ je devais juste leur montrer comment faire les niveaux et améliorer leur circuit éléctrique...finalement j'ais fait une révision plutôt complète et passé une bonne partie de ces 2 derniers jours à changer leur pompe à eau (je sais ça fait long, mais quand il pleut et qu'on a pas de matos, meme pas le bouquin pour caler la distribution...)
Ducoup voila 5 jours que je suis là, ils sont passés plutôt vite: pas mal de trucs à faire , de gens à voir et j'avais oublié combien ça peut prendre du temps de faire du shopping avec 2 nanas!
Heureusement demain on part enfin pour le nord...je suis vraiment impatient, j'aime Perth mais maintenant j'ais l'impression de perdre du temps: les choses sont lancées, je suis censé voyager.
12/06, on est enfin partis! avec du retard, biensûr, mais on est partis; c'est pas qu'on soit allés loin (Pinacles desert) mais au moins on est en route.
On est arrivés un peu tard au desert et il y avait des nuages... Puis on a trouvé un site pour camper; on a passé une soirée sympa, pas très palpitant comme début, mais on va y travailler...
C'est marrant, j'avais tellement envie de voyager avec d'autres gens, mais voilà ça a aussi ces contraintes: on doit faire avec les envies et actions des autres...pas toujours évident.
13/06, l'idée de voir le soleil se lever sur Pinacles Desert est bien loin quand on quitte le camp: il doit être un bon 10h! Cap au nord, direction Jurien Bay, début d'un parcours semé de petites baies turquoises magnifiques...
Jurien Bay.
Sandy cape, magnifique, une petite piste nous mène d'endroit paradisiaque en endroit paradisiaque...
Green head
Notre petite route cotière rejoint la Highway plus tôt qu'on ne le pense...ce qui ne facilite pas notre recherche d'un endroit pour dormir, on finira par trouver un spot de surf (où d'ailleur on ensablera le 4x4 en éssayant de trouver un endroit pour pêcher (on aprend, petit à petit...)
Ce soir là on se couchera un peu plus tôt, avec la ferme intention de ne pas trainer le matin.
14/06, réveil avec le lever du jour, on se met en route rapidement direction Greenough et Geraldton, occasion de faire quelques courses et de trouver un magasin d'informatique: nouvelle panne pour mon ordinateur (la prise d'alimentation tient avec du scotch depuis mon trip dans le sud, dans un sursis qui, je l'éspère, devrais durer jusqu'a Broome), cette foi c'est le pad qui est mort...heureusent je m'en tirerais en achettant une souris. Autre problème: Anita a un coup de moins bien, elle veut rentrer en France...pas évident d'éssayer de résoudre (ou au moins faire passer) la crise...
A midi on mange à Sunset beach, puis repart en direction de Kalbarri, avec un arrèt à Corronation Beach. Pour le peu qu'on en voit Kalbarri National Park est magnifique:
De belles falaises le long de la cote...(Eagle Bay)
Le soir on est obligés d'aller au camping parcequ'il est interdit de camper dans le park où la ville en dehors des espaces aménagés, ça nous donnera l'occasion d'avoir un peu de confort et d'aller à la pêche sur la jettée.
15/06, au reveil le temps est mitigé, mais peu importe, on part voir le parc avant de quitter la ville: une bonne trentaine de kilomètres de pistes pour accéder à quelques bons points de vue sur des gorges qui ressemblent un peu à l'Ardèche. Depuis le 2ème point de vue part un sentier de rando indiqué pour 8kms, où il est recomandé d'être équipé comme il faut et d'avoir un peu de condition physique...on décide de le faire, inventaire des troupes: un Belge en tongs, 2 Bretonnes: une en bottes de ville blanches ultra lisses, l'autre en micro chaussures genre Puma, et votre serviteur en vans...le début est super joli, il manque juste un peu de soleil, on met bien 2 heures pour faire le premier tiers...(on arrète pas de faire des photos) et , juste au moment où un panneau nous indique enfin notre avance misérable le ciel qui devanais menaçant commence à se déverser sur nous: une jolie pluie qui monte progressivement en intensitée, le genre venue de nuages uniformes qui va pas décramponner avant au moins 4heures... Etrangement ça nous motive à forcer un peu le pas! Mais c'est justement là que le sentier devient plus technique: comprenez par là qu'on marche maintenant sur un petit rebord en pierre à raz de la rivière et et que par moments un autre forme un éspèce de toit très bas où je ne passe pas à 4 pattes aves mon sac sur le dos (il se retrouve donc sur mon coté (il contient biensur mes appareils photo)), puis ça devient vraiment glissant, Anaïs en fera les frais. Je vais pas dire que c'était dur mais plutôt que ça surprend venant d'un sentier qui est indiqué dans tous les guides pour touristes. Après 5 kms sous la pluie on arrive enfin au 4x4 et se met immédiatement en route, la piste est devenue une vraie patinoire, j'avais entendu dire que les pistes Australiennes étaient imprtiquables après les périodes de mauvais temps, je me rend maintenant compte de ce que ça peu vouloir dire, au vu du résultat après 3 heures (un petit arrière gout d'une certaine piste à Flaine au mois de Décembre, pour celui qui voit ce que je veux dire). Le temps de faire le tour des points où on pense trouver des rangers pour les prévenir qu'il reste un van làbas qui n'arrivera vraisemblablement pas à revenir par ces propres moyens et on décide de retourner au même camping où la douche bouillante est plus que bienvenue.
La célébre window over the nature.
16/06, on quitte Kalbarri après un dernier petit tour, direction de Shark Bay; on passera la majorité de la journée à rouler car il n'y a pas des tonnes de choses à voir en route...Le soir on trouve un site gratuit pour camper à Whalebone Point:
A raz d'une baie magnifique, à 1 kilomètre de la route...le rève. On ne se couche pas bien tard car les filles veulent être a 7h45 a Monkeymia pour voir la fameuse attraction avec les dauphins.
17/06, je crois bien que Anaïs et Anita se sont levées à 6h...pour ma part je n'y voit pas grand intéret, j'attend donc 7h moins 10, et arrive quand même à 8h sur place pour voir les dauphins, après avoir payé une entrée...C'est la pure attraction touristique, mais bon c'est vrai que c'est sympa de voir des dauphins devant ces pieds, même si on doit être une quarantaine de personnes les pieds dans l'eau, à écouter le ranger parler dans son micro.
Après ça le choix de la panoplie de snorkelling des filles nous prendra pas mal de temps et finalement on se mettra en route pour François Perron Nationel Park, où après environ 30 kms de piste très sableuse et turbulente on atteindra Big Lagoon pour une première tentative de snorkeling où la température de l'eau se chargera de nous rappeller que malgré les apparences on est pas encore sous les tropiques.
On ne vera d'ailleurs pas grand chose, pour ma part j'étais tout content de la vitesse à la quelle j'évoluais avec mes palmes, jusqu'a ce que je fasse demi tour dans l'entrée du lagon... la marée était décendente...je me suis donc retrouvé à palmer comme un malade en faisant du surplace... mon seul moyen d'avancer a été de me rapprocher du bord pour pouvoir m'aider avec les mains sur le sable du fond...Après ça on à fini de se balader dans le parc et on est allé passer la nuit à Fowlers Camp... soirée un peu spé...pas toujours facile de voyager à plusieurs...
18/06, Antoine et moi éssayons de rejoindre Steep Point, point le plus à l'ouest de l'Australie, mais on renonce à la fin en voyant qu'il faut payer 20$ pour y accéder (sachant qu'on ne pourra y passer que très peu de temps vu la distance). Je retenterais le snorkeling dans une autre baie à l'eau d'un turquoise magnifique, le fond blanc marbré par les reflets du soleil... mais encore plus froide que la veille (Antoine n'y rentrera pas), à un moment alors que je doit être a 30m du bord et qu'il y a toujours qu'1 m d'eau je reviendrais même en arrière tellement le courant que je traverse me glace...avant d'y retourner, mais je doit avouer que c'était vraiment froid. Ironie du sort: alors que j'ais rien vu je trouve une tête de langouste énorme échouée sur la plage à quelques mètres de là. Au final on aura fait plus de 300 kilomètres de pistes plus un peu de route. Le soir quand on retrouve les filles elles nous disent qu'elles vont manger chez des pêcheurs qu'elles ont rencontré et qu'on est invités aussi si on veux; au final c'est un groupe d'une quinzaine d'Aussies qui sont là pour ce qui doit être un genre de semaine annuelle de pêche entre potes de longue date. Ils sont à terre juste pour la nuit et ensuite ils repartent 3 jours sur le bateau qu'ils ont loué. La soirée est super sympa, ainsi que le barbecue (occasion de manger du red emperor fraichement pêché)
19/06, on quitte Shark Bay, il n'y a pas grand chose d'intéressant à voir en route et on s'arrète à Bush Bay, juste avant Carnarvon; en fait avant de m'y arrèter j'ais commencé par coincer le 4x4, assé généreusement je doit dire, dans une éspèce de boue compacte et argileuse, ça a d'ailleurs été l'occasion de m'apercevoir que j'avais perdu ma pelle. Heureusement après un bon nombre de tentatives infructueuse avec des branches et autres, un couple d'Australiens arrive et me tire ( c'est là que je me rend compte que seul j'avais aucune chance). Au final eux aussi campent à Bush Bay, bonne occasion de boire l'apero ensemble.
20/06, la journée commence par une étape assé longue à Carnavron pour des courses, laverie et autres; puis notre route nous mène à Blow Holes.
C'est vraiment impressionnant le bruit que ça peut faire... On réalise mieux la puissance qu'en photo.
On passe la nuit à quelques kilomètres de là, dans un camp de pêcheurs où on fera, entre autres, la connaissance de Goshie, journaliste d'un magazine de pêche qui, le lendemain matin reviendra, alors que je prépare le petit déjeuner, avec un spanish mackerel de 15,5 kg en disant que si je le découpe je peu garder ce que je veux. Ducoup, en plus des provisions, quelques belles tranches finiront sur le barbecue qui brule juste à coté... mémorable, il doit être hors de l'eau depuis à peine 2 heures, j'ais jamais eu un tel petit dej: juste sel, poivre du moulin et huile d'olive, le bonheur a l'état pur...
21/06, on arrive tardivement à Coral Bay et j'y retrouve Céline, après quoi je vais demander à la boulangerie si ils n'ont pas besoin de quelqu'un... J'avais plutôt prévu de bosser à Broome, mais finalement quelques semqines ici ça peu être sympa. L'affaire est rapidement bouclée, ça paye pas des tonnes, mais je peu faire 65h par semaine et je suis logé pour pas cher (contrairement au camping qui est super cher).
22/06, les filles cherchent aussi un boulot puis on va snorkeller, juste au bout de la rue, à la plage... et pourtant à une quinzaine de mètres du bord le fond est tapissé de corail brun et de poissons multicolores: des jaunes, des pleins bancs de petits bleus un peu turquoise, des snapers, des raies, un rayé mauve et jaune, des chirurgiens, des bénitiers (un coquillage gigantesque pour ceux qui connaissent pas)... Alucinant, qu'est ce que ça doit être en s'éloignant un peu.
Le soir je prend possession de mon logement de fonction... c'est super sympa, en fait c'est comme un bidon ville où les gens parleraient anglais: c'est un amas de caravanes reliées, pour ma part j'ais une éxtention sur le coté d'une d'entre elles comme chambre, il n'y a que 3 murs et des caisses à bouteilles de lait en guise de sommier, mais j'ais de beaux stores vénitiens en canis...
Habitat typiquement tropical, ici tout le monde vis comme ça, et en fait on y est plutôt bien. C'est aussi l'occasion de faire la connaissance de Lisa: une Allemande on ne peu plus mignione, avec un grain de folie, au Français déroutant... elle parle aussi bien que moi, y compris les éxpressions bien "populaires", desfois au bout d'un moment qu'on parle ensemble je m'apperçois que j'ais complètement oublié qu'elle est pas française et qu'elle continue de répondre sans le moindre temps mort. Allez je vous vois venir, rangez les conclusions hatives, vous savez comme moi que ce genre de filles à toujours un copain.
23/06, je commence le boulot, 1 heure du mat!... Jusqu'a midi... c'est super chiant, même déprimant: tout est fait à l'arache, c'est que du prémix... Je vous passe les détails, finalement je vais rester juste le temps de profiter du reef et je fout le camp.
24/06, faute de travail Antoine et les filles sont partis pour Exmouth, pour ma part je continue un peu ici.
25/06, Aujourd'hui Lisa m'a enmené faire un tour en canoé sur le reef qu'elle connait super bien vu qu'elle bosse sur les bateaux pour les touristes, j'y ais vu des tas de poissons de toutes sortes: des bleus, des verts, des gros des petits, des plats, des longs... et ensuite elle m'a enmené voir les requins, on en a trouvé 3, plutôt gros... eux aussi super beaux, puis il a fallu reprendre la direction du canoé ( et repasser The Gap, une ouverture dans le reef, seul passage, animé par un courant plus que puissant...) qui était à une certaine distance vu qu'on commençait à être fatigués (surtout moi en fait, parcequ'elle est vachement sportive...) et qu'il faut pagayer un bon moment contre le courant pour rejoindre la rive.
En fait j'ais juste eu un tour privé sur le reef avec la guide la plus craquante de Coral Bay... y a pire comme journée...
Et le soir on s'est fait une petite séance coucher de soleil...
Les jours suivants on a refait quelques photos, snorkelé et , elle et Brice, m'ont enmené voir les raies manta... plus le vie normale de backpacker: boulot, quelques rencontres...
Jeudi 3 je suis allé pêcher avec Céline à Four Fingers, il y avais pas mal de poissons perroquet, mais les vagues m'enpèchaient de viser comme il faut au speargun, et a la ligne ça n'a rien donné, mais peu importe on a passé une bonne après midi.
Ducoup le lendemain j'y suis retourné et cette fois j'ais eu une raie qui servira à faire un barbecue avant le départ de Céline; en même temps j'ais vu en même temps j'ais vu ma première tortue, pas très grosse et très éffrayée, mais c'est super beau.
Lundi 7 juillet je vais reprendre ma route, seul: Lisa a refusé ma proposition... pour dire les choses simplement j'ais vraiment les boules: j'aurais vraiment aimé faire un road trip avec elle: ça aurais vraiment été un truc de fou, elle l'est un peu et vachement sportive, le genre de fille capable d'aller vraiment au bout des choses sans se poser de questions; bref je vais vous passer les détails qui vous feraient croire que j'aurais pu facilement être "addicted to her".
D'un sens c'est une bonne chose (même si j'éspère qu'un jour on aura l'occasion...) que je parte seul, il faut que je le fasse, sinon je reviendrais probablement d'Australie avec un sentiment de ne pas complément avoir fait ce pourquoi je suis venu...
Voila le petit résumé de ma montée et étape à Coral Bay, j'ais fait un peu plus court que la précédente, parcequ'il y en a qui ont trouvé ça un peu long, et aussi parceque ça a été un voyage différent.
After a stop in Perth a lot longer than what i expected, i finaly restarted my trip with the 2 French girls that i met in Wave Rock and a Belgian guy witch they Gave a lift. Traveling with some other esples is not always easy, but we had good moments, we folowed the coast and stoped in Pinacles desert, Jurien bay, Sandy Cape (magnificent, a little track bring your from praradise bays to aradise bays...), Green Head...and we stoped 2 days in Kalbarry, wonderfull place where we did a little trek, finished by 3 hours of walk under the rain...
Then we 've been in Monkey Mia to see the traditional tourist atraction, and spent a couple of days in shark bay, where the water was cold and i didn't see lots of fishes, we finally finished this stop by a barbecue with some local fishermen.
After a stop in Carnarvon we 've been at the Blow Holes: very impresive, specially the sound, and then we slept in Point Quobba, where we met a fishing journalist witch brought a 15,5 kg spanish mackerel for break fast the day after... i prepared it and kept whetever i wanted, including a few pieces directly on the barbecue for breakie.
The day after we arrived in Coral bay, where i am actually. I found a job, but i'm not gona stay: defintly too boring, otherway the Bay is amazing for snorkeling and a girl that i met brought me to the reef to see sharks, manta rays and every things...but she refused my proposition to come, so i'm gona keep going alone.
Nouveauté sur ce blog: vu qu'il y a de plus en plus de gens qui ne parlent pas Français qui ont l'adresse, je vais éssayer de mettre un petit résumé en anglais à la fin de mes posts, parceque sinon ils vont avoir du mal a suivre.
Aujourd'hui 30 mai, j'ais attaqué mon road trip, c'est loin d'être aussi facile que prévu vu qu'il y a eu pas mal d'inprévu, justement.
Il y a 4 jours j'ais appris que mon pote Allemand qui était censé faire la route avec moi ne pourrais pas venir parcequ'il a crashé un kangourou avec une voiture de location et qu'il n'avais pas fait gaffe que l'assurance tous risques était en option...ducoup il bosse a Darwin pour payer les réparations...
Ce qui fait que je me retrouve à voyager tout seul, ça a des bons cotés, c'est pas génant la journée, mais le soir je doit bien reconnaitre que c'est difficile à gérer, en particulier quand comme ce soir je campe seul (éh oui, j'ais pas trouvé de charmante auto-stopeuse), mais je pense que je vais m'y habituer et ça peu avoir du bon de me retrouver seul avec moi même.
Pour reprendre où j'en étais, Lundi on a fait un "wine tasting" a la maison avec quelques potes...c'était super sympa.
J'ais même trouvé un Bourgogne 1997...
Mardi j'ais passé ma journée a préparer mes affaires, ainsi que mercredi, et le soir on a fait un gros barbecue à la maison pour ce qui aurait du être ma dernière soirée à Perth avec plein de gens sympa (Cintia, Marcella, Charlotte, Rafael, Warren, Carli...) John, un gars du boulot, m'avais même fait un gateau avec inscrit: goodbye and goodluck Frank.
Je leur ais fait un canard a l'orange (quasiment personne connaissait), et on a passé une bonne soirée.
Jeudi j'étais bien trop en retard pour pouvoir partir donc j'ais finit de tout préparer, je suis passé voir mon patron comme prévu, et on est sorti le soir...ambiance très "chaleureuse" (n'est ce pas? j'aurais vraiment aimé rester plus...désolé)
Grace à Peter un Aussie super sympa de Darwin je vais peut ètre pouvoir vous éxpliquer la philosophie Australienne:
In the life there is only 2 different kind of things:
-those you can something to
-those you can't do something to
The first ones there is no point to worry about
The second ones there is no point to worry about.
Comprenez:
Dans la vie il n'y a que 2 sortes de choses:
-celles auxquelles on peut quelquechose
-celles auxquelles on ne peut rien
Les premières il n'y a pas lieu de s'inquietter (vu qu'on peu y faire quelquechose)
Les secondes il n'y a pas lieu de s'inquietter (vu que de toute façon on ne peut rien y faire)
C'est aussi simple que ça la philosophie Australienne!, même ça parrait surement un peu difficile à comprendre vu de l'Europe tout est là, je vous jure, et une foi que vous avez tout compris la vie est beaucoup plus facile.
Ce matin le temps de me lever, finir de charger la bagnole et faire une dernière course je part il est midi... m'arrête en ville achetter de l'aquarelle (on vera si j'y arrive) et je part direction Busselton, sud.
Busselton jetty, 1 mile de long, je crois bien que c'est la plus longue de l'hémisphère sud...elle avait été construite pour décharger les cargos de bois qui ne pouvaient pas approcher plus dufait du fond très faible, d'où les rails qui vont jusqu'au bout (c'est un pêcheur local qui me l'a éxpliqué...)
Le temps était pas trop mal, de plus en plus gris au fur et à mesure que les heures passaient, mais ça va.
Le temps de remarcher jusqu'a Busselton il fait quasiment nuit, ça va pas faciliter ma recherche d'un endroit pour dormir; d'autant que je suis un peu désemparé: c'est le premier jour, beaucoup de nouvelles sensations, un peu de fatigue, une petite crève (souvenir de la nuit dernière)...finalement je touve un endroit à Eagle bay, c'est pas franchement autorisé mais bon ça ira. Ducoup pas question de faire un feu de camp, ce sera chili en boite au menu ce soir...ça commence bien dis donc!
Durant la nuit il pleuvera un peu et vers 4h du mat un bel orage éclate (ceux qui me connaisse de sufisament près savent à quel point j'aime les orages en pleine nuit...)
Samedi je me réveille tôt, le ciel est gris mais lumineux, avec quelques trous bleux, la météo annonçais une journée catastrophique avec des orages, mais ça a l'air de plutôt bien se présenter.
Le temps de quelques photos, revoir un peu mon chargement et me voila en route, direction Cape Naturaliste, l'endroit a l'air beau, je part donc pour un petit trek de quelques kilomètres, et en effet ça vaut le coup, ça rappelle un peu la corse: même genre de maquis (rien de bien étonnant on est sous un clilmat méditeranéen) et de granite rose...
Désolé les photos ne sont pas top, le temps ne s'y prètais pas trop.
Une piste mène a Sugarloaf rock, un gros bloc de roche rose sculptée par les embruns.
Je reprend ensuite ma route vers le sud, les environs sont d'un vert impressionnant, joliment mis en valeur par une succèssion de coutres averses et de jolis moments ensoleillés, la proximité de Maraget river fait que les premières wineries apparaissent...totalement différentes de ce qu'on connait en France: le continent est vaste, les wineries sont à son image, d'immenses propriétés avec de grands éspaces consacrés aux pelouses, lacs artificiels et restaurants...ici on ne cherche pas à planter le moindre espace disponible, il ne fait pas défaut. Mais je vous avouerais que d'un point de vue de Français ça surprend de voir un parc de moutons au milieu des vignes...et je vous le donne en mile quel annimal trouve t'on en toupes entre les rangs de vigne? le kangourou, biensur.
J'ais raté la route qui mène a la ville de Margaret River, mais ça ne me dérange pas vraiment;
Parcontre je rentre dans un foret de karri, absolument magnifique, des arbres immenses les uns a cotés des autres, leur imposant tronc clair bien dégagé de toute végétation de taille moyenne donnant de la lumière au sousbois...
Et par bonheur une piste part sur la droite dans Leeuwin Naturailste Nationnal Park, j'y passerais quelques heures, a circuler sur des pistes tantôt larges et roulantes, tantôt étroites et cahotiques, parfois mettant a mal la hauteur de mon véhicule (environ 2m40 avec le chargement), cet endroit était tout simplement magique, je pourrais même y camper dans un des endroits prévus à cet effet, mais je préfère continuer ma route vers Augusta et Cape Leeuwin, où je pourrais trouver un camping normal, un peu plus cher mais avec du monde.
Je touve donc un camping à la tombée de la nuit (18h, on est a l'heure d'hiver), c'est tôt, mais j'ais pas mal de choses à faire vu que j'ais une source d'éléctricité: trier mes photos, vous écrire cet article, préparer les photos qui vont avec...je peu le faire un peu en route mais si je peu m'alimenter ailleurs que sur mes batteries c'est quand même mieux; et me préparer un diner correct.
Dimanche 1er juin, c'est le premier jour de l'hiver ici...pas frappant me direz vous, il a plu une bonne partie de la nuit et au lever du jours le soleil est apparu.
En me levant je vais faire un tour au bord de l'éstuaire juste derrière la voiture, un petie remou attire mon attention, il n'y a que 30cm d'eau, et pourtant quand j'approche c'est bel et bien une raie d'au moins 80cm d'envergure qui nage a raz du muret! Surprenant.
Après un petit déjeuner et une discution avec mes voisins je plie mon campement et m'apprète à partir, mais voila un problème d'embrayage que j'ais eu sur la fin la veille n'a pas disparu: ma pédale ne débraye qu'en éxtrème fin de course...après une rapide inspection je me rend compte que c'est mon récépteur d'embrayage qui est entrain de lacher, conséquence il y a de l'air dans le circuit...(comme quoi les japonnaises aussi elles claquent des récépteurs! ceux qui roulent en Ducati, les détestent ou les envient comprendront).
Je prend la route (le début est commun avec la plus rapide pour rejoindre Perth, car j'envisage de devoir rapatrier comme je peu au lieu de continuer) et réfléchi en chemin: si j'arrive à trouver de quoi purger dans une ville et que la fuite est pas trop importante je doit pouvoir continuer et réparer définitivement quand je repasse par Perth, avant d'aller au Nord. Je file donc sur les grands axes en visant les plus grosses villes, mais ce ne sont en fait que des bourgades où le garagiste du coin va le faire mais pas me vendre de quoi me débrouiller. En début d'après midi je commence a en avoir marre de passer devant toutes les pistes que j'avais prévu de prendre, alors je m'arrète sur une aire de repos et je décide de faire avec les moyens du bord...un gros pavé appuie sur la pédale pedant que je purge. Le problème est rapidement réglé, il ne me reste plus qu'a bien surveiller mon niveau de liquide pour ne pas reprendre de bulles et je peu rouler normalement en attendant d'achetter un nouveau récépteur à Perth.
Je peu enfin prendre les pistes, elles sont magnifiques: d'immenses forets de karri, entrecoupées de grandes étendues humides, et des kilomètres de terre rouge...ça se décrit en quelques mots, mais c'est tellement beau a voir défiller pendant un après midi.
Nornalup Inlet, on doit être des milions à avoir cette photo, le lieu est indiqué au bord de la route et les arbres sont coupés pour permettre aux touristes de faire la photo souvenir...je prendrais bien la piste qui y mène mais si je veux être à Cape Howe pour camper avant la nuit il faut que j'avance, et si je vais voir tous les inlets et toutes les pistes je vais passer 6 mois juste pour faire le sud.
Je trouve finalement mon camp àCosy Corner, Près de Cape Howe, point le plus au sud du Western Australia.
Lundi 2 juin, je me suis levé tôt, dans l'intention de partir sans tarder, je voudrai arriver a changer mon rythme: me caler sur celui du soleil plutôt que sur l'heure, ce qui me permetrait de mieux profiter de mes journées, mais je rencontre des Français avec qui je discute un peu...ducoup je part tard...comme d'habitude.
Je commence par aller a Frenchman Point, près d'Albany.
On va dire que la vue est pas des plus désagréables...ce qui l'est un peu plus c'est qu'en prenant une photo mon polariseur (un 82mm, c'est pas des plus donné!) c'est dévissé, il a commencé a rouler sur une grande dale de roche, puis le verre c'est séparé de la monture et a continué à rouler et rebondir jusqu'a ce que des buissons l'arrètent. Bilan: il a des éclats tout le tour, mais heureusement il est en un seul morceau, ce qui fait que j'ais pu le remettre dans sa monture, a priori on ne voit rien sur les images...ouf! je vais quand même en rachetter un des que je peu (ça veut dire quand j'aurrais de nouveau une adresse fixe!), il me servira pour mon 300mm. J'ais quand même eu la trouille qu'il soit mort parceque j'y suis tellement habitué que sinon j'en aurais rachetté un en passant à Perth ( a prix Australien...) pour la suite de mon trip jusqu'a Broome.
Passée cette petite mésaventure, je m'arrète au Natural Bridge.
Le gap, juste a coté, l'endroit a des petits airs d'antarctic comme ils disent sur les panneaux (on est a 3 kms de plages juste au dessus!)
en début d'après midi je m'arrète à Albany pour faire quelques provisions, le plein et trouver un accès internet pour vous poster le début de mon récit, mais les cybers sont fermés entre midi et 2h, vous devrez donc attendre un peu plus.
Je reprend ma route en direction de Fitzgerald River Nationnal Park, mais quand j'arrive a Bremer Bay il est déja tard, un peu trop a mon avis pour rejoindre le camp dans le park (environ 65kms de piste, je sais pas dans quel état elles sont avec la pluie des derniers jours et le soleil disparait déja), je choisi finalement de m'arrèter au camping local.
Mardi 3 juin, c'est l'anniversaire de mon père, mais il est trop tôt pour l'appeller (il doit être 3h en France), je pense pouvoir mettre mon post en ligne, mais même a 8$ de l'heure je ne peu pas connecter mon portable, et ici ils connaissent pas modzilla (qui m'est nécéssaire). Tanpis, je continue ma route, cette foi en direction de Point Ann, le bonheur: aujourd'hui au menu que des pistes.
Première étape Gordon Inlet, un endroit superbe après 50kms de piste en red dust majoritairement elle se rétrécit en une petite tout juste assé large pour moi, puis débouche finalement sur un inlet au sable d'un blanc éblouissant, l'océan bleu turquoise; des traces partent le long de la plage... je commence à les suivre, le sable est mou, le 4x4 lourd (surement près de 3 tonnes avec tout le matériel et les provisions), le moteur commence à peiner...une petite trace sur le coté semble indiquer que quelqu'un a fait demi-tour ici, j'entreprend d'en faire autant.
Ce qui devait arriver arriva: me voila coincé, perpendiculaire à la plage...peu importe ce genre de chose n'est plus une source d'inquiètude: je sort la pelle et attaque, dégonfle les pneus...le sable est étrange: j'en ai jamais vu du comme ça: pas vraiment sec, il amortis les pas comme de la mousse, crisse comme de la neige fraiche (par moment on dirais même un bruit de cahoutchouc). Après quelques séances de pelletage j'arrive à me remettre en ligne, le choses semblent plutôt bien parties...semblent, le plus dur reste en fait à faire: arriver à redénarer: les roues creusent, creusent, creusent...un peu plus à chaque tentative, jusqu'a 2/3 de leur hauteur (ça fait quand même 20 pouces), même les plaques de désensablages n'y font rien (je crois bien qu'un de mes moyeux ne vérouille pas comme il faut, je vais devoir solutionner ça en repassant a Perth, parceque ça complique considérablement la tache); maintenant toute la caisse touche le sable: je me remet à pelleter, mais cette fois en grand: je dégage le flancs, dessous, derrière et une pente devant pour l'aider à sortir (bonjour la taille du tas de sable à coté de la bagnole!), j'arrive à le faire reculer un peu, place les plaques et en profite le mieux possible pour m'élancer et enfin arriver à passer, je continue sur ma lancée jusqu'a l'inlet. Me voila finalement de sable ferme, j'aurais passé environ 2 heures dans la bataille!, Il ne me reste plus qu'à retourner à pied jusqu'a l'autre bout de la plage recupérer mes plaques.
Ma visite de Gordon Inlet ainsi terminée je part en direction de Point Ann, re-50km de piste rouge (la tole ondulée est un régal...avec un bon véhicule et des pneus sous gonflés ça améliore l'ordinaire, mais avec les kilomètres ça finit quand même par être lassant) le bush de Fitzgerald National Park est réputé pour être magnifique, mais comme on est en hiver je le trouve plutôt décevant: c'est une vaste (330 000 hectares juste le parc) étendue de bush grillé par le soleil, pas un arbre dans cette partie là.
Mais en arrivant a Point Ann, aucun regret: l'endroit est magnifique: une baie turquoise, du sable blanc, quelque roches grises...un panneau indique de juillet à novembre des baleines viennent souvent y donner naissance à leurs petits...la suite du programme: pêche et camping, alors que je pêche justement, je tourne la tête et voit une queue énorme finir de s'enfoncer dans l'eau, juste là, à une vingtaine de mètres...
J'éssayerais de faire quelque photos, mais elle ne se montre que très peu, elle reste la à ras de la surface.
Ma soirée se passe sans rien de particulier.
Mercredi 4 juin, je revois la baleine avant de quitter mon camp, route vers Fitzgerald Inlet, re-piste rouge, 80km, mon premier émeu sauvage, c'est vrai que ça coure vite!
La fin de la piste est étroite, sinueuse, sableuse et couverte de branches basses qui mettent à mal mon chargement;
Mais l'inlet est encore plus grand et plus beau que les autres. (non, cette image n'est pas passée sous photoshop)
J'y passe un epu de temps à faire quelques photos (ma grande activité en Australie, vous l'aurez remarqué), mange un morceau, et prend la route de la sortie de parc.
80km de piste rouge pour rejoindre la highway 1.
Je fais au passage quelques photos de plantes après un bushfire.
Arrivé à la route une piste part en face en direction de Newdegate où je me propose de passer la nuit, mais craiganant de manquer de carburant je prend la route en direction de Fitzgerald, où en fait il n'y a rien, j'en suis quitte pour continuer jusqu'a Raventhorpe, il me semble plus facile ensuite de camper à Lake King, mais une foi arrivé l'endroi est tellement vide et triste que je prend une autre route qui me mène a Newdegate.
Au final j'aurais fait un sacré détour, mais la lumière baissant un peu les "lacs" locaux prennent de belles couleurs.
Le camping local n'est pas d'une grande gaieté, mais l'ancien qui le tient est super sympa...c'est l'Australie de l'intérieur: il n'y a rien...a part des gens super agréables, c'est déja une grande chose.
Bonne nouvelle du jour: j'utilisais un adaptateur pour brancher mon ordinateur sur le 12 volts, mais voila ces trucs adaptables ça l'est toujours qu'à moitié, ducoup ça m'a bousillé la prise d'alimentation qui est soudée sur la carte mère, et donc de se change pas: en 2 mots ça m'a tué le portable! Je l'ais démonté et rafistolé du mieux que j'ai pu en éspérant que ça tienne jusqu'a Broome où je vais devoir en rachetter un autre.
Le centre est en fait une immense plaine cultivée, les champs s'étendent a perte de vue pendant des centaines de kilomètres. J'éssaye de voyager une bonne partie du temps par les pistes, c'est toujours plus sympa que la route,et je ne perd pas tant de temps que ça parceque si mon 4x4 bouge pas mal à partir de 120km/h sur route il a l'avantage de ne pas bouger plus a 100km/h sur les pistes pour peu qu'elles soient plutôt lisses (ce qui est le cas dans le centre).
Jeudi 5 juin, toujours pas de réseau, je me mets en route pour Wave Rock, toujours les mêmes pistes rouges qui me remplissent la bagnole de poussière, toujours les mêmes distances...
Hyden, je me gare à l'entrée de Wave Rock et un backpacker s'approche de moi, il me donne son ticket qu'il a payé pour la journée (il repart), cool. Sur place je fais la connaissance de Anita et Anaïs , 2 Bretonnes qui sont arrivées en Australie il y a peu de temps.
Le rock est sympa, mais pas non plus sensas...et puis je doit avouer que ça m'agace un peu de me dire que je viens voire la même chose que des miliers de touristes et faire les mêmes photos...je mange un bout et repart pour Kockerbin Rock, sur les pistes je verrais un echnidée, ou échidnée je me rapelle jamais, mais je temps que je m'arrète et prenne mon appareil photo il a filé...et un peu plus tard d'énormes peroquets noirs avec la queue rouge ( on m'avais dit qu'ils étaient rares et protégés), je m'arrète, marche en arrière mais une autre voiture arrive et les fais fuire...vraiment domage, quand ils se sont envollés à raz de mon parebrise ils étaient magnifiques.
J'arrive a Kockerbin avec les dernières lumières, juste le temps de faire quelque photos, et un couple de retraités Aussies qui sont aussi arrètés là pour la nuit m'offrent un verre de vin...on passe un bon moment à discuter... en fait jusqu'a ce que la nuit nous chasse.
Vendredi 6 juin je part pour Perth, je veu arriver tôt pour aller chercher des pièces pour mon 4x4.
En route je vois Pink Lake, la couleur est surréaliste, et les amas blancs sont en fait du sel (probablement une manifestation des problèmes de sel qui remonte à la surface de la terre suite aux éxcés d'iriguation dans les plaines cultivées)
Je m'arrète manger un sandwich à York, petite ville très sympa, avec de jolis batiments anciens, un musée automobile, des motos garées dans la rue, des bistrots mafoi bien engageants: le "café bugatti", ou un autre arborant fièrement une vieille enseigne Triumph et des damiers sur la vitrine...
En début d'après midi j'arrive a Perth où je suis bloqué jusqu'a mardi matin, le temps de faire les réparations.
Au final ça aurra été un bon début, un peu dur les premiers jours: j'étais un peu malade, il faisait pas très beau et je me sentais un peu seul...le temps de m'habituer à tout ça et maintenant je n'attend qu'une chose: pouvoir repartire. Ces 2000kms de route m'ont vraiment donné envie de continuer. Malheureusement pour vous c'est très souvent difficile de trouver une connection a internet (même rien qu'un réseau gsm, y compris dans les petites villes), donc je ne peu pas vraiment vous dire à quelle fréquence vous aurez le récit de tout ça. le plus vite possible c'est promis, je prépare mes posts et les photos tous les soirs dans le 4x4.
English resume:
I left perth 1 day later than what i thought, after a last evening at the Deen, good evening.
First i've been to Busselton Jetty, verry nice, en then i slept at Eagle bay...not realy good feeling and orages...
the morning after instead of the rain that the forecast said there was a bit of sun, so i had a walk in cape Naturaliste, after what i drove in direction of Margaret river sometimes by track, thru a lot of amazing karri forests, to sugar loaf and south after, i missed the road to Margaret river, doesn't realy matter and finally arrived to Augusta, where i slept.
The day after i woke up and go for a little walk along the estuary: there was a ray, at least 80cm wide, swimming close to the side, in 30cm of water, unreal! After i had a clutch probleme witch made me stay on the road to try to find a city to fix it, but noway, so finaly i did it on a parking in the middle of nowere and after took back the tracks in direction to Cape Howe, where i spend the night in a free camping area.
Monday, i left to Albany and Frenchman point, very beautiful, except that i damaged my polarizer...after i went to a natural bridge and a gap: very impressive.
A litttle stop in Albany for shopping and i follow my way to Fitzgerald national park, but its already late when i arrive in bremer bay, to late to go on to point ann, so i décide to campe there.
Tuesday i fianly go to Fitzgerald National Park, the bush is not very nice in winter, but the coasts are wonderful (specially the inlets, where i'll spend 2 hours showelling to get out of the sand), in Point Ann i'll see a whale, and the day after on the track to Fitzgerald Inlet, some emus (very fast!)
Comingout of the park, after several hundreds kilometers on the red dust tracks i'll drive to Raventhorpe to get some petrol, end then go to Newdegate for the night (since 3 days noway to get a phone netwok on vodafone, even in the little cities, telstra seem to work)
Thursday i go to wave rock, nice, where i'll meet 2 Frenchies, and keep going til kockerbin rock (Australia's third biggest monolith) where i'll spend the night and hevs a glass of wine with a couple of Aussies doing a grey trip.
Friday back in perth, where i'm stucked til tuesday to fix a few things.
It's been good trip, not realy easy in the begining: i was feeling a bit alone, a bit sick, the weather was a bit rainy...bit hard! But after it's been all good, something like 2000kms...
22 mai, je décide d'aller directement à botanical garden à king's park après le boulot, je voulais le faire la veille, mais la nuit précédente , suite à un barbecue mouvementé, j'avais éssuyé une violente attaque de redbacks (et autres), limitant mes déplacements après une dure et interminable journée de bouot, à: canapé terrasse, terrasse canapé...
Le temps s'y prète à merveille: un joli gris lumineux, avec quelques petites apparitions de soleil. J'arrive sur place il doit être environ 4h et demi, je n'ais donc pas beaucoup de temps, mais peu importe.
Le début est essentiellement constitué de Banksias, des arbres locaux typiques dont il existe une infinité de variétés aux fores et couleurs différentes.
Un woolly banksia.
Un 28's (pronnoncez "twenyeight's"), oui c'est bizare comme nom, mais j'y peu rien.
Celle là je l'aime bien...guarantie sans retouche...
Juste un genre de graminée, mais elle m'inspirais.
Il faut se dire que ça sa doit faire environ 2 cm de long...la majorité de fleurs sur les buissons sont minuscules, et passent probablement inaperçues pour de nombreuses personnes, mais quand on s'approche...
Allez tiens, tiens, y en a un qui a une idée de ce que c'est ça?
A priori une orchidée...je doit bien reconnaitre que j'aurais un regret par rapport a Perth et King's park en particulier: c'est de ne pas être là à la période de floraison des orchidées, il y en a tellement, et au vu des photos les spyder orchids ont l'air fantastiques.
Bon allé, desfois faut être honète, celle là j'en suis fier...tout simplement. Je vous la livre brut, telle qu'elle sort du boitier, prise avec mon 55mm magique, 20ans tout manuel mais ça reste une merveille.
Une kangaroo pawn, plante un peu emblèmatique du W.A., j'éssaierais de faire d'autres photos car celle là, même si je la trouve ésthétiquement réussie, ne montre pas très bien la plante.
Ainsi fini ma première visite à Botanical garden (j'éspère pas la dernière...) la nuit me ratrappant, c'est pourtant vrai que les jours couverts sont bons pour la macro.