Ca y est me voila enfin parti de Darwin, apres quelques peripeties, mais parti.
La vie a Darwin?
C'etait super bon: les gens y sont tres relax, il y fait chaud (un peu trop meme parfois...) ca ne fait pas trop ville.
Pendant 2 mois j'ais travaille a la boulangerie de Fannie Bay, un boulot plus que relax, tres bien paye et avec des gens super sympa...le gros inconvegnent est que je devais dormir le jour vu que je finissais generalement entre 6 et 8h, mais vu que la temperature descend peu en dessous de 30 degres la nuit, le jour je n'arrivais pas souvent a dormir plus tard que midi (et encore, en me reveillant souvent...), ducoup le 2 eme mois je bossais a coup d'energy drink...
L'autre inconvegnent dont je me suis apercus avant hier c'est que je pouvais pas sortir...(je commence en general a 9h) a la base ca me gene pas des tonnes, mais finalement le fait que la ville soit bourree de backpackers a des cotes tres sympa...
En dehors de ca je passais la majorite de mon temps avec des locaux qui m'ont enmene a la peche (y compris en bateau), camper, faire du jet ski (2 fois, avec un 1200 turbo honda flambant neuf... le moins qu'on puisse dire c'est que ca marche!)... la belle vie.
Mine de rien 2 mois se sont passes comme ca sans que j'ais le temp de le voir...avec au milieu la visite d'une copine pendant une semaine et a la fin une dent cassee (au telephone, en souhaitant un bon anniversaire a ma petite soeur!) et le cambriolage de mon 4x4 pendant que je bossais, ca m'aura coute mon ordi tout neuf, mon gps et quelques bricoles...
04/11: me voila donc parti, mes departs sont d'eternels recomencements: je suis parti tard, comme d'habitude, une copine devait venir avec moi mais finalement n'est pas venue et me rejoindra peut etre en route (ca aussi on est habitues...), et habite par cet etrange sentiment qui ne manque pas d'arriver des que je me suis arrete un peu trop longtemp...
Ma premiere etape est Coroboree Billabong, c'est magnifique, aparement bourre de poissons, mais pas seulement: en arrivant j'ais repere un croco d'un bon 3 metres qui nageais juste a une quinzaine de metres de la berge...un peu plus tard je part un plus loin le long du billabong et je derange 2 autres gros crocs qui s'enfuient dans l'eau...Je reviens ducoup a la rampe de mise a l'eau des bateaux pour pecher un peu tranquille... dumoins c'est ce que je pense: je dois pecher depuis un peu plus d'une heure, alors que je suis entrain d'essayer de decrocher mon leurre sans entrer dans l'eau, j'entend des bruits dans les buissons qui bordent la rampe... je casse mon fil et remonte en vitesse: un de ces gros salopards est entrain de me contourner par les buisson esperant peut etre bien que je me retrouve entre lui et l'eau...je sais pas si c'est reelement le cas, mais en tout cas ca fait bizare de ce dire qu'on peut etre literalement chasse...
Ducoup je camperais largement a l'ecart de l'eau.
05/11: je repeche un peu a Coroboree Billabong au reveil, et prend enfin mon premier Barramundi, le poisson emblematique local, rien de bien glorieux il doit faire une trentaine de centimetres...mais bon c'etait le premier.
En milieu de matinee je me mets en route pour shady camp, un autre spot de peche renome dans le Top End, apres une centaine de kilometres de piste j'y arrive, et attaque direct a pecher, sans grand succes, un peu preoccupe par la presence de tres nombreux crocos... je m'arrette pour manger et somnole a moitie du a la chaleur vraiment ecrasante...un pecheur en bateau revient avec 2 gros barras...tout le monde m'a dit qu'en bateau c'est quasiment guaranti d'en attrapper un, mais avec la wet season qui arrive tous les loueurs ont ferme... Tanpis je me remotive, regarde un peu les crocos depuis la plateforme prevue a cet effet, et entreprend d'essayer de trouver un acces relativement sur pour pecher dans le billabong...pas evident, il y a des crocos tous les 20m... je fini quand meme par attrapper un autre petit barra...
En fin d'apres midi je me trouve un endroit pour camper, coupe du bois et me repose un peu, terrasse par la chaleur...c'est incroyable: je bois 4 litres d'eau par jour et ca suffit encore pas!
06/11: je quitte shaddy camp en direction de Kakadu National Park, je m'appercois que malheureusement c'est encore trop sec... mais peu importe je commence par aller a Ubirr, voir les peinture aborigenes et
le coucher de soleil depuis un promontoir de roche donnant sur Arnhemland: grandiose, meme si les nuages sont moins favorables que la veille...
Le soir je dort a Merl Camp ou une douche est plus que bienvenue: la transpiration colle la poussiere c'est impressionnant.
07/11: apres une petite marche que je ne pourrais pas faire en entier car une partie treverse un site sacre aborigene ou traditionnellement seul les femmes peuvent aller, je prend la direction de Jabiru pour y faire quelques provisions.
L'apres midi j'enchaine plusieurs marches dont le principal interret reste les peintures, les wetlands etant encore desesperement secs...
Heureusement en fin de journee, lors de ma derniere marche je fini par un trouver un magnifique.
Le soir je dinerais avec un python olive tres curieux qui fini par s'installer dans une branche en face de moi pendant que je mange...
08/11: je prends la direction de Yellow Watter, je doit rejoindre Celine au camp de Jim Jim Billabong, en route je fait un stop a Muirella Park ou une douche est plus que bienvenue: il fait tellement chaud que je transpire a grosses goutes du matin au soir... Apres ca je peche un peu le long du camp, et quand je me remet en route, je tombe sur un panneau "Sandy Billabong 4wd recomended", ce serait domage de ne pas y faire un tour, la piste fait 5 km, pas vraiment difficile mais sableuse et sinueuse. Quand j'arrive au bout j'ais la surprise de trouver un motor home au camp! qui est, alors que je mange un bout, rejoint par une moto de route! (Le pilote en descend en lancant au couple de retraites qu'il est venu rejoindre "hey,this is a road bike, not a dirt dike!..." et la grand mere de lui repondre en rigolant "And this is a motor home! so take it easy"...ils sont fous ces Australiens)
Je passerais finalement toute mon apres midi a pecher la bas, attrappant un tarpon que je relacherais, le confondant avec un Sarratoga...et ratant un gros Barramundi.
J'arrive a Jim Jim Billabong Camp en debut de soiree, alors qu'un bel orage se prepare, Celine me rejoint et juste apres il commence a pleuvoir...ca nous donne le temps de discuter avant de faire le feu, et au moins ca rafraichis.
09/11: Apres un petit dej relax on se met en route pour Jim Jim falls: 40 kms de dirt road avant une belle piste 4x4... qui nous mene a un parking pas mal remplis de camions 4WD d"adventure tours" une sympathique Quebecoise nous dit que la marche est un peu raide...on prend finalement en premier un autre sentier qui lui commence, avouont le bien raide, dans une poche de foret tropicale...super joli, mais il faut bien le reconnaitre un peu crevant avec la chaleur ambiante (heureusement il reste quelques nuages de la veille) puis il se prolonge par une marche sur un plateau mi rocheux, mi sableux (on ne sait ni ou on va ni la longueur, le panneau ne l'indiquait pas...), pas grand monde n'a du passer par la depuis un moment, ce qui rend le balisage parfois un peu difficile a trouver.
Apres de longues heures de marche pour seulement 3 kms et une centaine de metres de denivele on arrive au sommet des chutes (enfin presque, je davrrais quand meme continuer un peu apres le panneau d'interdiction pour avoir un beau point de vue)
Apres une redescente plus rapide que la montee on s'arrete a la voiture boire et manger un bout, puis on repart, cette fois en direction des chutes, en rigolant un peu en pensant a ce qu'avait dit la Quebecoise...
L'endroit est magnifique meme si la chute ne coule pas...domage, le wet est en retard cette annee d'apres mes potes de Darwin.
Celine hesite longuement a se baigner, inspecte le piege a crocos...
Finalement on aurra pas eu le remps d'aller a Twin Falls, qui de toute facon est cense etre ferme depuis la veille, mais on aurra fait Jim Jim comme il faut.
10/11: On se leve tard (je crois que je recupere encore un peu de ma vie a Darwin), passe une matinee de faigneant a discuter en dejeunant et finalement part en debut d'apres midi pour une petite marche a Yellow Watter...c'est vraiment joli, enfin un endroit bien vert...en je repere un bon coin de peche le long de la marche...on y revient juste apres, effectivement il est bon: j'attrappe quasiment tout de suite un Barra, qui ne fait pas la taille, puis un Sarratoga (tres amusant, mais pas vraiment bon a manger), quelques temps apres je finit par prendre un Barramundi de 55cm: notre diner! Celine est bien contente, elle n'en a jamais goute.
11/11: reveil a 6h pour aller faire une "croisiere" en bateau sur Yellow Watter, y voir les oiseaux et les crocos... ca vallait vraiment le coup, on en a vu des magnifiques; apres ca on retourne a notre camp pour dejeuner en trainant un peu jusqu'en debut d'apres midi.
Celine reprened sa route vers Jabiru et Darwin, et moi je retourne a la peche avant de reprendre la mienne en direction de Katherine, J'avais bien fait de lui dire de garder le reste du poisson de la veille, parceque finalement apres d'autres prises, un barramundi de 62 cm vient garnir mon grill a Mardugal camp.
12/11: je comptais me aller a Red Lilly Billabong, mais apres avoir fait la premiere partie de la piste je suis tombe sur un panneau disant que je ne pouvais pas aller plus loin accause d'une batue pour controler les animaux introduits; j'ais ducoup peche un bon moment avant de rebrousser chemin en direction de Barramundi Gorge...peche interdite, mais l'endroit est magnifique: l'eau y est d'une clarete impressionnante.
Je campe un peu plus loin sur la route de Pine Creek.
13/11: je roule vers Katherine, je suis partit tot, un petit detour par Edith Falls (qui n'en vallais pas vraiment la peine) et me voila en ville, peu avant midi, tant mieux car j'ais pas mal de choses a regler (y compris trouver un informaticien genial qui ne mettra que 10 minutes a convertir mon precedent post!), tout ca fait je monte a Katherine Gorge pour y camper je profite d'arriver tot pour utiliser l'electricite et faire connaissance avec mes voisines qui sont pour une foi Australiennes (hormis des retraites dans les camps il y a surtout des Europeens).
14/11: je traine lamentablement au camping et ne me met en route pour une marche que vers midi...j'en enchainerais finalement 3, dont la derniere vraiment superbe finissant dans une gorge remplie de foret quasi tropicale appellee a juste titre Butterfly Creek, donnant sur Katherine Gorge...
Au retour j'y croiserais un drole de serpent jaune vif, super rapide en particulier pour grimper aux arbres...on aurais dit un green tree snake version jaune, surement ca d'ailleurs; j'arrive au 4x4 bien creve vu qu'en bon touriste qui ecoute pas ce qu'on lui dit j'avais pas enmene asse d'eau...plus d'un litre quand meme (mais sur le panneau ils prevoyaient que la temperature monte jusqu'a 50 degres sur les sentiers (la je pense qu'ils en rajoutent un peu quand meme...))
Quoiqu'il en soit je bois plus d'1 litre et demi en arrivant et part me balader un peu au bord de l'eau...quelquechose tombe sur le ponton desert juste devant mes pieds...c'est un oisillon, tellement jeune qu'il n'a pas encore de plumes...il est vivant mais des fourmis vertes sont accrochees a lui, plus haut dans l'arbre, les parents (des King fishers) font des allers retours incessant depuis la branche la plus proche du nid pour essayer d'eliminer l'envahisseur, le petit a du tomber en voulant echapper aux fourmis ou en voulant chercher refuge vers ses parents...je ressent un sentiment d'impuissance devant cet oiseau entrain de mourir et ces parents, la nature me parrait d'un coup bien cruelle...le va et vien des King Fishers continue et je retourne vers le camp.
Ce soir la je finit a un bon 3h du mat, un peu rond a discuter avec une Quebecois dans le meme etat que moi...ca fait du bien de temps en temps de vivre la vie de Bacpacker.
15/11: 3 heures de someil et me voila debout, je suis arrive apres la fermeture du bureau la veille, et la gars qui fait payer arrive a ce moment la, on a un peu discute la veille et ducoup ce matin il me dit "bof, tu as paye hier, laisse tomber pour aujourd'hui...et prend le temps d'aller nager un coup dans la piscine avant de partir..." cool.
Je passe a Katherine pour faire mes courses et me voila parti en direction de la Savannah Way, au bout d'un bon 80 kms de piste je ralentis, je trouve que ma boite de vitesse chauffe plus qu'anormalement...je finis par raccourcir un peu mon etape du jour et m'arreter a Tomato Islande Camp, bien m'en a pris: il y a la un couple qui vit a l'anne au bord de la riviere, le conducteur du road plant qui est entrain d'entretenir la piste, un couple d'instit de la comunaute aborigene voivine et une de leur collegue nouvellement de Melbourne...on passe la soiree ensemble a discuter en buvant quelques bierres. Apres mange Mandy me dit qu'il y a une source a 5 minutes en 4x4 ou on peu se baigner...nous voila partis et on finit a boire du genepi frais dans une source tropicale! Comme quoi desfois les choses sont vraiment imprevisibles.
16/11: Je prends conge de mes hotes de la veille et me remets en route. Apres une centaine de kilometres je m'arrete dans un camp d'exploration de mine pour m'y faire depaner en huile de boite, elle me tracasse vraiment...finalement surement pour rien: elle a l'air d'etre pleine, je reprend dons ma route, pas pour bien longtemps: les mineurs m'ont indique un super coin de peche.
Je repart en debut d'apres midi, il faut bien avancer un peu...et apres une petite centaine de kilometres ce qui devait arriver arriva: la panne sur une piste au milieu de nulpart! Pas la boite, a priori rien a voir: mes roulements de pompe a eau ont pete, les rouleaux sont eparpilles un peu partout dans le moteur..., ducoup je me retrouve sans alternateur, ventilo, pompe a eau, direction assistee...bel et bien coince la...c'est arrive a 2h et demi, ducoup je campe la au bord de la piste en attendant le passage d'un vehicule, je laisse mon capot ouvert en signe de probleme et me suis mis a collecter des cailloux blancs (pas si facile que ca a trouver en Australie) pour tracer une ligne en travers de la piste...ca va, je suis relax, la radio n'a rien donne, le telephone ne passe pas et je suis a plus de 200 kms de la "ville" la plus proche, mais je sais que j'ais environ 25 litre d'eau potable, plus d'autres boissons et plein de provisions, en plus je ne suis qu'a 700 metres d'une petite riviere et d'apres ma carte il y aurais une station de rangers a une quinzaine de kilometres...(je prefere juste ne pas m'aventurer a marcher jusque la tant que c'est pas vraiment necessaire au cas ou elle serait fermee ou ma carte serait fausse, meme si il n'y a pas de raison et si 30 kms dans la journee reste envisageable malgre la chaleur locale...ah oui, j'avais oublie de l'ecrire: ca va en surperendre quelques uns: j'ais vendu mon velo a Darwin! Il va m'encombrer pour la suite, alors voila c'est fait.)
Il est 20h30, je vais bientot me coucher (pas grand chose d'autre a faire) et demain je recommencerais a attendre un enventuel vehicule en tachant de rester le plus possible a l'ombre...
17/11: Le probleme c'est qu'il y a meme pas de suspense, vous savez que si vous lisez ca c'est que je suis plus entrain de secher au bord de ma piste...
Coup de chance ce matin un 4x4 est passe, il m'a remorque jusqu'a la station de rangers, m'a gare sous un arbre et a continue sa route.
Le ranger (qui m'a paru un peu froid au premier abord: grand, costaud, le crane raze, uniforme der ranger avec des lunettes de soleil, me demandant comment je veu faire reparer ca... il m'a surement pris pour le Nieme touriste idiot qui fait n'importe quoi dans le bush...) a appelle par telephone satellite le casseur de la petite ville la plus proche pour savoir si ils avaient de quoi me depanner...une foi de plus je suis heureux d'avoir achette la meme voiture que les locaux (dans ce genre de petites villes un quart des vehicules sont des Land Cruisers...): ils ont meme une pompe neuve.
Le temp de prendre une douche et le ranger m'enmene a Boroloola avec sont 4x4 (je vous dit pas ce que c'est...): 200 kms de piste, si si nous voila partis pour un bon bout de route, enfin meme pas 2 heures...on avance plus vite que sur une route Francaise, sa facon normale de conduire ressemble ertangement a quand je m'amuse un peu: 100-120 km/h, on derive genereusement dans les courbes, deleste copieusement en sortant des compressions et freine parfois un peu tard en approchant des creeks...
Ca nous donnera le temps de discuter un peu plus, j'apprendrais ducoup un paquet de trucs interressants et utiles (entre autre quoi faire en cas de morsure de serpent hautement mortel, radicalement different de ce qui est ecrit dans les pseudo guides...pour la petite histoire: les serpent Australiens ont tous en commun une caracteristique: le fait que leur venim soit compose de grosses molecules incapables de passer dans le sang (contrairement a ce qu'on croit) ce qui fait qu'il circule par le systeme lymphatique, la chose a faire est donc de bander entierrement le membre touche, l'immobiliser comme si il etait casse, s'assoir et attendre que quelqu'un passe, ne surtout pas bouger et lui demander d'aller chercher du secours, la raison est que la circulation du systeme lymphatique est activee par le mouvement, donc en cas d'immobolite le venim mettra beaucoup de temps a arriver a l'organisme et par tres petites quantites qui pourront ainsi etre "digerees" rendant la personne malade mais toujours vivante...je vous passe les details sur la facon exacte dont les 2 types de venim agissent sur notre organisme dans le cas contraire... )
Revenons en a nos moutons,ou plutot a nos chevaux, sauvages plus precisement, dans le bush le long de la piste ou on roule a un bon 100 km/h quand celui qui n'est pas du meme cote que les autres prend peur et traverse devant nous pour aller les rejoindre, le Ranger nous fait un freinage qui lui aurait bien vallu 3 macarons au guide Joe Bar Team si il y avait eu une edition Australienne, laissant echapper au passage un "shhhit...", j'aurais pas mis ma main entre le bullbar et la croupe du cheval!... avant de nous faire sont petit passage habituel de 5eme en 3 eme histoire que le 4.2l relance bien...
En ville la piece nous attend sur le comptoir, le temps de faire le plein (que je propose de payer, m'entendant repondre avec le sourire "no no, that's governement's...").
A 2/3 du chemin de retour on creve un pneu ( l'occasion de me sentir moins con: je suis pas le seul a ne les sentir sur les pistes qu'une fois qu'ils sont en lambeaux...), qu'il ne nous faudra vraiment pas longtemps pour changer; a peine plus de 4h apres notre depart on est de retour...le temps d'avaller un paquet d'instant noodles et je me met au boulot.
Ce soir tout est demonte et j'ais a disposition une cuisine (avec frigo!) et des sanitaires dans les "guests quarters"...le bonheur.
18/11: Apres avoir dejeune je me remet au boulot, les choses avancent bien... Stuart (le ranger) passe de temps en temps voir... A midi tout est remonte, je decide de manger, prendre une douche et ranger tout ce que je peu avant de remettre de l'eau dans le circuit (histoire que le silicone qui remplace le joint que je n'avais pas ait le plus de temps possible pour secher...)
Vers 1h je finit les dernieres verifications, m'appercevant que ma tete de delco est quasiment naze, j'en achetterais une en ville... une fois ca suffit.
Je prends conge de Stuart, demandant si il y a quelquechose que je peu faire, le remerciant encore pour tout ce que lui a fait: il a ete genial, vous imaginez ca en France? je suis con, vous etes bien mieux places que moi pour vous rendre compte...quoi qu'il en soit ca restera dans ma memoire comme mon experience la plus australienne, quelquechose de vraiment enorme...quand c'est arrive j'etait resigne a payer 200 kms de remorquage sur la piste (en allant en ville on a double un camion qui etait venu chercher une remorque avec le bateau dessus...) ou un mecano qui viendrais sur place, et dans les 2 cas attendre la piece...me disant qu'apres tout c'est que de l'argent et un peu de temps perdu...et finalement il m'a tire de la en 2 temps 3 mouvements...(alors qu'il aurait simplement faire venir la piece par l'avion qui passait 24h plus tard...) et tout ce que j'ais paye c'est la pompe!
En reprennant la route j'arrive pas a atterrir: c'est comme si on venait de m'offrir mon road trip en Australie...un truc incroyable...meme pas 48h apres je repart...il m'arrive la meme chose a 200 bornes de chez moi ca sera pas regle aussi vite, et la, a l'autre bout de la planete, a 200 kms de la civilation, un ranger que je connais meme pas me tire d'affaire en un temps record, comme si le fait que j'ais un trip a essayer de finir avant la fin de mon visa etait une cause prioritaire...j'ais pas vraiment les mots pour decrire...si apres ca il y en a encore qui croient que l'Australie hors des sentiers battus c'est de l'aventure...c'est juste une experience geniale, ceux qui s'en tienne a la highway one et autres itineraires de backapcker archi courus ne savent vraiment pas ce qu'ils ratent.
Bref, je vais arreter la a propos de cet episode, de toute facon je pourrais faire exploser le site j'arriverais toujours pas a decrire les choses comme elles sont, c'est a la fois simple et extraordinaire, le genre d'experience qui ne raconte pas vraiment, elle se vit...
En route je m'arrete a lost city (sur les conseils de Stuart), et il avait raison: celle que j'ais vu a Litchfield n'est rien a cote de ca.
Un peu plus tard je detruit un pneu de plus...l'occasion de m'appercevoir que la roue de secours d'occase que j'ais achette a Darwin fuit...je regonfle 2 fois en route avant d'atteindre la ville pour y camper et achetter des pneus, une tete de delco et des vis platinees demain.
19/11: Je suis alle au garage quasiment a l'ouverture pour trouver un pneu d'occase, reparer un autre et achetter quelques pieces...tout ca a ete regle rapidement, faut voir a quelle vitesse les mecanos de ces petites villes de bush penvent reparer un pneu de 4x4, en meme temps qu'ils vidangent les ponts d'un autre...
1h et demi et quelques dollars apres je reprend la route, a 90km/h, j'ais gonfle a 50psi sur les conseils de Stuart, ca devrait bien se passer...premiere section bien rocailleuse, les pierres sont asse tranchantes...crevaison! J'ais fait que 80 kms! Visiblement mes pneus sont trop uses pour jouer a ca (en dessous de 50% d'usure on ne peu pas se permettre de rouler vite avec un vehicule charge, ils ne resistent plus assse aux crevaisons)
Changement de strategie: je roule maintenant a 70 km/h et meme desfois en dessous de 60 quand les roches ont l'air coupantes; les 500 kms prevus pour aujourd'hui risquent d'etre plutot longs.
A mis chemin je traverse la fumee d'un bushfire plutot costaud (rien a voir avec ceux que j'avais vu dans le Kimberley, anodins et innofensifs), puis il se rapproche de la piste, si bien qu'a un moment donne je fais demi tour, impressionne par les flames poussees en travers par le vent...puis je me ravise apres m'etre arrete et avoir reflechis que je sais comment traverser un Bushfire et qu'il n'y a pas de raison que ca se passe mal...en effet, de plus le vent a un peu baisse, ce qui me rend la tache presque facile.
Je passe la frontiere du Queensland, ca me fait quelque chose, pas autant qu'en quittant le WA, mais quand meme j'aimais bien le Northern Territories...ces 2 etats sont un peu a part des autres, plus brutes;
Quelques kilometres plus loin j'ais la chance de voir et photographier un goana qui doit faire un bon metre voir 1m20...
Une petite surprise m'attend a Hell's Gate Roadhouse: elle n'existe plus depuis 2 ans! je comptais y faire le plein...heureusement que j'ais un jerrycan.
Ca soir je campe pres de la Gregory River, a 1 ou 2 kms de la roadhouse ou je ferais le plein demain matin.
20/11: ce matin je suis passe a Burketown, ou il n'y a pas grand chose excepte une source chaude aux couleurs magnifiques...puis vers midi Normanton, une petite ville ou j'ais ete visiter le marchand de pneu (je vais bientot connaitre tous ceux d'Australie), fait le plein et quelques courses.
En debut d'apres midi j'ais repris ma route, toujours en direction de Cape York, preocupe par le fait que mon grand pere a un coup de fatigue...
En route j'ais vu une troupe de grues enorme autour d'un point d'eau, surement une trentaine... a part ca journee pas tres excitente, une belle pluie tropicale en route, 500 kms quasiment que de piste, de emeus et c'est a peu pres tout.
21/11: un ptit reglage de vis platinees et je reprend la route, ca roule pas mal, apres 70 kms je prend une piste plus petite qui me mener a celle de Cape York...mais au bout de 5 ou 6 kms je rebrousse chemin: une traversee de riviere a eu raison de moi...enfin j'ais prefere ne pas la tenter, c'etait meme pas physiquement dangereux, elle etait juste large et faite de gravier fin et sableux archi mou...j'avais mes chances de reussir, j'etait meme pas loin d'une station d'elevage, c'est justement la le truc: le fermier qui doit en avoir un peu mare a mis un panneau "traversez a vos risques et perils, je prend 500$ pour venir vous decoincer"...alors voila, c'etais un pari a 500$, je devais avoir un petit 50/50, peut etre un peu moins...j'etais vraiment tente, mais je l'ais pas fait, j'ais deja laisse quelques centaines de dollars en reparations cette semaine...P*&%* quesque je deteste rennoncer comme ca, sans meme tenter, en sachant que j'avais une chance...
Je fait donc route a l'Est, pensant traverser en amont et rejoindre la piste du cape un peu plus bas que prevu, mais au bout de 100 kms un de mes pneus avant eclate, comme ca d'un coup: une detonnation, la voiture part en sucette et mon pneu est eventre sur 40 cm de long, au moins celui la la question du reparable ou non ne se pose pas...c'est celui que j'avais monte a la sortie de Borroloola, j'ais du faire 700 kms avec! Re changement d'itineraire: je peu pas attaquer le Cape, en plus par une petite piste pas frequentee avec une seule roue de secours, sachant en plus que le pneu que je vient de mettre a l'avant a deja ete repare; je vais ducoup devoir passer par Cairns.
Le reste de ma journee se passe a rouler et je campe a 100 kms de mon but.
Voila, depuis 2 jours je suis a Cairns, le temps de regler 2 3 bricoles avant de continuer ma route.
Et non je suis pas perdu dans un coin de Bush entrain de sécher… rêvez pas vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ca!
Retard, retard et reretard…desole d’avoir ete aussi long, mais en fait apres avoir ete un bon moment sans ordinateur a Darwin, Olivier ayant ramene l’epave de l’ancien en France il a fallu le temps que j’en commande un autre, que j’ecrive ce qui suis, que je prepare les photos (et je doit avouer qu’il y a eu une dizaine de journee au milieu ou je m’en suis pas des masses occupe…), et quand enfin tout commencait a etre pret, alors que je trainais a tout mettre en ligne mon ordi tout neuf, mon gps et quelques bricoles ont casse une vitre du 4x4 une nuit pendant que je bossais et ce sont mysterieusement evades …heureusement mon appareil photo et le 2eme disque dur contenant une copie de mes photos restent avec moi dans mon sac a dos.
J’ais donc reperdu du temps a rachetter encore un autre ordinateur et repreparer pas mal de choses…
Par la même occasion j’en profite pour vous prévenir: il y a certaines fautes qui seront récurrentes, le clavier anglais ne me donnant pas la possibilité de les corriger.
Sa y est il est arrivé ! Accrochez vous ! (et prévoyez du temps!)
Samedi 2 aout comme prévu il a atterri a Broome, mais je n'étais pas la pour l'accueillir (tu parle d'un pote !) : je bossais a Matso's de 6h du mat' à 23h, et j'ais pas pu décaler ma pause.
Mais en fait pour que tout cela ait du sens il faut reprendre depuis le début :
En arrivant a Broome suite a quelques mésaventures et "miscomptages" il ne me restait que 12$50 (au lieu de 4 ou 5 000 que je prévoyais… léger trou), et 15 jours pour gagner suffisament d'argent pour payer le voyage jusqu'a Darwin.
En arrivant je suis donc allé directement dans les agences de recrutement pour trouver un boulot pour le lendemain...lesquelles se sont montrées d'une inéficacité impressionnante : me promettant une réponse pour le lundi (a défaut de sur le champ, comme j'éspérais) et finalement ils m'ont rappellé juste avant que je quitte la ville.
Après ça j'ais donc pris la liste des restos de la ville et suis allé les faire un par un : résultat un éssai à Warf le dimanche et pas mal à repasser voir le lendemain (samedi).
Le samedi je repasse voir ceux que je devais et obtient une autre proposition d'éssai (au Black pearl, qui ne m'inspire pas) et un cuisinier de Matso's me dit que le chef sera surement très intéressé de me rencontrer.
Le lundi mon éssai a Warf se passe pas mal, même si la journée est longue et que le boulot est pas palpitant, c'est assé particulier: a part un gars les chefs sont des nanas qui ont commencé dans la boite comme "kitchen hand" (manoeuvre de cuisine, chez nous) et ont étées formées sur le tas; on a les boissons a volonté (bière comprise...) a priori ca a l‘air d‘être la manière locale de garder le staff, a la fin de la journée on me demande si je veux de l‘herbe ou de l‘exta, a priori ca aussi le patron fournis…ca a l’air d’être une “tradition” sur la cote ouest… un peu saoulant a mon gout.
Le lundi je rencontre le patron qui était absent et on n'ouvre pas le resto pour cause de vent pas possible (personne ne viendra sur le port aujourd'hui), j'en profite pour discuter avec lui des conditions avant qu'il n'invite tout le monde en remerciement pour quelques bricoles qu'on a fait.
Le mardi, deuxième jours de travail a Wharf… au fil de la journée et au vu de la proposition de salaire misérable, mon état d’esprit évolue petit a petit de “faut que je trouve autre chose au plus vite” a “J’ais plus une tune, pas d’autre boulot, mais tan pis si c’est con je me barre”; aussitôt dit aussitôt fait: a la fin du service je leur demande de me payer et je part.
Le lendemain je me remets donc en quête d’un boulot, mais j’en ais raz le bol de la restauration made in Broome, alors du coup j’essaye le poissonnier, le boucher, le loueur de 4x4...un peu tout a part les restos ; et quand même le soir je me décide à retourner a Matso’s qui avait eu l’air intéressé et proposait un salaire décent, je relaisse donc mon numéro au manager.
Le lendemain le second demande à me rencontrer, et m’accueille comme un sauveur ! Il faut dire qu’il a pas la vie belle : le chef est parti en Angleterre pour raisons de famille, lui se marie dans une semaine et un autre gars finit dans 3 semaines… (On est au milieu de la saison)
Du coup me voila relance dans la restauration…et on peu dire qu’il y a du boulot, mine de rien sa fait 9 ans que j’ais pas bosse comme cuisinier !
Heureusement le chef est quelqu’un de très calme et sa se passe super bien avec lui et Laura, une anglaise super sympa et marrante qui bosse en cuisine.
Voila en gros a quoi se résumera ma vie a Broome, au début ils ne me donneront que 7h par jour, mais a la fin j’aurais des journées de 14h, beaucoup plus intéressant, c’est la raison pour laquelle j’accepterais de bosser le samedi et dimanche ou Olivier arrive.
Nous disions donc que j’ais pas pu aller a l’aéroport, il faut dire que la journée a été un peu rude (pour ceux qui se souviennent de “4 mariages et 1 enterrement” sa commence un peu comme sa): la veille après avoir bu quelques verres (d’ailleurs, si vous passez par la, Matso’s est une brasserie artisanale qui a remporte pas mal de concours et leurs bières sont sublimes…) on rentre du boulot et, au moment de me coucher, problème: pas moyen de retrouver mon téléphone, après avoir fouille tout le 4x4 j’emprunte celui d’un pote (en me disant que je suis un peu naze et que j’ais du l’oublier au boulot), sa me permettra au moins de me réveiller. Le samedi matin, 6h, je me lève donc pour aller bosser, pas très frais, mais je me retrouve vite dans le bain: le 4x4 refuse de démarrer, après avoir vide la batterie je n’ais donc d’autre choix que de marcher jusqu’au boulot (c’est pas vraiment le terme exacte, en fait, histoire de compléter le tableau, sa fait 3 jours que je boite comme un malade après que je me soit plante une branche sous le pied dans les mudflats (vous imaginez comme c’est propre, en plus enferme a longueur de journée dans une chaussure pas moyen que sa cicatrise…même après avoir désinfecte avec un truc que du coup j’ais découvert a mes dépends que c’était de l’alcool a 90%!), pas pratique de ne pas arriver a garder le pied constamment parterre quand on se tape des 14h dans une cuisine… bref.)
J’arrive finalement au boulot un peu en retard (pas top vu que c’est moi qui ouvre), fais ma journée clopin clopant, le hasard faisant que ce jour la on ait le double de petits déjeuners de la veille… et il n’y a pas moyen de retrouver mon téléphone…
14h30, ma pause (que j‘ais pas pu décaler), début de la suite de la course: épreuve de plein air… Je retourne au plus vite au camping (heureusement ma collègue m’a prépare un super casse croute a emporter), en arrivant je refouille le 4x4, réessaye de le démarrer avec un jumpstarter… tout sa n’est que peine et temps perdu…j’arrive heureusement a retrouver le numéro d’Olivier dans mon ordi (il ne sait pas comment me joindre ormis le téléphone que j‘ais perdu), et après avoir retourne tout le camp sans succès pour trouver quelqu’un qui puisse aller le chercher a l’aéroport, je sort mon vélo du coffre, il a bien sur les 2 roues a plat, et pédale aussi fort que j’ais la poisse pour aller en ville acheter un autre téléphone… vous allez dire que j’en rajoute mais je vous promets que non, on est samedi: dans le Western Australia sa veut dire qu’il n’y a rien d’ouvert l’après midi…je suis bon pour pédaler jusqu’au gros centre commercial un peu a l’extérieur, qui lui est ouvert. J’y trouve finalement un téléphone, ils n’ont bien sur plus le model le moins cher en stock…Un petit coup de pompe a vélo sur le parking du supermarché, et j’ais juste le temps de passer au camp pour récupérer mes affaires et repartir au boulot; enfin une chose qui va dans le bon sens: je trouve 2 gars entrain de jouer a la pétanque qui acceptent d’aller récupérer Olivier (a pied, mais au moins il aura quelqu’un…(désole vieux j’ais pas trouve de super blonde, mais quoiqu’il en soit si j’en avais trouve une tu crois quand même pas que je te l’aurais envoyé!) )Je leur fait un portrait détaille du genre “c’est un grand type avec des lunettes, il aura surement l’air a l’ouest après 2 jours d’avion et il s’appelle Olivier, vous me le ramenez au boulot”.
Une fois arrive je prends 5 minutes pour brancher mon téléphone et envoyer un message a Olive, histoire qu’il sache un peu ce qu’il en est; seulement dans ma précipitation (qui dure depuis 6h du mat’) j’ais pris le téléphone, le chargeur…et j’ais oublie la batterie dans la boite! aaAAAARGH!!
2 minutes après je croise mon manager qui a trouve un beau téléphone chrome sous les escaliers de la terrasse… j’ais dépense 100$ pour rien, mais je peu enfin envoyer un message a Olivier; il ne me reste plus qu’a espérer que les 2 autres iront bien a l’aéroport.
Le service s’annonce tendu, mais je commence a être dans le coup, c’est comme le vélo, sa s’oublie pas… 5 minutes avant l’envoi des premiers bons Olivier arrive avec son escorte d’élite, il a l’air complètement a cote de ces pompes, mais me voila rassure, il est pas entrain d’errer en ville a se demander quelle sorte de pote je suis pour le laisser a l’autre bout de la planète sans nouvelle ou adresse ou me joindre.
Il me rejoint au Bar de Matso’s après le service et on peu enfin boire un coup peinard.
Le dimanche j’ais encore une longue journée qui m’attend, finalement elle est plutôt facile, hormis le fait que j’ais de plus en plus de mal a garder le pied parterre et que forcement sa me fatigue; pendant ma pause j’attend Olivier a l’extérieur du 4x4: c’est lui qui a la clef et a priori on s’est pas des masses compris: il a cru que je rentrais pas et moi je m’étais arrange avec un gars qui a un Hi Lux pour essayer de câbler la voiture… heureusement que Laura m’avais encore prépare un casse croute, sinon il m’aurais laisse mourir de faim l’animal!
Le soir je le retrouve au camp, assis sur un carton de bière
Lundi, enfin le jour de quitter Broome! Enfin si on arrive à démarrer…Le temps de tout ranger, charger…il se fait bien tard, en plus nos tentatives de câblage sont restées infructueuses, la batterie principale est trop plate… Heureusement j’ais eu une petite illumination: en la démontant, et la branchant au jumpstarter, lui-même mis en charge, elle se recharge…sa fait pas riche, mais sa nous permettra de partir en milieu d’après midi.
Apres une séance shopping costaud on se met enfin en route, pas pour bien longtemps, bien sur, mais au moins on quitte la ville…sa y est on attaque notre trip!
On trouve un endroit paradisiaque pour camper, a même pas 100 kms de Broome…
La marrée basse forme des piscines de roche ou on va s’évertuer à essayer d’attraper quelques poissons, avant de s’ouvrir une petite bière au coin du feu, et je dois bien reconnaitre qu’elle avait ce petit gout particulier des vacances entre pote attendues depuis longtemps !
05/08: on quitte notre camp de rêve pour faire le tour de Cape Leveque , un peu décevant: le moindre truc qu’on veuille aller voir (y compris le cape lui-même) fait partie d’une communauté ou d’un resort et dans les 2 cas il faut payer… du coup on fait le tour de la péninsule sans trop voir grand-chose, a part quelques bushfires (incendie)… a la tombée de la nuit on sera oblige de changer un peu d’itinéraire par manque de carburant et d’endroits pour camper…un peu déçus par la péninsule on décide de continuer jusqu’à un camp sur la route de Derby; Olive aura conduit quasiment toute la journée: mon pied a cicatrise grâce au Teatree (c‘est un truc génial), mais la douleur s’étend.
06/08 : on arrive a Derby en début d’après midi, après que j’ais loupe la route de Prison Tree, dommage, et je dois dire que soit j’ais pas tout compris dans le Lonely Planet, soit son auteur en tenais une bonne quand il a écris la page de Derby, parce que la jetty qui est censée faire 1 mile est en fait est en fait plus petite que celle de Broome…
On continue donc notre route et trouve un coin sympa pour camper, dans le lit d’une rivière…
Ce soir la Olivier m’apprendra le boulot à la Mobalpa: pourquoi rester debout a coupé le bois pour le feu alors qu’on peu le faire assis dans une chaise?
07/08: notre route nous mène à Windijana gorge: c’est super beau et bourre de crocos: nos premiers! Il y en a partout, de toutes les tailles (enfin pas des trop gros quand même vu que c’est des d’eau douce…
Du coup un peu s’approcher un peu (ils ont l’avantage de ne pas être top territoriaux)
Ca sera aussi notre première occasion de voire une bonne colonie de chauve-souris, elles sont en plus vachement grosses…si j’écris qu’elles étaient super belles il y en a qui vont faire des bonds, mais personnellement elles ne m’ont pas inspire de crainte ou de dégout, c’est plutôt un animal qui a l’air fragile et victime de son image…
Apres une petite rando on continue en direction de Tunnel Creek National Park pour y passer la nuit, mais en fait il n’y a pas d’aire de camping; vu que celle de Windjana gorge est loin et chère on se trouve un petit coin a l’écart dans le bush.
08/08:on arrive tôt a Tunnel Creek, mais pas asse apparemment: une bétaillère a touriste arrive déjà (si je vous jure, c’est vraiment le terme qui convient: des genre de 12 tonnes 4 roues motrices, aménages en bus climatise et placarde “véritables aventures dans l’outback” en énorme, qui vont d’entrée de parc en entrée de parc par les dirtroads…) heureusement le temps qu’ils se préparent on a fini notre petit dej et on rentre dans la “grotte”, en fait je sais pas si on peu appeler ca une grotte: la rivière s’enfonce dans la roche par une galerie qu’elle a creuse, qui doit faire de 3 a plus de 10 mètres de haut, suivant les endroits et 5 a 8 mètres de large… et ce tunnel sinueux (je m’attendais a ce que ce soit plus ou moins droit) dure quelque chose comme 750 mètres.
C’est vraiment impressionnant de se balader la dedans, il y fait vraiment noir, et d’un coup ma fidele lampe frontale me parait bien faible…
On aura quand même réussi à faire notre tour avant qu’il n’y ait trop de monde, rencontre sur le parking un gars qui voyage depuis pas mal de semaines avec une vieille 600XT a peu prés en sens inverse de notre itinéraire…il dit que ce n’est pas aussi dur que ca…moi je dis que ca inspire.
Apres ca on se met en route pour Fitzroy Crossing ou on trouve un petit camping dont le gérant est d’une gentillesse impressionnante: on discute, il nous emmène choisir un emplacement (il nous en donnera un prés de la cuisine ( ou il y a du the, café, cappuccino, sucre…gratos), ombrage et prés du frigo/congel commun, histoire qu’on puisse gouter le génépi qu’Olivier a amène a bonne température)
Depuis 3 jours Olive essaye de téléphoner avec des cartes prépayées, mais il y a toujours quelque chose qui va pas, si bien qu’il finit par prendre mon portable…ce qu’il ne m’avais pas dit c’est que le 6 c’était son anniversaire (la il y en a qui vont dire “ wa l’autre eh, il sait même pas l’anniversaire de son pote…”, c’est vrai que je sais très peu d’anniversaires…), remarque pour quelqu’un qui aime pas trop le fêter au moins celui la il pourra dire qu’il a pas été fête!
En fin d’après midi on va faire un tour a Geikie Gorge National Park, qui doit être sympa, mais dont on ne voit quasiment rien si on ne prend pas un de leurs tours en bateau.
09/08: le programme n’est pas des plus intéressant: il faut qu’on roule sur la hwy 1 pour s’approcher le plus possible de Bungle Bungle, en plus pendant 100 kms on ne fait que s’arrêter pour essayer de régler le gaz: le 4x4 refuse obstinément de passer les 90 km/h… finalement une partie de la solution apparaitra a Halls Creek: le fait de remettre du nouveau gaz nous redonne déjà un peu de puissance et réduit un peu notre conso qui était devenue colossale, le plein qu’on avait fait a Fitzroy ne devait pas être top.
Il faut dire que le moteur donne un peu de signes de faiblesse : il me manque pas mal de puissance, je consomme beaucoup, le carter d’huile refuit, il faut débrancher la batterie quand on s’arrête plus une demie heure… il faudra que je m’occupe un peu de tout ca quand je m’arrêterais longtemps a quelque part.
Quoi qu’il en soit notre journée n’est pas des plus passionnantes, mais il n’y a rien à y faire…
Le soir on campe juste avant le début de la piste de Bungle Bungle, on commence à être pas mal rodes pour ce qui est du montage du camp : je donne guère plus de ¾ d’heure avant qu’on soit assis avec une bière et tout de prêt pour faire le feu…
Ce soir la, on essayera aussi d’approcher une troupe de Red Tailled Cockatoo et un Great White Cockatoo (je crois), puis on aura une longue (enfin tout est relatif) et sérieuse (la aussi…) discutions sur le sujet de The Tableland Track, une piste qui traverse le Kimberley par le milieu: sur la carte (misérablement imprécise) de mon guide 4x4 elle est indiquée comme fermée, impossible a suivre et donc interdite d’accès, le service d’état des routes n’a aucune information a son sujet et le Visitors Center dit qu’on ne peu pas y aller… après avoir soigneusement pèse le pour et le contre on en conclu que c’est surement une idée a la con et qu’il serait bien dommage de passer a cote.
10/08: début de Bungle Bungle, très attendu avouons le, on attaque la piste qui pour une fois est étroite et joueuse, donc on se prive pas… D’autant que je ne m’étais pas rendu compte, mais 60 kms de conduite agressive sur une petite piste bien sinueuse et vallonnée, avec quelques petites rivières, ca fait pas mal!
Apres ces gamineries (agrémentées de vues magnifiques) on arrive à Minipalm Gorge ou une petite marche dans une gorge plantée de palmiers nous attend.
L’étape suivante est Echidna Chasm, une autre gorge, asse impressionnante celle la: elle ne doit faire que quelques mètres de large (par moments on peu en toucher les 2 paroies en écartant les bras) pour une centaine de profond a certains endroits… saisissant, d’autant plus que la roche n’a l’air d’être qu’un amas de galets et de sable agglomère (Sandstone).
En fin d’après midi on traverse le parc et attaque la marche de Cathédral Gorge, la fin ne failli pas a son nom: le roc y prend vraiment des airs de cathédrale par l’immensité de la “salle” qui termine la rando, d’autant plus avec le silence auquel on a droit (on est probablement les derniers à marcher, les Australiens ont tendance à arrêter tôt et la lumière commence à baisser)
Tous ces endroits sont asse difficiles a décrire : il n’y a pas vraiment de mots pour matérialiser l’immensité et la particularité de ces gorges: tout ce que je pourrais écrire vous décrira une belle gorge, profonde, sèche, aux teintes orangées mais c’est a peu prés tout…
La vérité c’est Bungle Bungle mérite amplement sa réputation de par sa singularité, son immensité, ces couleurs : ici pas besoin de peintures primitives ou de plantes colorées, le roc se suffit a lui-même: gigantesque composition de rayures oranges et noires plantées de gisements blanc immaculé et de variations ocres aux airs de vieilles cartes.
Il faut bien reconnaitre aussi que cet endroit a un cote frustrant: on a l’impressionnant de ne voir qu’un minuscule pourcent de la bordure de ce que renferme ce champ de dômes.
11/08: l’idée c’était de se lever tôt pour faire Piccaninny Gorge Walk en un jour (il se fait normalement en 2...); pour ce qui est du départ on est pas trop mal: a peine une petite demi heure de retard sur ce que j’avais prévu, premier virage je met généreusement le 4x4 en crabe, juste histoire de m’assurer qu’Olivier est réveille et en forme; mais une fois arrives au départ de la rando on se met en tète de faire le Dômes Walk vite fait avant, et une fois devant on est rattrapes par un vieux coup d’instinct: il n’y a personne pour nous voir alors on attaque a essayer d’escalader les dômes…après avoir renonce sur un énorme (c’est pas trop dur, mais un peu instable et mine de rien le vide dessous est bien réel) on arrive au sommet d’un autre de taille plus raisonnable.
C’est super sympa mais ca nous fait partir pour notre marche a 10h ( pour se taper une marche de 2 jours c’est quand même asse short…)
On part d’un bon train, conscients qu’on n’arrivera surement pas à tout faire; ce qui est bien c’est qu’alors que je m’attendais à une longue marche d’approche vers un beau site c’est en fait beau tout le long…
On en aura fait finalement un bon ¾ (24 kms) en finissant a la nuit bien tombante (limite tombée) reste encore a faire les 60 kms de piste 4x4 pour rejoindre un camp gratuit a l’extérieur du parc… j’avouerais que l’heure et la fatigue aidant le diner a été vite fait.
12/08: on retourne a Halls Creek pour faire le plein encore une fois (eh oui, a faire les cons dans Purnululu il y est passe) puis on attaque la piste qui mène a la station d’élevage de Bedford Downs, jusque la c’est relax, mais après il va falloir trouver notre direction: pas très évident avec une carte au 1/1 000 000eme de trouver une piste disparue… du coup on navigue un peu au pif vérifiant juste notre cap par rapport a ce que la carte semble indiquer… tout ca prend une tournure intéressante a mesure qu’on s’éloigne de la station: la piste est de moins en moins visible, jusqu’à devenir difficile a deviner; après une quarantaine de kilomètres on arrive a l’entrée d’une gorge ( a priori Teronis Gorge) ou la piste semble s’enfiler par une sorte de trace rocheuse entre la paroie et l’eau…on progresse doucement mais tout se passe bien, y compris les divers franchissements de la rivière elle-même (il n’y a pas beaucoup d’eau mais c’est rocheux et non aménage, ormis par les crues…) Mine de rien le propos se corse petit a petit: en descendant vérifier avant de franchir une grosse marche je m’aperçois que pour suivre on a droit a une longue étendue de sable sec et mou…. Ca sera pas ma première, mais disons qu’ici il est asse déconseille de rester coince… La encore c’est finalement sans encombres mais histoire de finir en beauté on se retrouve face a une traversée qui cette fois est vraiment pas gagnée d’avance: le lit doit y faire un bon 25m avec un peu d’eau, mais surtout il est constitue de vraiment gros rochers…après qu’on l’aie longuement regarde j’y engage doucement le 4x4, les 15 premiers mètres se passent bien, mais pour le faire sortir de l’autre cote il va falloir bien placer les roues pour ne pas faire toucher les ponts et arriver a tourner a l’équerre. Olivier, qui est reste dehors m’arrête a plusieurs reprises pour qu’on enlève une pierre qui gène ou qu’on aménage une montée sur une trop grosse pour être bougée (le problème dans ce cas est que si le 4x4 ne porte pas droit sur le rocher il se met a glisser de travers et risque de se poser sur les lames de ressort ou pire…(c’est asse désemparant de sentir cette grosse masse glisser dans une dimension ou on a aucun contrôle)) La difficulté pour sortir du lit résidera dans le fait qu’il faut lui faire donner de la puissance mais en même temps être capable de le rattraper instantanément si il part; a ce stade la je n’ais plus la possibilité de voir asse précisément ou je pose mes roues je m’en remet donc complètement a Olivier qui me guide a la voix: un instant qui me reste comme une sensation vraiment étrange: les derniers mètres, je doit donner une bonne accélération pour le faire monter sur la berge en tournant a l’équerre et faisant passer les roues entre des gros rochers, mais je ne vois rien de tout ca: je ressent juste cette grosse masse puissante et me fie a Olivier qui me dit d’accélérer en gardant les roues braquées…
Au final l’exercice était génial, même si mon Toyota n’a pas vraiment le gabarit d’un trialiste, et il faut bien reconnaitre que l’isolement ajoute une bonne dose de pression…Il nous aura fallu une heure pour faire 3 kilomètres et on y aura laisse un pneu ( a la prochaine road house on apprendra qu‘il est bon pour la poubelle), mais c’était vraiment une bonne expérience, enfin un petit arrière gout d”aventure”… en fait le premier depuis que je suis en Australie, je m’attendais un peu a ce que ce soit mon pain quotidien, espérant des tonnes de spots désaffectes comme celui la… finalement mon voyage est différent (et c’est peut etre mieux ainsi: qui sait si j’aurais tenu la distance…)
Follow the dog…
Again…
La piste…
On campe sur le plateau quelques kilomètres plus loin; l’endroit est joli: une savane courte et dorée, plantée de quelques baobabs, la lumière baisse doucement pendant que je construit un barbecue en petites pierres sèches carrées.
Pour ceux qui pourraient avoir envie de jeter un petit coup d’œil sur Google Earth voila les coordonnées GPS du camp: 17*17 557 S 127*13970 Et si vous partez un peu a l’Est ou Est Est Sud vous devriez aussi voir notre fameuse gorge, mais ne vous attendez pas à voir une piste (peut être un peu a l’endroit ou on a relevé les coordonnées, mais c’est tout)
13/08: les dégâts de la veille ne se limitent hélas pas a un pneu: après avoir déjeune Olivier s’occupe de réparer le bac batterie (qui n’a pas résiste) et le joint de carter d’huile, pendant que je vide l’arrière pour reconstruire le placard: on a du un peu trop le secouer, toutes les étagères ont dégringolées dans le fond et il s’est décroché du mur…je lui ajoute donc une bonne charge d’équerres, plaques, vis et autres supplémentaires, je vais pas recommencer tous les 2 jours!
Vers 10h et demi on reprend notre route, la piste est toujours aussi difficile a suivre et agrémentée de quelques franchissements (ou j’arrive de mieux en mieux a ne pas faire toucher le dessous du 4x4...)
A un moment donne j’ais du louper la piste “principale” tant et si bien qu’on se retrouve sur une autre que je ne comptais pas prendre parcequ’en plus d’être interdite elle n’a pas été vérifiée par Hema Maps…ce qui n’est pas forcement bon signe vu l’état de celle qu’ils ont vérifié!
En fait ca se passe bien, avec quand même un peu de pression toujours due a l’isolement et au carburant qui baisse ( je ne peu pas savoir a l’avance si j’aurais d’autres sections a négocier a la boite courte, ce qui change considérablement les choses).
Finalement on arrive a la station de Marion, et a partir de la la piste devient beaucoup plus roulante, on se prendra d’ailleurs au jeu, commençant a accélérer, jouant avec les compressions jusqu’à ce que sur l’une d’entre elles le 4x4 décolle un peu (pas 3 mètres non plus, on est ni au Paris Dakar, ni a Marseille!), ca fait un peu bizarre de sentir cette énorme masse délester, heureusement contrairement a ce que j’aurais cru on a presque pas senti la reprise de contact… et on est la dedans a se marrer comme 2 cons…
Le paysage est encore différent: il se donne des airs de grandes plaines Américaines ( c’est pas que je considère ce pays comme une référence comme chacun sait, mais c’était l’illustration la plus facile) avec d’immenses plateaux rectilignes et parfaitement plats se dressant devant nous dans un soleil un peu paresseux ce jour la.
Apres un généreux 150 kms a respirer une poussière inimaginable (( les portes arrières ne joignent pas bien) par moments je tousse comme un gars qui sort de la mine, incapable de reprendre mon souffle, une sensation d’inefficacité dans les poumons) on rejoint le mythique Gibb River Road, qui n’a rien de si extraordinaire, a part que peu de temps après avoir attaque on crève a nouveau, je prend donc la résolution de rouler doucement jusqu’à la prochaine road house (on a plus de roues de secours…).
A Mt Barnett Road house ils ne font pas les réparations, mais ont un camp qui sera le bien venu pour la nuit, on est crasseux comme jamais, la poussière a transforme mes cheveux en une espèce de dreadlock géante.
Petite anecdote qui aurais mérité une photo: vu qu’il est interdit de couper les arbres aux environs du camp on en coupe un petit avant sur la piste et fait les derniers kilomètres avec le tronc en travers du bull bar et les branches sur le toit…
Le truc moins marrant c’est que alors que la perspective d’une douche prend des airs salvatrice la réalité est plutôt déroutante: il n’y a pas de lumière, peu importe…, mais surtout l’eau coule comme mon petit doigt ( si, si sérieux, j’exagère pas) et froide! Je décide donc que le lavage de cheveux, même si je les supporte plus, attendra le lendemain matin.
14/08: Au réveil la douche coule plus généreusement, mais toujours aussi obstinément froide… déjà que je déteste me mettre dessous le matin…
En milieu de matinée on reprend la route, notre conso continuant d’augmenter au fil du temps alors qu’on manque un peu de puissance, c’est asse préoccupant; après 170 kms de piste dénuée d’intérêt on atteint la Drysdale River Road house pour y faire réparer nos pneu (un seul du coup, vu qu’en définitive on apprendra que celui qu’on a crève dans la gorge est détruit), puis on repart en direction de Mitchell plateau, mais on s’arrêtera en fin d’après midi au bord de la King Edward’s River.
Petit camp peinard, après une jolie traversée, pour pêcher un peu.
15/08: Apres qu’on ait fait une trentaine de kilomètres un rapide calcul me force à me rendre a l’évidence: j’ais mal prévu la conso gargantuesque de l’engin sur la piste un peu abimée et on est forces de faire demi tour, on aura pas asse pour aller a Mitchell falls et revenir…
Au moment de retraverser la rivière Olivier monte avec des Pêcheurs locaux pour pouvoir me prendre en photo pendant ce temps.
Nos réserves de carburant diminuent a vue d’œil, tant et si bien qu’on fini par tomber en rade a 3 kms de la road house (si si, plus une goute dans le réservoir, ni le jerry can et plus de gaz…) Olivier a la bonne idée de vouloir arrêter un 4x4 qui arrive en face pour lui acheter quelques litres de son Jerry Can, mais voila, le gars est au gasoil!, il nous propose alors de retourner remplir le notre, et pendant que je le désangle sa copine saute de la voiture pour nous sortir une bière du frigo! Olivier n’en revient pas, ces Australiens sont vraiment incroyables!
Le soir, alors qu’on cherche un coin en retrait de la piste pour camper on retombe sur notre troupe de pêcheurs.
16/08: On continue notre route sur la Gibb River Road, qui devient plus jolie, avec un peu de relief, et alors qu’on cherche une bifurcation vers une petite piste on a droit a notre troisième crevaison… cette fois la question de la réparation ne se pose pas: le pneu est complètement déchire.
On est bon pour aller au plus Direct à Kununurra, quitte a louper quelques bons spots.
Une fois en ville, et après avoir trouve un camping on décide d’aller faire un petit tour sur une piste a l’extérieur, tranquille vu qu’on a plus de roue de secours, le début est sympa,
avec un joli bushfire qui vient jusqu’à la route, puis quelques paysages sympa… alors qu’on vient juste de faire demi tour, quatrième crevaison… heureusement Olivier avait eu le bonne idée d’acheter une bombe anti crevaison a la station service, après l’avoir utilise on arrivera a rejoindre la ville en regonflant tous les 10 kilomètres (j’ais un compresseur dans la voiture…)
On sera bons pour rester un jour a Kununurra, on est samedi soir, il sera donc impossible de faire réparer le lendemain.
17/08: On se tape une petite journée en touriste en ville,
a faire des photos au bord du marais, chercher désespérément un bottleshop ouvert (peine perdue) et le soir on pêche au bord du camping.
18/08: lundi matin on se lève tôt, pack notre campement et file chez le marchand de pneus, je les ais tous appelles avant pour savoir qui a des occases, au cas ou… mais personne n’en a, tous les gens sortant de la Gibb River Road étant plus ou moins dans le même cas.
Le mécano garde la voiture 1 heure, temps qu’on va mettre a profit pour recompletter notre provision de bière…enfin essayer, les bottleshops sont encore fermes, problème de réglementation locale!
Quand on retourne au garage on apprend que le pneu est mort… troisième à la poubelle! Et dire qu’en partant de Perth j’en avais achète des archi renforces pensant être a l’abri des crevaisons…Heureusement le gars nous a trouve une occase pas chère, on en profite aussi pour changer un tuyau de dépression coupe, pensant qu’il est peut être a l’origine de notre surconsommation.
Quelques minutes après nous revoilà sur la route, tout droit direction Katherine, on est obliges de supprimer certains stops vu qu’on a perdu un jour et que le vol d’Olive approche, la frontière de l’état ne pose pas de problèmes, et vers 2h on décide de s’arrêter pour manger un bout au bord de la rivière.
Une petite heure après je tire sur le démarreur, en vain…je serais incapable de dire la combientième fois c’est que je grimpe sur le toit chercher un peu d’essence pendant qu’Olivier ouvre le carbu…on procède donc a notre petite cérémonie: Olive vidant une bonne gorgée d’essence directement dans le papillon ouvert, mais cette fois rien ne se passe… deuxième tentative et pas plus de succès… on attaque a démonter les bougies; on a pas d’allumage… on démonte alors la tète de delco, la bobine, vérifie les câbles et autres connections… rien n’y fait et le niveau de la batterie baisse. Apres une bonne paire d’heures passées a tout vérifier avec un Australien qui a l’air de bien connaitre la musique en ce qui concerne les allumages rien n’y fait… Un couple d’Aussie m’emmène donc à Timber Creek trouver un mécano pour venir me remorquer, plus trop le choix, le temps commence à presser. Quand j’arrive a l’unique garage le gars me répond qu’il ne fait pas le remorquage et que je dois aller a Katherine ou Kununurra…respectivement 200 et 300 kms, alors que je suis a 7 kms de son garage…ca va me couter une fortune! Apres négociation il accepte de me remorquer avec son 4x4 tôt le lendemain matin… les Aussie me ramènent vers Olive a qui j’annonce qu’on va aller a la pêche…
Chose faite, le problème c’est qu’avec leurs histoires de réglementations on même pas une bière! Malgré tout on prend quelques poissons chats en profitant d‘un lever de lune absolument magnifique. La nuit tombée un road train vient se garer pour passer lui aussi la nuit la, on commence à discuter avec le chauffeur, il s’appelle Steeve, il est de la cote sud du Western Australia, en “vacances” après une livraison a Darwin; apprenant qu’on est en panne il nous propose de jeter un coup d’œil avec nous… on redémontre tout une fois de plus et au bout d’un moment il s’aperçoit que les p*!#*.. de vis platinées n’ouvrent pas comme il faut, il règle le problème, et comme notre batterie est complètement a plat il entreprend de nous câbler a son camion, sans suces mes câbles étant trop petits et vieux, puis de me tirer au tour du parking en prise pour essayer de me faire démarrer… en vain, il me câble ensuite a son camion au ralenti pour me faire charger pendant qu’il nous offre quelques bières fraiches ( sacrement bienvenues malgré le froid plus que surprenant) et qu’on tape la discute; après quoi il retente de me tirer, toujours sans succès.
On abandonne finalement pour manger un bout et lui offrir un coup de génépi…dont il aurait bien commande une caisse! Avec tout ca il est passe 1h du mat’ quand on va se coucher… ces Australiens sont vraiment excellents!
19/08: on se lève tôt et a 8h pile tout est emballé quand le garagiste arrive avec un Toyota comme le mien et nous remorque jusqu’à Timber Creek, je lui explique ce qu’on a fait, il vérifie qu’on a de nouveau de l’allumage et câble une batterie de camion… 2 tours de démarreur et c’est parti! Steeve avait vu juste.
Je donne 20$ au mécano, on fait le plein et va au bottleshop attenant pour acheter un pack de bonne bière et retourner le déposer au pied du camion de Steeve qui doit encore dormir, mais une fois encore on est coupes dans notre élan par les réglementations locales…
On reprend donc la route, vraiment contraries de ne pas pouvoir remercier ce gars qui a été si gentil avec nous… tout ca pour des histoires de lois a la c*#&*, les bières étaient juste la, dans le frigo a cote du comptoir, mais on a pas le droit de les acheter!
D’un coup on a miraculeusement plus de puissance, c’est étrange comme le fait d’enflammer correctement les quantités colossales d’essence absorbées par le moteur peu changer les choses!
On fait route vers Katherine, ou on s’arrêtera pour acheter à manger et se faire jeter une fois de plus a l’entrée du bottleshop…
On mange au bord d’une rivière ombragée ou une jolie fille en jupe blanche se baigne les pieds dans un rayon de soleil… une photo type servie sur un plateau, mais j’ais pas ose…
Notre recherche désespérée d’un bottleshop ouvert nous pousse a nous arrêter a Pine Creek, ou on fera la connaissance d’Anna, une Australienne qui voyage en vélo, train, stop… la temps de charger sa monture sur le toit, de démarrer avec un Goblet d’essence dans le carbu et nous voila repartis (avec enfin des bières qu’elle nous a offert après qu’on aie du donner nos numéros de pièce d’identité! Ah si seulement c’était aussi difficile d’acheter un uzi aux USA…bref.)
Sur la route de Darwin on prend a gauche, direction l’arrière de Lichfield National Park puis une petite piste a travers le parc, elle est jolie, étroite, sinueuse… et après quelques kilomètres on prend une bifurcation qui nous mène a Surprise Creek; une petite marche d’approche et nous voila au bord d’une jolie piscine… pendant que je fais quelques photos Anna nous appelle d’un peu plus haut…2 autres surplombent la première, et celle du sommet est tout simplement incroyable: de l’eau super chaude dans un creux de rocher impeccablement lisse d’environ 4 ou 5 mètres de diamètre et 2 ou 3 de profond avec une face ouverte qui fait qu’on s’y baigne comme dans une piscine de milliardaire: avec une vue imprenable sur la mini vallée verdoyante, inondée du soleil dore de la fin de journée, dans laquelle coule un filet d’eau…magique.
Apres ca on reprend la piste dont les paysages deviennent vraiment superbes: d’immenses plaines verdoyantes mises en valeur par la lumière dorée, plantées de termitières grises, plates et effilées, a mi chemin entre des lames et des feuilles… tout ca prend des airs de Carnac tropical… J’ais pas fait de photos… j’étais pas dans l’esprit et c’est qu’a 100kms de Darwin.
On tente tous les sites de camping du parc sans succès (comme d’habitude on est les derniers a chercher et c’est déjà plein partout…) du coup on continue notre chemin, traversant plusieurs rivières dont une ou il faudra reculer (un peu technique pour ne pas faire avaler d’eau a l’échappement…) et une dont le niveau attend presque celui des portes malgré le surélevèrent de la voiture (quelques jours après je rencontrais un pote qui me dira l’avoir fait avec un trooper de location (donc non surélevé) et avoir eu les pieds qui baignent), précédée d’un panneau indiquant la présence potentielle de crocodiles… ca dissuade de noyer le moteur au milieu, Anna me dira être impressionnée par mon calme et la souplesse de ma conduite sur piste abimée… le moins qu‘on puisse dire c‘est qu‘elle est tombée le bon jour!.
Finalement tard dans la soirée on trouve un petit bout de place dans le dernier camp.
20/08: On se lève tôt, dit au revoir a Anna et prend la piste pour Darwin, il doit être 10h quand on arrive en ville, commençant par aller confirmer le vol d’Olive a l’aéroport, puis on se met en quête d’un camping le plus prés possible: il faut qu’il soit a l’enregistrement a 4h et demi du mat le lendemain!
Apres avoir mange un bout on se met en route pour le centre ville afin qu’Olivier puisse accomplir son devoir de touriste: la traditionnelle provision de souvenirs.
La ville est agréable et relax… Olive trouve facilement son bonheur et j’en profite pour lui faire ramener quelques bricoles puis on passe dans un magasin de didgeridoos ou le patron insiste pour me faire essayer… et a force de persévérance (autant de sa part que de la mienne) je fini par en tirer quelques sons! C’est super sympa.
Pour la dernière soirée d’Olivier en Australie, après avoir fait ses bagages, je nous prépare la salade d’encornets et de mangues style asiatique de Matso’s alors qu’il ouvre la bouteille d’ “ Oyster Bay Chardonnay” de Marlborough en Nouvelle Zélande (et comme on me l’avait dit c’est un régal).
21/08: 3h45 le réveil sonne, on s’est couche a minuit et demi, pas des plus frais…
Le temps de plier la tente et on se met on route pour l’aéroport… on y arrive un peu en avance, on discute un moment sur les fauteuils et ca y est, il disparait P*%^#*.. C’est déjà fini, il est partit…je suis pris par un drôle de sentiment… depuis le temps que je l’attendais, et je savais tellement que ca passerait en un claquement de doigt…
C’était tellement énorme: mon meilleur pote ici, a l’autre bout du monde, pour un road trip…il n’y a personne avec qui j’aurais plus voulu partager ca que lui. C’etait vraiment trop bon.
Je retourne au camping dormir un peu.
Fin de ce post plutôt long, et finalement pas tant que ca … je pourrais radoter sur ce trip pendant des heures au coin du feu, une tasse de camomille tremblant au bout de mon bras fatigue…. Mais il est encore un peu tôt pour ca.
Mon installation a Darwin fera l’objet d’un autre post, qui contiendra peut être bien aussi quelques états d’âme et autres réflexions sur la condition de voyageur… je me sens l’envie d’écrire ce genre de trucs… attendez vous au pire et surtout ne prenez pas tout au pied de la lettre.( ca c’etait en tres bonne voie, j’avais ecris des trucs plutot censes, mais tout etait dans l’ordinatuer porte disparu, je sais c’est un peu facile dans ce genre de situation de dire qu’on avais ecris une reflex ion digne de l’accademie Francaise, mais il faut bien tirer quelques avantages de la situation…)
Olivier etait cense m'envoyer un petit mot a mettre en ligne, mais il a reussi a etre encore plus en retard que moi!!!...mention speciale a Mr Olive!
Et non je suis pas perdu dans un coin de Bush entrain de sécher… rêvez pas vous ne vous débarrasserez pas de moi comme ca!
Retard, retard et reretard…desole d’avoir ete aussi long, mais en fait apres avoir ete un bon moment sans ordinateur a Darwin, Olivier ayant ramene l’epave de l’ancien en France il a fallu le temps que j’en commande un autre, que j’ecrive ce qui suis, que je prepare les photos (et je doit avouer qu’il y a eu une dizaine de journee au milieu ou je m’en suis pas des masses occupe…), et quand enfin tout commencait a etre pret, alors que je trainais a tout mettre en ligne mon ordi tout neuf, mon gps et quelques bricoles ont casse une vitre du 4x4 une nuit pendant que je bossais et ce sont mysterieusement evades …heureusement mon appareil photo et le 2eme disque dur contenant une copie de mes photos restent avec moi dans mon sac a dos.
J’ais donc reperdu du temps a rachetter encore un autre ordinateur et repreparer pas mal de choses…
Par la même occasion j’en profite pour vous prévenir: il y a certaines fautes qui seront récurrentes, le clavier anglais ne me donnant pas la possibilité de les corriger.
Sa y est il est arrivé ! Accrochez vous ! (et prévoyez du temps!)
Samedi 2 aout comme prévu il a atterri a Broome, mais je n'étais pas la pour l'accueillir (tu parle d'un pote !) : je bossais a Matso's de 6h du mat' à 23h, et j'ais pas pu décaler ma pause.
Mais en fait pour que tout cela ait du sens il faut reprendre depuis le début :
En arrivant a Broome suite a quelques mésaventures et "miscomptages" il ne me restait que 12$50 (au lieu de 4 ou 5 000 que je prévoyais… léger trou), et 15 jours pour gagner suffisament d'argent pour payer le voyage jusqu'a Darwin.
En arrivant je suis donc allé directement dans les agences de recrutement pour trouver un boulot pour le lendemain...lesquelles se sont montrées d'une inéficacité impressionnante : me promettant une réponse pour le lundi (a défaut de sur le champ, comme j'éspérais) et finalement ils m'ont rappellé juste avant que je quitte la ville.
Après ça j'ais donc pris la liste des restos de la ville et suis allé les faire un par un : résultat un éssai à Warf le dimanche et pas mal à repasser voir le lendemain (samedi).
Le samedi je repasse voir ceux que je devais et obtient une autre proposition d'éssai (au Black pearl, qui ne m'inspire pas) et un cuisinier de Matso's me dit que le chef sera surement très intéressé de me rencontrer.
Le lundi mon éssai a Warf se passe pas mal, même si la journée est longue et que le boulot est pas palpitant, c'est assé particulier: a part un gars les chefs sont des nanas qui ont commencé dans la boite comme "kitchen hand" (manoeuvre de cuisine, chez nous) et ont étées formées sur le tas; on a les boissons a volonté (bière comprise...) a priori ca a l‘air d‘être la manière locale de garder le staff, a la fin de la journée on me demande si je veux de l‘herbe ou de l‘exta, a priori ca aussi le patron fournis…ca a l’air d’être une “tradition” sur la cote ouest… un peu saoulant a mon gout.
Le lundi je rencontre le patron qui était absent et on n'ouvre pas le resto pour cause de vent pas possible (personne ne viendra sur le port aujourd'hui), j'en profite pour discuter avec lui des conditions avant qu'il n'invite tout le monde en remerciement pour quelques bricoles qu'on a fait.
Le mardi, deuxième jours de travail a Wharf… au fil de la journée et au vu de la proposition de salaire misérable, mon état d’esprit évolue petit a petit de “faut que je trouve autre chose au plus vite” a “J’ais plus une tune, pas d’autre boulot, mais tan pis si c’est con je me barre”; aussitôt dit aussitôt fait: a la fin du service je leur demande de me payer et je part.
Le lendemain je me remets donc en quête d’un boulot, mais j’en ais raz le bol de la restauration made in Broome, alors du coup j’essaye le poissonnier, le boucher, le loueur de 4x4...un peu tout a part les restos ; et quand même le soir je me décide à retourner a Matso’s qui avait eu l’air intéressé et proposait un salaire décent, je relaisse donc mon numéro au manager.
Le lendemain le second demande à me rencontrer, et m’accueille comme un sauveur ! Il faut dire qu’il a pas la vie belle : le chef est parti en Angleterre pour raisons de famille, lui se marie dans une semaine et un autre gars finit dans 3 semaines… (On est au milieu de la saison)
Du coup me voila relance dans la restauration…et on peu dire qu’il y a du boulot, mine de rien sa fait 9 ans que j’ais pas bosse comme cuisinier !
Heureusement le chef est quelqu’un de très calme et sa se passe super bien avec lui et Laura, une anglaise super sympa et marrante qui bosse en cuisine.
Voila en gros a quoi se résumera ma vie a Broome, au début ils ne me donneront que 7h par jour, mais a la fin j’aurais des journées de 14h, beaucoup plus intéressant, c’est la raison pour laquelle j’accepterais de bosser le samedi et dimanche ou Olivier arrive.
Nous disions donc que j’ais pas pu aller a l’aéroport, il faut dire que la journée a été un peu rude (pour ceux qui se souviennent de “4 mariages et 1 enterrement” sa commence un peu comme sa): la veille après avoir bu quelques verres (d’ailleurs, si vous passez par la, Matso’s est une brasserie artisanale qui a remporte pas mal de concours et leurs bières sont sublimes…) on rentre du boulot et, au moment de me coucher, problème: pas moyen de retrouver mon téléphone, après avoir fouille tout le 4x4 j’emprunte celui d’un pote (en me disant que je suis un peu naze et que j’ais du l’oublier au boulot), sa me permettra au moins de me réveiller. Le samedi matin, 6h, je me lève donc pour aller bosser, pas très frais, mais je me retrouve vite dans le bain: le 4x4 refuse de démarrer, après avoir vide la batterie je n’ais donc d’autre choix que de marcher jusqu’au boulot (c’est pas vraiment le terme exacte, en fait, histoire de compléter le tableau, sa fait 3 jours que je boite comme un malade après que je me soit plante une branche sous le pied dans les mudflats (vous imaginez comme c’est propre, en plus enferme a longueur de journée dans une chaussure pas moyen que sa cicatrise…même après avoir désinfecte avec un truc que du coup j’ais découvert a mes dépends que c’était de l’alcool a 90%!), pas pratique de ne pas arriver a garder le pied constamment parterre quand on se tape des 14h dans une cuisine… bref.)
J’arrive finalement au boulot un peu en retard (pas top vu que c’est moi qui ouvre), fais ma journée clopin clopant, le hasard faisant que ce jour la on ait le double de petits déjeuners de la veille… et il n’y a pas moyen de retrouver mon téléphone…
14h30, ma pause (que j‘ais pas pu décaler), début de la suite de la course: épreuve de plein air… Je retourne au plus vite au camping (heureusement ma collègue m’a prépare un super casse croute a emporter), en arrivant je refouille le 4x4, réessaye de le démarrer avec un jumpstarter… tout sa n’est que peine et temps perdu…j’arrive heureusement a retrouver le numéro d’Olivier dans mon ordi (il ne sait pas comment me joindre ormis le téléphone que j‘ais perdu), et après avoir retourne tout le camp sans succès pour trouver quelqu’un qui puisse aller le chercher a l’aéroport, je sort mon vélo du coffre, il a bien sur les 2 roues a plat, et pédale aussi fort que j’ais la poisse pour aller en ville acheter un autre téléphone… vous allez dire que j’en rajoute mais je vous promets que non, on est samedi: dans le Western Australia sa veut dire qu’il n’y a rien d’ouvert l’après midi…je suis bon pour pédaler jusqu’au gros centre commercial un peu a l’extérieur, qui lui est ouvert. J’y trouve finalement un téléphone, ils n’ont bien sur plus le model le moins cher en stock…Un petit coup de pompe a vélo sur le parking du supermarché, et j’ais juste le temps de passer au camp pour récupérer mes affaires et repartir au boulot; enfin une chose qui va dans le bon sens: je trouve 2 gars entrain de jouer a la pétanque qui acceptent d’aller récupérer Olivier (a pied, mais au moins il aura quelqu’un…(désole vieux j’ais pas trouve de super blonde, mais quoiqu’il en soit si j’en avais trouve une tu crois quand même pas que je te l’aurais envoyé!) )Je leur fait un portrait détaille du genre “c’est un grand type avec des lunettes, il aura surement l’air a l’ouest après 2 jours d’avion et il s’appelle Olivier, vous me le ramenez au boulot”.
Une fois arrive je prends 5 minutes pour brancher mon téléphone et envoyer un message a Olive, histoire qu’il sache un peu ce qu’il en est; seulement dans ma précipitation (qui dure depuis 6h du mat’) j’ais pris le téléphone, le chargeur…et j’ais oublie la batterie dans la boite! aaAAAARGH!!
2 minutes après je croise mon manager qui a trouve un beau téléphone chrome sous les escaliers de la terrasse… j’ais dépense 100$ pour rien, mais je peu enfin envoyer un message a Olivier; il ne me reste plus qu’a espérer que les 2 autres iront bien a l’aéroport.
Le service s’annonce tendu, mais je commence a être dans le coup, c’est comme le vélo, sa s’oublie pas… 5 minutes avant l’envoi des premiers bons Olivier arrive avec son escorte d’élite, il a l’air complètement a cote de ces pompes, mais me voila rassure, il est pas entrain d’errer en ville a se demander quelle sorte de pote je suis pour le laisser a l’autre bout de la planète sans nouvelle ou adresse ou me joindre.
Il me rejoint au Bar de Matso’s après le service et on peu enfin boire un coup peinard.
Le dimanche j’ais encore une longue journée qui m’attend, finalement elle est plutôt facile, hormis le fait que j’ais de plus en plus de mal a garder le pied parterre et que forcement sa me fatigue; pendant ma pause j’attend Olivier a l’extérieur du 4x4: c’est lui qui a la clef et a priori on s’est pas des masses compris: il a cru que je rentrais pas et moi je m’étais arrange avec un gars qui a un Hi Lux pour essayer de câbler la voiture… heureusement que Laura m’avais encore prépare un casse croute, sinon il m’aurais laisse mourir de faim l’animal!
Le soir je le retrouve au camp, assis sur un carton de bière
Lundi, enfin le jour de quitter Broome! Enfin si on arrive à démarrer…Le temps de tout ranger, charger…il se fait bien tard, en plus nos tentatives de câblage sont restées infructueuses, la batterie principale est trop plate… Heureusement j’ais eu une petite illumination: en la démontant, et la branchant au jumpstarter, lui-même mis en charge, elle se recharge…sa fait pas riche, mais sa nous permettra de partir en milieu d’après midi.
Apres une séance shopping costaud on se met enfin en route, pas pour bien longtemps, bien sur, mais au moins on quitte la ville…sa y est on attaque notre trip!
On trouve un endroit paradisiaque pour camper, a même pas 100 kms de Broome…
La marrée basse forme des piscines de roche ou on va s’évertuer à essayer d’attraper quelques poissons, avant de s’ouvrir une petite bière au coin du feu, et je dois bien reconnaitre qu’elle avait ce petit gout particulier des vacances entre pote attendues depuis longtemps !
05/08: on quitte notre camp de rêve pour faire le tour de Cape Leveque , un peu décevant: le moindre truc qu’on veuille aller voir (y compris le cape lui-même) fait partie d’une communauté ou d’un resort et dans les 2 cas il faut payer… du coup on fait le tour de la péninsule sans trop voir grand-chose, a part quelques bushfires (incendie)… a la tombée de la nuit on sera oblige de changer un peu d’itinéraire par manque de carburant et d’endroits pour camper…un peu déçus par la péninsule on décide de continuer jusqu’à un camp sur la route de Derby; Olive aura conduit quasiment toute la journée: mon pied a cicatrise grâce au Teatree (c‘est un truc génial), mais la douleur s’étend.
06/08 : on arrive a Derby en début d’après midi, après que j’ais loupe la route de Prison Tree, dommage, et je dois dire que soit j’ais pas tout compris dans le Lonely Planet, soit son auteur en tenais une bonne quand il a écris la page de Derby, parce que la jetty qui est censée faire 1 mile est en fait est en fait plus petite que celle de Broome…
On continue donc notre route et trouve un coin sympa pour camper, dans le lit d’une rivière…
Ce soir la Olivier m’apprendra le boulot à la Mobalpa: pourquoi rester debout a coupé le bois pour le feu alors qu’on peu le faire assis dans une chaise?
07/08: notre route nous mène à Windijana gorge: c’est super beau et bourre de crocos: nos premiers! Il y en a partout, de toutes les tailles (enfin pas des trop gros quand même vu que c’est des d’eau douce…
Du coup un peu s’approcher un peu (ils ont l’avantage de ne pas être top territoriaux)
Ca sera aussi notre première occasion de voire une bonne colonie de chauve-souris, elles sont en plus vachement grosses…si j’écris qu’elles étaient super belles il y en a qui vont faire des bonds, mais personnellement elles ne m’ont pas inspire de crainte ou de dégout, c’est plutôt un animal qui a l’air fragile et victime de son image…
Apres une petite rando on continue en direction de Tunnel Creek National Park pour y passer la nuit, mais en fait il n’y a pas d’aire de camping; vu que celle de Windjana gorge est loin et chère on se trouve un petit coin a l’écart dans le bush.
08/08:on arrive tôt a Tunnel Creek, mais pas asse apparemment: une bétaillère a touriste arrive déjà (si je vous jure, c’est vraiment le terme qui convient: des genre de 12 tonnes 4 roues motrices, aménages en bus climatise et placarde “véritables aventures dans l’outback” en énorme, qui vont d’entrée de parc en entrée de parc par les dirtroads…) heureusement le temps qu’ils se préparent on a fini notre petit dej et on rentre dans la “grotte”, en fait je sais pas si on peu appeler ca une grotte: la rivière s’enfonce dans la roche par une galerie qu’elle a creuse, qui doit faire de 3 a plus de 10 mètres de haut, suivant les endroits et 5 a 8 mètres de large… et ce tunnel sinueux (je m’attendais a ce que ce soit plus ou moins droit) dure quelque chose comme 750 mètres.
C’est vraiment impressionnant de se balader la dedans, il y fait vraiment noir, et d’un coup ma fidele lampe frontale me parait bien faible…
On aura quand même réussi à faire notre tour avant qu’il n’y ait trop de monde, rencontre sur le parking un gars qui voyage depuis pas mal de semaines avec une vieille 600XT a peu prés en sens inverse de notre itinéraire…il dit que ce n’est pas aussi dur que ca…moi je dis que ca inspire.
Apres ca on se met en route pour Fitzroy Crossing ou on trouve un petit camping dont le gérant est d’une gentillesse impressionnante: on discute, il nous emmène choisir un emplacement (il nous en donnera un prés de la cuisine ( ou il y a du the, café, cappuccino, sucre…gratos), ombrage et prés du frigo/congel commun, histoire qu’on puisse gouter le génépi qu’Olivier a amène a bonne température)
Depuis 3 jours Olive essaye de téléphoner avec des cartes prépayées, mais il y a toujours quelque chose qui va pas, si bien qu’il finit par prendre mon portable…ce qu’il ne m’avais pas dit c’est que le 6 c’était son anniversaire (la il y en a qui vont dire “ wa l’autre eh, il sait même pas l’anniversaire de son pote…”, c’est vrai que je sais très peu d’anniversaires…), remarque pour quelqu’un qui aime pas trop le fêter au moins celui la il pourra dire qu’il a pas été fête!
En fin d’après midi on va faire un tour a Geikie Gorge National Park, qui doit être sympa, mais dont on ne voit quasiment rien si on ne prend pas un de leurs tours en bateau.
09/08: le programme n’est pas des plus intéressant: il faut qu’on roule sur la hwy 1 pour s’approcher le plus possible de Bungle Bungle, en plus pendant 100 kms on ne fait que s’arrêter pour essayer de régler le gaz: le 4x4 refuse obstinément de passer les 90 km/h… finalement une partie de la solution apparaitra a Halls Creek: le fait de remettre du nouveau gaz nous redonne déjà un peu de puissance et réduit un peu notre conso qui était devenue colossale, le plein qu’on avait fait a Fitzroy ne devait pas être top.
Il faut dire que le moteur donne un peu de signes de faiblesse : il me manque pas mal de puissance, je consomme beaucoup, le carter d’huile refuit, il faut débrancher la batterie quand on s’arrête plus une demie heure… il faudra que je m’occupe un peu de tout ca quand je m’arrêterais longtemps a quelque part.
Quoi qu’il en soit notre journée n’est pas des plus passionnantes, mais il n’y a rien à y faire…
Le soir on campe juste avant le début de la piste de Bungle Bungle, on commence à être pas mal rodes pour ce qui est du montage du camp : je donne guère plus de ¾ d’heure avant qu’on soit assis avec une bière et tout de prêt pour faire le feu…
Ce soir la, on essayera aussi d’approcher une troupe de Red Tailled Cockatoo et un Great White Cockatoo (je crois), puis on aura une longue (enfin tout est relatif) et sérieuse (la aussi…) discutions sur le sujet de The Tableland Track, une piste qui traverse le Kimberley par le milieu: sur la carte (misérablement imprécise) de mon guide 4x4 elle est indiquée comme fermée, impossible a suivre et donc interdite d’accès, le service d’état des routes n’a aucune information a son sujet et le Visitors Center dit qu’on ne peu pas y aller… après avoir soigneusement pèse le pour et le contre on en conclu que c’est surement une idée a la con et qu’il serait bien dommage de passer a cote.
10/08: début de Bungle Bungle, très attendu avouons le, on attaque la piste qui pour une fois est étroite et joueuse, donc on se prive pas… D’autant que je ne m’étais pas rendu compte, mais 60 kms de conduite agressive sur une petite piste bien sinueuse et vallonnée, avec quelques petites rivières, ca fait pas mal!
Apres ces gamineries (agrémentées de vues magnifiques) on arrive à Minipalm Gorge ou une petite marche dans une gorge plantée de palmiers nous attend.
L’étape suivante est Echidna Chasm, une autre gorge, asse impressionnante celle la: elle ne doit faire que quelques mètres de large (par moments on peu en toucher les 2 paroies en écartant les bras) pour une centaine de profond a certains endroits… saisissant, d’autant plus que la roche n’a l’air d’être qu’un amas de galets et de sable agglomère (Sandstone).
En fin d’après midi on traverse le parc et attaque la marche de Cathédral Gorge, la fin ne failli pas a son nom: le roc y prend vraiment des airs de cathédrale par l’immensité de la “salle” qui termine la rando, d’autant plus avec le silence auquel on a droit (on est probablement les derniers à marcher, les Australiens ont tendance à arrêter tôt et la lumière commence à baisser)
Tous ces endroits sont asse difficiles a décrire : il n’y a pas vraiment de mots pour matérialiser l’immensité et la particularité de ces gorges: tout ce que je pourrais écrire vous décrira une belle gorge, profonde, sèche, aux teintes orangées mais c’est a peu prés tout…
La vérité c’est Bungle Bungle mérite amplement sa réputation de par sa singularité, son immensité, ces couleurs : ici pas besoin de peintures primitives ou de plantes colorées, le roc se suffit a lui-même: gigantesque composition de rayures oranges et noires plantées de gisements blanc immaculé et de variations ocres aux airs de vieilles cartes.
Il faut bien reconnaitre aussi que cet endroit a un cote frustrant: on a l’impressionnant de ne voir qu’un minuscule pourcent de la bordure de ce que renferme ce champ de dômes.
11/08: l’idée c’était de se lever tôt pour faire Piccaninny Gorge Walk en un jour (il se fait normalement en 2...); pour ce qui est du départ on est pas trop mal: a peine une petite demi heure de retard sur ce que j’avais prévu, premier virage je met généreusement le 4x4 en crabe, juste histoire de m’assurer qu’Olivier est réveille et en forme; mais une fois arrives au départ de la rando on se met en tète de faire le Dômes Walk vite fait avant, et une fois devant on est rattrapes par un vieux coup d’instinct: il n’y a personne pour nous voir alors on attaque a essayer d’escalader les dômes…après avoir renonce sur un énorme (c’est pas trop dur, mais un peu instable et mine de rien le vide dessous est bien réel) on arrive au sommet d’un autre de taille plus raisonnable.
C’est super sympa mais ca nous fait partir pour notre marche a 10h ( pour se taper une marche de 2 jours c’est quand même asse short…)
On part d’un bon train, conscients qu’on n’arrivera surement pas à tout faire; ce qui est bien c’est qu’alors que je m’attendais à une longue marche d’approche vers un beau site c’est en fait beau tout le long…
On en aura fait finalement un bon ¾ (24 kms) en finissant a la nuit bien tombante (limite tombée) reste encore a faire les 60 kms de piste 4x4 pour rejoindre un camp gratuit a l’extérieur du parc… j’avouerais que l’heure et la fatigue aidant le diner a été vite fait.
12/08: on retourne a Halls Creek pour faire le plein encore une fois (eh oui, a faire les cons dans Purnululu il y est passe) puis on attaque la piste qui mène a la station d’élevage de Bedford Downs, jusque la c’est relax, mais après il va falloir trouver notre direction: pas très évident avec une carte au 1/1 000 000eme de trouver une piste disparue… du coup on navigue un peu au pif vérifiant juste notre cap par rapport a ce que la carte semble indiquer… tout ca prend une tournure intéressante a mesure qu’on s’éloigne de la station: la piste est de moins en moins visible, jusqu’à devenir difficile a deviner; après une quarantaine de kilomètres on arrive a l’entrée d’une gorge ( a priori Teronis Gorge) ou la piste semble s’enfiler par une sorte de trace rocheuse entre la paroie et l’eau…on progresse doucement mais tout se passe bien, y compris les divers franchissements de la rivière elle-même (il n’y a pas beaucoup d’eau mais c’est rocheux et non aménage, ormis par les crues…) Mine de rien le propos se corse petit a petit: en descendant vérifier avant de franchir une grosse marche je m’aperçois que pour suivre on a droit a une longue étendue de sable sec et mou…. Ca sera pas ma première, mais disons qu’ici il est asse déconseille de rester coince… La encore c’est finalement sans encombres mais histoire de finir en beauté on se retrouve face a une traversée qui cette fois est vraiment pas gagnée d’avance: le lit doit y faire un bon 25m avec un peu d’eau, mais surtout il est constitue de vraiment gros rochers…après qu’on l’aie longuement regarde j’y engage doucement le 4x4, les 15 premiers mètres se passent bien, mais pour le faire sortir de l’autre cote il va falloir bien placer les roues pour ne pas faire toucher les ponts et arriver a tourner a l’équerre. Olivier, qui est reste dehors m’arrête a plusieurs reprises pour qu’on enlève une pierre qui gène ou qu’on aménage une montée sur une trop grosse pour être bougée (le problème dans ce cas est que si le 4x4 ne porte pas droit sur le rocher il se met a glisser de travers et risque de se poser sur les lames de ressort ou pire…(c’est asse désemparant de sentir cette grosse masse glisser dans une dimension ou on a aucun contrôle)) La difficulté pour sortir du lit résidera dans le fait qu’il faut lui faire donner de la puissance mais en même temps être capable de le rattraper instantanément si il part; a ce stade la je n’ais plus la possibilité de voir asse précisément ou je pose mes roues je m’en remet donc complètement a Olivier qui me guide a la voix: un instant qui me reste comme une sensation vraiment étrange: les derniers mètres, je doit donner une bonne accélération pour le faire monter sur la berge en tournant a l’équerre et faisant passer les roues entre des gros rochers, mais je ne vois rien de tout ca: je ressent juste cette grosse masse puissante et me fie a Olivier qui me dit d’accélérer en gardant les roues braquées…
Au final l’exercice était génial, même si mon Toyota n’a pas vraiment le gabarit d’un trialiste, et il faut bien reconnaitre que l’isolement ajoute une bonne dose de pression…Il nous aura fallu une heure pour faire 3 kilomètres et on y aura laisse un pneu ( a la prochaine road house on apprendra qu‘il est bon pour la poubelle), mais c’était vraiment une bonne expérience, enfin un petit arrière gout d”aventure”… en fait le premier depuis que je suis en Australie, je m’attendais un peu a ce que ce soit mon pain quotidien, espérant des tonnes de spots désaffectes comme celui la… finalement mon voyage est différent (et c’est peut etre mieux ainsi: qui sait si j’aurais tenu la distance…)
Follow the dog…
Again…
La piste…
On campe sur le plateau quelques kilomètres plus loin; l’endroit est joli: une savane courte et dorée, plantée de quelques baobabs, la lumière baisse doucement pendant que je construit un barbecue en petites pierres sèches carrées.
Pour ceux qui pourraient avoir envie de jeter un petit coup d’œil sur Google Earth voila les coordonnées GPS du camp: 17*17 557 S 127*13970 Et si vous partez un peu a l’Est ou Est Est Sud vous devriez aussi voir notre fameuse gorge, mais ne vous attendez pas à voir une piste (peut être un peu a l’endroit ou on a relevé les coordonnées, mais c’est tout)
13/08: les dégâts de la veille ne se limitent hélas pas a un pneu: après avoir déjeune Olivier s’occupe de réparer le bac batterie (qui n’a pas résiste) et le joint de carter d’huile, pendant que je vide l’arrière pour reconstruire le placard: on a du un peu trop le secouer, toutes les étagères ont dégringolées dans le fond et il s’est décroché du mur…je lui ajoute donc une bonne charge d’équerres, plaques, vis et autres supplémentaires, je vais pas recommencer tous les 2 jours!
Vers 10h et demi on reprend notre route, la piste est toujours aussi difficile a suivre et agrémentée de quelques franchissements (ou j’arrive de mieux en mieux a ne pas faire toucher le dessous du 4x4...)
A un moment donne j’ais du louper la piste “principale” tant et si bien qu’on se retrouve sur une autre que je ne comptais pas prendre parcequ’en plus d’être interdite elle n’a pas été vérifiée par Hema Maps…ce qui n’est pas forcement bon signe vu l’état de celle qu’ils ont vérifié!
En fait ca se passe bien, avec quand même un peu de pression toujours due a l’isolement et au carburant qui baisse ( je ne peu pas savoir a l’avance si j’aurais d’autres sections a négocier a la boite courte, ce qui change considérablement les choses).
Finalement on arrive a la station de Marion, et a partir de la la piste devient beaucoup plus roulante, on se prendra d’ailleurs au jeu, commençant a accélérer, jouant avec les compressions jusqu’à ce que sur l’une d’entre elles le 4x4 décolle un peu (pas 3 mètres non plus, on est ni au Paris Dakar, ni a Marseille!), ca fait un peu bizarre de sentir cette énorme masse délester, heureusement contrairement a ce que j’aurais cru on a presque pas senti la reprise de contact… et on est la dedans a se marrer comme 2 cons…
Le paysage est encore différent: il se donne des airs de grandes plaines Américaines ( c’est pas que je considère ce pays comme une référence comme chacun sait, mais c’était l’illustration la plus facile) avec d’immenses plateaux rectilignes et parfaitement plats se dressant devant nous dans un soleil un peu paresseux ce jour la.
Apres un généreux 150 kms a respirer une poussière inimaginable (( les portes arrières ne joignent pas bien) par moments je tousse comme un gars qui sort de la mine, incapable de reprendre mon souffle, une sensation d’inefficacité dans les poumons) on rejoint le mythique Gibb River Road, qui n’a rien de si extraordinaire, a part que peu de temps après avoir attaque on crève a nouveau, je prend donc la résolution de rouler doucement jusqu’à la prochaine road house (on a plus de roues de secours…).
A Mt Barnett Road house ils ne font pas les réparations, mais ont un camp qui sera le bien venu pour la nuit, on est crasseux comme jamais, la poussière a transforme mes cheveux en une espèce de dreadlock géante.
Petite anecdote qui aurais mérité une photo: vu qu’il est interdit de couper les arbres aux environs du camp on en coupe un petit avant sur la piste et fait les derniers kilomètres avec le tronc en travers du bull bar et les branches sur le toit…
Le truc moins marrant c’est que alors que la perspective d’une douche prend des airs salvatrice la réalité est plutôt déroutante: il n’y a pas de lumière, peu importe…, mais surtout l’eau coule comme mon petit doigt ( si, si sérieux, j’exagère pas) et froide! Je décide donc que le lavage de cheveux, même si je les supporte plus, attendra le lendemain matin.
14/08: Au réveil la douche coule plus généreusement, mais toujours aussi obstinément froide… déjà que je déteste me mettre dessous le matin…
En milieu de matinée on reprend la route, notre conso continuant d’augmenter au fil du temps alors qu’on manque un peu de puissance, c’est asse préoccupant; après 170 kms de piste dénuée d’intérêt on atteint la Drysdale River Road house pour y faire réparer nos pneu (un seul du coup, vu qu’en définitive on apprendra que celui qu’on a crève dans la gorge est détruit), puis on repart en direction de Mitchell plateau, mais on s’arrêtera en fin d’après midi au bord de la King Edward’s River.
Petit camp peinard, après une jolie traversée, pour pêcher un peu.
15/08: Apres qu’on ait fait une trentaine de kilomètres un rapide calcul me force à me rendre a l’évidence: j’ais mal prévu la conso gargantuesque de l’engin sur la piste un peu abimée et on est forces de faire demi tour, on aura pas asse pour aller a Mitchell falls et revenir…
Au moment de retraverser la rivière Olivier monte avec des Pêcheurs locaux pour pouvoir me prendre en photo pendant ce temps.
Nos réserves de carburant diminuent a vue d’œil, tant et si bien qu’on fini par tomber en rade a 3 kms de la road house (si si, plus une goute dans le réservoir, ni le jerry can et plus de gaz…) Olivier a la bonne idée de vouloir arrêter un 4x4 qui arrive en face pour lui acheter quelques litres de son Jerry Can, mais voila, le gars est au gasoil!, il nous propose alors de retourner remplir le notre, et pendant que je le désangle sa copine saute de la voiture pour nous sortir une bière du frigo! Olivier n’en revient pas, ces Australiens sont vraiment incroyables!
Le soir, alors qu’on cherche un coin en retrait de la piste pour camper on retombe sur notre troupe de pêcheurs.
16/08: On continue notre route sur la Gibb River Road, qui devient plus jolie, avec un peu de relief, et alors qu’on cherche une bifurcation vers une petite piste on a droit a notre troisième crevaison… cette fois la question de la réparation ne se pose pas: le pneu est complètement déchire.
On est bon pour aller au plus Direct à Kununurra, quitte a louper quelques bons spots.
Une fois en ville, et après avoir trouve un camping on décide d’aller faire un petit tour sur une piste a l’extérieur, tranquille vu qu’on a plus de roue de secours, le début est sympa,
avec un joli bushfire qui vient jusqu’à la route, puis quelques paysages sympa… alors qu’on vient juste de faire demi tour, quatrième crevaison… heureusement Olivier avait eu le bonne idée d’acheter une bombe anti crevaison a la station service, après l’avoir utilise on arrivera a rejoindre la ville en regonflant tous les 10 kilomètres (j’ais un compresseur dans la voiture…)
On sera bons pour rester un jour a Kununurra, on est samedi soir, il sera donc impossible de faire réparer le lendemain.
17/08: On se tape une petite journée en touriste en ville,
a faire des photos au bord du marais, chercher désespérément un bottleshop ouvert (peine perdue) et le soir on pêche au bord du camping.
18/08: lundi matin on se lève tôt, pack notre campement et file chez le marchand de pneus, je les ais tous appelles avant pour savoir qui a des occases, au cas ou… mais personne n’en a, tous les gens sortant de la Gibb River Road étant plus ou moins dans le même cas.
Le mécano garde la voiture 1 heure, temps qu’on va mettre a profit pour recompletter notre provision de bière…enfin essayer, les bottleshops sont encore fermes, problème de réglementation locale!
Quand on retourne au garage on apprend que le pneu est mort… troisième à la poubelle! Et dire qu’en partant de Perth j’en avais achète des archi renforces pensant être a l’abri des crevaisons…Heureusement le gars nous a trouve une occase pas chère, on en profite aussi pour changer un tuyau de dépression coupe, pensant qu’il est peut être a l’origine de notre surconsommation.
Quelques minutes après nous revoilà sur la route, tout droit direction Katherine, on est obliges de supprimer certains stops vu qu’on a perdu un jour et que le vol d’Olive approche, la frontière de l’état ne pose pas de problèmes, et vers 2h on décide de s’arrêter pour manger un bout au bord de la rivière.
Une petite heure après je tire sur le démarreur, en vain…je serais incapable de dire la combientième fois c’est que je grimpe sur le toit chercher un peu d’essence pendant qu’Olivier ouvre le carbu…on procède donc a notre petite cérémonie: Olive vidant une bonne gorgée d’essence directement dans le papillon ouvert, mais cette fois rien ne se passe… deuxième tentative et pas plus de succès… on attaque a démonter les bougies; on a pas d’allumage… on démonte alors la tète de delco, la bobine, vérifie les câbles et autres connections… rien n’y fait et le niveau de la batterie baisse. Apres une bonne paire d’heures passées a tout vérifier avec un Australien qui a l’air de bien connaitre la musique en ce qui concerne les allumages rien n’y fait… Un couple d’Aussie m’emmène donc à Timber Creek trouver un mécano pour venir me remorquer, plus trop le choix, le temps commence à presser. Quand j’arrive a l’unique garage le gars me répond qu’il ne fait pas le remorquage et que je dois aller a Katherine ou Kununurra…respectivement 200 et 300 kms, alors que je suis a 7 kms de son garage…ca va me couter une fortune! Apres négociation il accepte de me remorquer avec son 4x4 tôt le lendemain matin… les Aussie me ramènent vers Olive a qui j’annonce qu’on va aller a la pêche…
Chose faite, le problème c’est qu’avec leurs histoires de réglementations on même pas une bière! Malgré tout on prend quelques poissons chats en profitant d‘un lever de lune absolument magnifique. La nuit tombée un road train vient se garer pour passer lui aussi la nuit la, on commence à discuter avec le chauffeur, il s’appelle Steeve, il est de la cote sud du Western Australia, en “vacances” après une livraison a Darwin; apprenant qu’on est en panne il nous propose de jeter un coup d’œil avec nous… on redémontre tout une fois de plus et au bout d’un moment il s’aperçoit que les p*!#*.. de vis platinées n’ouvrent pas comme il faut, il règle le problème, et comme notre batterie est complètement a plat il entreprend de nous câbler a son camion, sans suces mes câbles étant trop petits et vieux, puis de me tirer au tour du parking en prise pour essayer de me faire démarrer… en vain, il me câble ensuite a son camion au ralenti pour me faire charger pendant qu’il nous offre quelques bières fraiches ( sacrement bienvenues malgré le froid plus que surprenant) et qu’on tape la discute; après quoi il retente de me tirer, toujours sans succès.
On abandonne finalement pour manger un bout et lui offrir un coup de génépi…dont il aurait bien commande une caisse! Avec tout ca il est passe 1h du mat’ quand on va se coucher… ces Australiens sont vraiment excellents!
19/08: on se lève tôt et a 8h pile tout est emballé quand le garagiste arrive avec un Toyota comme le mien et nous remorque jusqu’à Timber Creek, je lui explique ce qu’on a fait, il vérifie qu’on a de nouveau de l’allumage et câble une batterie de camion… 2 tours de démarreur et c’est parti! Steeve avait vu juste.
Je donne 20$ au mécano, on fait le plein et va au bottleshop attenant pour acheter un pack de bonne bière et retourner le déposer au pied du camion de Steeve qui doit encore dormir, mais une fois encore on est coupes dans notre élan par les réglementations locales…
On reprend donc la route, vraiment contraries de ne pas pouvoir remercier ce gars qui a été si gentil avec nous… tout ca pour des histoires de lois a la c*#&*, les bières étaient juste la, dans le frigo a cote du comptoir, mais on a pas le droit de les acheter!
D’un coup on a miraculeusement plus de puissance, c’est étrange comme le fait d’enflammer correctement les quantités colossales d’essence absorbées par le moteur peu changer les choses!
On fait route vers Katherine, ou on s’arrêtera pour acheter à manger et se faire jeter une fois de plus a l’entrée du bottleshop…
On mange au bord d’une rivière ombragée ou une jolie fille en jupe blanche se baigne les pieds dans un rayon de soleil… une photo type servie sur un plateau, mais j’ais pas ose…
Notre recherche désespérée d’un bottleshop ouvert nous pousse a nous arrêter a Pine Creek, ou on fera la connaissance d’Anna, une Australienne qui voyage en vélo, train, stop… la temps de charger sa monture sur le toit, de démarrer avec un Goblet d’essence dans le carbu et nous voila repartis (avec enfin des bières qu’elle nous a offert après qu’on aie du donner nos numéros de pièce d’identité! Ah si seulement c’était aussi difficile d’acheter un uzi aux USA…bref.)
Sur la route de Darwin on prend a gauche, direction l’arrière de Lichfield National Park puis une petite piste a travers le parc, elle est jolie, étroite, sinueuse… et après quelques kilomètres on prend une bifurcation qui nous mène a Surprise Creek; une petite marche d’approche et nous voila au bord d’une jolie piscine… pendant que je fais quelques photos Anna nous appelle d’un peu plus haut…2 autres surplombent la première, et celle du sommet est tout simplement incroyable: de l’eau super chaude dans un creux de rocher impeccablement lisse d’environ 4 ou 5 mètres de diamètre et 2 ou 3 de profond avec une face ouverte qui fait qu’on s’y baigne comme dans une piscine de milliardaire: avec une vue imprenable sur la mini vallée verdoyante, inondée du soleil dore de la fin de journée, dans laquelle coule un filet d’eau…magique.
Apres ca on reprend la piste dont les paysages deviennent vraiment superbes: d’immenses plaines verdoyantes mises en valeur par la lumière dorée, plantées de termitières grises, plates et effilées, a mi chemin entre des lames et des feuilles… tout ca prend des airs de Carnac tropical… J’ais pas fait de photos… j’étais pas dans l’esprit et c’est qu’a 100kms de Darwin.
On tente tous les sites de camping du parc sans succès (comme d’habitude on est les derniers a chercher et c’est déjà plein partout…) du coup on continue notre chemin, traversant plusieurs rivières dont une ou il faudra reculer (un peu technique pour ne pas faire avaler d’eau a l’échappement…) et une dont le niveau attend presque celui des portes malgré le surélevèrent de la voiture (quelques jours après je rencontrais un pote qui me dira l’avoir fait avec un trooper de location (donc non surélevé) et avoir eu les pieds qui baignent), précédée d’un panneau indiquant la présence potentielle de crocodiles… ca dissuade de noyer le moteur au milieu, Anna me dira être impressionnée par mon calme et la souplesse de ma conduite sur piste abimée… le moins qu‘on puisse dire c‘est qu‘elle est tombée le bon jour!.
Finalement tard dans la soirée on trouve un petit bout de place dans le dernier camp.
20/08: On se lève tôt, dit au revoir a Anna et prend la piste pour Darwin, il doit être 10h quand on arrive en ville, commençant par aller confirmer le vol d’Olive a l’aéroport, puis on se met en quête d’un camping le plus prés possible: il faut qu’il soit a l’enregistrement a 4h et demi du mat le lendemain!
Apres avoir mange un bout on se met en route pour le centre ville afin qu’Olivier puisse accomplir son devoir de touriste: la traditionnelle provision de souvenirs.
La ville est agréable et relax… Olive trouve facilement son bonheur et j’en profite pour lui faire ramener quelques bricoles puis on passe dans un magasin de didgeridoos ou le patron insiste pour me faire essayer… et a force de persévérance (autant de sa part que de la mienne) je fini par en tirer quelques sons! C’est super sympa.
Pour la dernière soirée d’Olivier en Australie, après avoir fait ses bagages, je nous prépare la salade d’encornets et de mangues style asiatique de Matso’s alors qu’il ouvre la bouteille d’ “ Oyster Bay Chardonnay” de Marlborough en Nouvelle Zélande (et comme on me l’avait dit c’est un régal).
21/08: 3h45 le réveil sonne, on s’est couche a minuit et demi, pas des plus frais…
Le temps de plier la tente et on se met on route pour l’aéroport… on y arrive un peu en avance, on discute un moment sur les fauteuils et ca y est, il disparait P*%^#*.. C’est déjà fini, il est partit…je suis pris par un drôle de sentiment… depuis le temps que je l’attendais, et je savais tellement que ca passerait en un claquement de doigt…
C’était tellement énorme: mon meilleur pote ici, a l’autre bout du monde, pour un road trip…il n’y a personne avec qui j’aurais plus voulu partager ca que lui. C’etait vraiment trop bon.
Je retourne au camping dormir un peu.
Fin de ce post plutôt long, et finalement pas tant que ca … je pourrais radoter sur ce trip pendant des heures au coin du feu, une tasse de camomille tremblant au bout de mon bras fatigue…. Mais il est encore un peu tôt pour ca.
Mon installation a Darwin fera l’objet d’un autre post, qui contiendra peut être bien aussi quelques états d’âme et autres réflexions sur la condition de voyageur… je me sens l’envie d’écrire ce genre de trucs… attendez vous au pire et surtout ne prenez pas tout au pied de la lettre.( ca c’etait en tres bonne voie, j’avais ecris des trucs plutot censes, mais tout etait dans l’ordinatuer porte disparu, je sais c’est un peu facile dans ce genre de situation de dire qu’on avais ecris une reflex ion digne de l’accademie Francaise, mais il faut bien tirer quelques avantages de la situation…)
Olivier etait cense m'envoyer un petit mot a mettre en ligne, mais il a reussi a etre encore plus en retard que moi!!!...mention speciale a Mr Olive!
Je suis sur le point de quitter Darwin...
Pour faire simple, j'etais enfin sur le point de mettre en ligne mon post sur le road trip avec Olivier, apres de nombreux retards dus en particulier au fait que je me soit fait cambrioler me 4x4 et que mon ordinateur ait disparu...
J'ais mis les photos, mais les textes etaient faits avec la dreniere version de word... je vais donc devoir les retaper, faute de conversion, et vous allez devoir attendre un peu plus! Ca fait partie de aleas du voyage...
HI, is there still some persons who come and read the english version? let me know (here or by email) if it's still usefull that i do it, cause you never leave any comments!